Urbanisme

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Un jour pluvieux à l’Expo

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Je n’ai vraiment pas choisi le meilleur jour pour me rendre à l’Expo (-sition Universelle de Shanghai 2010)… Le 23 octobre, il s’est mis à pleuvoir à 8 heures et ça n’a pas arrêté de la journée.

Je devais en fait y aller la semaine passer, mais mon ami espagnol qui devait me procurer un Pass avait eu la bonne idée de prendre la cuite de sa vie la veille au soir et ne s’était pas pointé au rendez-vous…

Rebelote donc le samedi suivant. Sous la pluie.

Qui dit Pass exposant, dit entrée sur le site avant tout le monde. Ca permet de se promener un peu tranquillement avant la marée. Mais malheureusement le temps n’aide pas. J’aurais vraiment du me bouger pour y aller plus tôt et ne pas attendre la dernière semaine. J’ai quand même pu faire une petite HDR du pavillon français, un peu exagérée certes.

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Et dès 9 heures, les vannes sont ouvertes et le flot de touristes inonde le parc. Les gens se ruent vers les queues. Objectif : voir un des pavillons les plus courus, comme celui du Japon.

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Mais la journée commence à peine. Les gens sont encore détendus dans les files d’attente. Seuls les gens de la sécurité sont moins souriants.

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Et il continue de pleuvoir…

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Je rentre au hasard dans le pavillon israélien après avoir constaté l’absence de contenu du pavillon népalais.

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En sortant, je tombe nez à nez sur ce petit bonhomme visiblement trop pressé. Moi non plus je n’ai pas pu me retenir !!

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Je retourne du côté de l’Europe où je visite le pavillon français. J’ai lu pas mal de critique sur ce pavillon mais je n’ai pas été déçu comme je l’attendais. Bien sûr, il y a vraiment peu de contenu et c’est vraiment dommage, mais… il y a tout de même quelques trucs sympas à l’intérieur. Tout d’abord, le pavillon est extrêmement bien pensé. On y circule bien et on y est pas forcé à voir d’interminables vidéos. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il était un des plus visités après le pavillon chinois. Ensuite, le mélange de son, vidéos et odeurs donne un vraie impression plus que ne peut le faire un film comme on peut voir dans d’autres pavillons. Et enfin, le pavillon français semble avoir plu aux Chinois ! Et au final, c’est un peu ça qui compte, non ?

Visite ensuite du pavillon espagnol, que j’ai trouvé encore plus vide de contenu que le pavillon français.

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Au passage, je viens de voir que je n’avais pas écrit depuis un bout de temps et que je poste les photos de mon nouveau Canon EOS 60D pour la première fois ici. Enjoy ! ;)

– Woods

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A l’Apple Store de Shanghai

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Alors que le second Apple Store à ouvert sur Huaihai Road (淮海路) à Shanghai, j’étais le mois dernier au tout premier ayant ouvert en Chine, celui de Pudong. J’y ai d’ailleurs emporté mon Seagull pour y faire quelques photos.

Pour y aller il faut donc prendre la ligne 2 du métro et sortir à la station Lujiazui (陆家嘴), juste après East Nanjing Road (南京东路). Le magasin est situé au bas de la nouvelle tour IFC de Shanghai, juste en face de la Pearl Tower, de l’autre côté de l’énorme passage piéton surélevé.

On aperçoit la colonne de verre de l’Apple Store depuis le pont. C’est vrai que ça en jette. Juste à côté se trouve un des plus grands centre commercial de la ville qui attire une clientèle plutôt aisée. Le magasin-vitrine de la marque à la pomme est donc parfaitement bien placé.

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Ce jour-là, il venait juste de pleuvoir…

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L’escalier qui se trouve dans la tour en verre mène à une grande salle située sous la place. La salle est remplie des différents produits Apple, mais aussi de chinois, jeunes pour la plupart, venus toucher, jouer ou tout simplement acheter.

L’iPhone est bien entendu une des stars de l’Apple Store.

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L’iPod Nano n’est lui pas très populaire.

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Au final, l’Apple Store est un grand terrain de jeu, mais pas seulement. Les gens sont attirés par le côté ludique, et ceux qui n’achètent rien repartent au moins avec l’envie.

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Seagull TLR 4-B1, Fuji Reala 100. Shanghai, Septembre 2010.

– Woods

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New York. Street style.

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Troisième voyage à New York. Troisième weekend à déambuler dans Manhattan.

L’été dernier en revenant de New York, j’avais écrit :

Je suis tombé amoureux de 2 quartiers à New York : Soho et Greenwich Village.

Je suis donc tout naturellement retourné dans ces quartiers cette année. Downtown est un repère de curiosités. Rue après rue, croisement après croisement, je ne m’en lasse pas.

Métro Spring Street. Tout le quartier déborde de vie. Magasins, restaurants, cafés,… Mais ce qui fascine le plus : l’art de rue.

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Voyez plutôt cette porte

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Ou ce mur

Parfois calme, parfois très animées, au coin de chaque rue on se demande bien se qu’on va trouver dans la suivante.

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Une alarme à incendie ?

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Une vespa devant un magasin branché ?

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Ou un vélo devant un graffiti qui dit « beau » ?

Vous reprendrez bien un peu d’art de rue ?

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Un sticker d’enfant soldat

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Une bouche à incendie avec des yeux

A Manhattan on croise toujours de drôles de personnages.

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Comme ces 3 asiatiques aux coupes de cheveux excentriques et toutes habillées en rouge

Mais surtout, on se laisse porter de rue en rue…

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On fait attention où on met les pieds dans celle-ci

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Un petit air de solitude dans celle-là

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On retombe sur ses pas, retour à la case départ

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Et on s’émerveille devant des petites choses qui font pourtant partie du décor…

La suite bientôt.

– Woods

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Combien de temps faut-il pour acheter cet appartement ?

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Cette vidéo, vue ici sur ChinaHush, est un clip de Huang Zheng (黄征), un chanteur pop chinois. La chanson s’appelle Sell (卖), elle n’est pas trop mal, mais c’est surtout le clip qui est intéressant. Regardez plutôt…

Comme vous pouvez le devinez, les différents personnages du clip calculent le temps qu’il leur faudrait pour acheter cet appartement. Cette vidéo représente bien l’énorme problème de l’immobilier dans les grandes villes chinoises : le chinois moyen ne peut pas devenir propriétaire.

Pour acheter un appartement, il faut s’endetter bien plus que l’on ne l’autoriserait en France, et souvent il vaut mieux compter sur ses parents. La raison est simple, les prix ont grimpé de façon presque exponentielle ses dernières années.

Mais alors qui achète si les prix sont si élevés ? L’augmentation des prix est tellement forte qu’elle en devient intéressante pour les riches investisseurs. En effet, pourquoi faire des placements risqués (et limités) en bourse alors que la pierre rapporte beaucoup plus ? On achète, les prix montent, on revend et on achète ailleurs…

Il n’est d’ailleurs pas rare d’entendre les Shanghaiens se plaindre que ce sont les Wenzhounais, célèbres pour être des commerçants nés, qui achètent tous les appartements de la ville et sont responsables de la hausse des prix ! Bien sûr, ce n’est sûrement pas la seule raison, mais il suffit de se promener en soirée aux abords des « belles » résidences de Shanghai pour se rendre compte que moins du tiers des appartement semblent occupés…

– Woods

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Shanghai International Studies University

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Shanghai International Studies University (上海外国语大学), vulgairement appelée SISU, est une université de langues étrangères de Shanghai. Son campus est partagé entre Hongkou (où se situe le parc Luxun) et Songjiang au Sud-Ouest de Shanghai. Il y a une semaine, une amie m’a fait visité le campus de Songjiang qui comme vous allez le voir est tout simplement magnifique.

Songjiang est un district de Shanghai éloigné du centre ville qui accueille de nombreuses universités. On y trouve également un parc d’attraction (Happy Valley) mais aussi l’extravagant quartier de Thames Town que je vous présentais ici.

Shanghai International Studies University est une des universités les plus réputées de la ville en matière de langues étrangères. Et on comprend pourquoi en visitant son campus. Comme vous pouvez le voir sur les photos suivantes, on peut repérer chaque pôle de langue à l’architecture de son bâtiment.

Je vous laisse deviner quel bâtiment correspond à quelle langue…

Bâtiment japonais - Shanghai International Studies University

Pôle numéro 1

Bâtiment arabe - Shanghai International Studies University

Pôle numéro 2

Bâtiment russe - Shanghai International Studies University

Pôle numéro 3

Bâtiment anglais - Shanghai International Studies University

Pôle numéro 4

Bibliothèque - Shanghai International Studies University

Pôle numéro 5

Bâtiment des langues latines - Shanghai International Studies University

Pôle numéro 6

Vous avez trouvé ? Voilà les réponses :

  1. Japonais et coréen
  2. Arabe
  3. Russe
  4. Anglais
  5. Désolé celui-ci était un piège, il s’agit en fait de la bibliothèque :)
  6. Langues latines et allemand

On ne le voit pas forcément sur les photos, mais le campus est vraiment grand et il y a un grand jardin entre chaque bâtiment. On trouve par exemple un petit jardin japonais et même un grand jardin à la française.

Le campus est libre d’accès, c’est un endroit très agréable pour se promener si vous êtes dans le coin. Par contre, quitte à venir à Sonjiang, autant aller à Thames Town, c’est encore plus impressionnant.

– Woods

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Ouverture du nouveau Bund, version 2010

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Shanghai sort depuis une semaine d’une longue période de frustration, période pendant laquelle le Bund, une des attractions principales de la ville, a été fermé au public pour cause de travaux. La raison de ces travaux je vous la donne en mille : l’Exposition Universelle 2010 ! La célèbre promenade se devait de faire peau neuve afin d’accueillir les millions de visiteurs qui vont envahir la ville entre mai et octobre. Mais alors, à quoi ressemble ce nouveau Bund ?

Préambule 1 : Je n’avais pas vraiment parler du Bund sur ce blog (mis à part pour parler de la traversée en ferry, que je recommande toujours pour prolonger une balade vers Lujiazui), c’est désormais chose faite.

Préambule 2 : J’inaugure les premières photos prises avec mon nouveau jouet, un Sigma 18-50 F2.8 EX DC. J’aurais bien aimé acheter le nouveau Sigma 17-50 qui possède les mêmes caractéristiques avec la stabilisation en plus mais je ne voulais pas attendre sa sortie désespérément…

Le Bund, ou wàitān (外滩) en chinois, est la promenade d’1,5 kilomètres qui longe la rivière Huangpu du côté Ouest (Puxi). Elle est bordée de bâtiments de style européen datant des années 30 et abritant principalement des grandes banques chinoises et étrangères. C’est depuis le Bund que l’on observe le quartier de Lujiazui, avec sa tour de télévision (Pearl Tower) et le Shanghai World Financial Center.

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La fameuse vue sur Lujiazui – Avril 2010

Pour moi, le Bund a toujours eu de gros points faibles :

  • Ses abords sont bordéliques. L’accès depuis Nanjing Road se fait sur des trottoirs minuscules puis par un tunnel aussi glauque qu’un sous-terrain parisien. La partie sud est en travaux depuis plus de 2 ans, elle est sale et poussiéreuse.
  • Sa partie basse (la promenade est surélevée) est quasiment inutile. Il y a trop de voitures, on s’en prend donc plein les poumons. On y trouve que des vendeurs à la sauvette et des magasins abandonnés.

Le nouveau Bund devait être plus agréable dans sa partie basse, sans voitures, plus propre, plus large, plus beau. Tout un programme !

Noir de monde

Une semaine après la réouverture, j’ai eu l’impression que tout Shanghai a profité du beau temps pour venir voir la nouvelle version de leur promenade fétiche. Dès Nanjing Road, il y avait un monde fou et les gens n’avaient d’autre choix que de marcher sur la route.

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Les abords du Bund noirs de monde

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Au feu rouge

Arrivée sur le Bund

Première chose intéressante, le tunnel pour traverser à disparu, la route est bien moins large et il y a des feux pour traverser.

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La route le long du Bund

Sur les images de synthèse que l’on pouvait voir dans le métro pendant les travaux, il m’avait semblé que tout devait être piéton grâce à un tunnel sous le Bund. Si le tunnel est bien présent et opérationnel, les voitures peuvent toujours circuler. C’est un peu dommage mais je pense que c’était inévitable.

Partie haute

Le Bund possède toujours une partie surélevée. Celle-ci est désormais un petit peu plus large et plus ouverte sur la rivière et sur la partie inférieur du Bund.

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Sur ces photos, on peut voir, outre le monde fou venu se promener sur le Bund, que la rambarde de béton a été remplacée par une barrière plus discrète permettant de mieux voir la rivière. On a également une meilleure vue sur les bâtiments de ce côté du fleuve.

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Vue côté Puxi

Partie basse

La partie basse est maintenant agréable ! On peut enfin si balader sans respirer les gaz d’échappement ou la poussière. Il était grand temps que cet endroit s’aère un peu.

Tout du long, c’est un grand espace qui accueillera sûrement des événements en tout genre. Sur la route, on croise moins de voiture et pas mal de bus, les gens pressés prennent le tunnel.

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Partie inférieure du Bund

En direction du sud, on descend vers les embarcadères pour prendre le ferry. C’est là que l’on retrouve les plus gros changements, cette partie du Bund vient de ressusciter.

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Au sud du Bund

Verdict

Au final, je suis agréablement surpris. Il faut dire que c’était difficile de faire pire, mais le résultat est vraiment pas mal. Il manquera tout de même 2 choses pour rendre le Bund encore plus exceptionnel:

  1. Rendre la partie de Nanjing Lu menant à la promenade piétonne.
  2. Que tout la rue soit ramenée au niveau inférieur.

Ce jour-là, le Bund sera vraiment grandiose !

– Woods

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Les graffitis de Moganshan Lu

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Les murs de Shanghai, comme la majorité des villes chinoises, ne sont pas couverts de tags et autres graffitis comme à Paris ou New York. Il y a bien les publicités des mecs faisant des petits boulots (voir la dernière image de cet article d’ebolavir), mais en général ils sont rapidement effacer à l’extérieur.

Le meilleur endroit pour trouver des graffitis à Shanghai, c’est Moganshan Lu dont je vous avais déjà parlé ici. En plus des galeries d’art contemporain, cette rue est bordée de murs couverts de tags plus que réussis !

Graffiti - Shanghai

Graffiti - Shanghai

Les murs taggués de Moganshan Lu

Derrières ces murs, un terrain en friche qui on l’imagine accueillera sûrement une résidence de luxe d’ici un ou deux ans. Entre temps, le prix du mètre carré dans le quartier aura certainement pris de la valeur.

Bizarrement il n’y a pas vraiment foule, les chinois devaient lorgner ce jour-là du côté du Bund pour sa réouverture ou alors ils ne sont pas vraiment familiers avec l’endroit, pas encore assez connu. En tout cas, les tags semblent plaire aux jeunes chinois qui viennent se prendre en photo devant. Mais je ne suis pas sûr qu’ils apprécient autant que les étrangers venus retrouver un peu de leur culture dans cette petite rue.

Graffiti - Shanghai

Pour le plaisir des yeux, voici quelques uns des tags que l’on peut admirer à Moganshan Lu.

Graffiti - Shanghai

Graffiti - Shanghai

Graffiti - Shanghai

Graffiti - Shanghai

Graffiti - Shanghai

Graffiti - Shanghai

Graffiti - Shanghai

– Woods

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L’art contemporain chinois à Moganshan Lu

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A Shanghai, l’art contemporain s’est accaparé la petite rue de Mogashan Lu (莫干山路) au Nord du centre ville. Elle est située au bord de la rivière Wusong (吴淞江) que l’on appelle aussi Suzhou Creek. On y trouve quelques bâtiments et entrepôts à l’abandon qui ont été investis par les artistes.

Bien sûr, les entrepôts ont été rénovés et le quartier a désormais plus un côté hype qu’underground. On y croise aussi  bien des chinois riches que des initiés, des étrangers ou des étudiants en art.

Mis à part quelques galeries le long de la rue, la majorité se trouve dans un énorme complexe appelé M50.

Malheureusement on ne peut pas vraiment y prendre de photos, il est interdit de photographier dans presque toutes les salles d’exposition. Je vous propose juste quelques clichés pris en extérieur et vous encourage grandement à prendre une après-midi pour y faire un tour, d’autant plus que l’on peut visiter toutes les expos gratuitement.

M50 - Shanghai

M50

Galerie du M50 - Shanghai

L’entrée d’une galerie

Galerie du M50 - Shanghai

Galerie du M50 - Shanghai

Une galerie à l’étage d’un entrepôt

Il y a au moins 4 bâtiments, certains de plusieurs étages. Il y a encore des travaux dans le fond du M50 et il y aura sûrement d’autres galeries d’ici quelques mois.

M50 - Shanghai

A l’extérieur

Petite note quand à l’art contemporain chinois. J’apprécie les créations modernes, que ce soit la peinture, le design ou la photo. Par contre, je me lasse rapidement des artistes qui jouent sur des thèmes pop art et n’en sortent jamais. Le M50 est assez grand pour savoir passer son chemin et trouver une exposition plus intéressante.

En général il y a de très belles choses à voir même si vous n’êtes  pas un passionné d’art. Mes deux préférés :

  • Une série de peintures très drôles sur le jeu représentant un chinois jouant aux cartes ou au Mahjong ou bien ramassant un tas de billets.
  • Une expo très intéressante d’un artiste allemand qui a interviewé différentes personnes racontant ce qu’elles éprouvent par rapport à leur drapeau. Si vous avez l’occasion faites y un tour, l’expo se termine dans 2 semaines.
Expo Farbwerte - Shanghai

Je continuerai dans un prochain article avec des photos des graffitis que l’on trouve sur les murs de la rue…

– Woods

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Adieu Wujiang Lu

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A Shanghai, Wujiang Lu (吴江路), aussi appelée Rue des Snacks (xiǎochījiē – 小吃街) n’est plus. La rue était connue des gourmets pour les nombreuses échoppes qu’elle accueillait : brochettes, spécialités d’ici et d’ailleurs, fruits de mer, etc. Pour les chinois venus faire du shopping à Nanjing Xi Lu, c’était une étape incontournable !

Mais avec la venue de la tant attendue Exposition Universelle, Shanghai doit faire peau neuve. Peu importe qu’un quartier ait une quelconque histoire, si il n’est pas assez propre, il doit être reconstruit. Cela avait déjà été le cas d’un quartier près duquel j’habitais il y a deux ans.

Il faut avouer que Wujiang Lu n’était pas un modèle d’hygiène. On y mangeait bien et pas cher mais la propreté était minimum. C’est pourtant ce qui en faisait le charme…

Voilà ce que l’on trouve en ce moment à Wujiang Lu.

Route barrée - Shanghai

Une route barrée d’un côté

Route barrée - Shanghai

Et complètement fermée de l’autre

Ruines - Shanghai

Des bâtiments détruits

Ruines - Shanghai

Des deux côtés

Il y a même un garde qui veille à ce que personne ne pénètre sur le site en travaux.

Route barrée - Shanghai

Vous ne passerez pas

Les habitués ont reconnus la devanture déchirée du meilleur vendeur de shēngjiān (生煎) ou shēngjiānbāo (生煎包) de la ville. Les shēngjiān ce sont des pains frits juteux fourrés au porc que l’on mange chauds et trempés dans du vinaigre. Bref, même cette célèbre échoppe n’a eu d’autre choix que de fermer.

Route barrée - Shanghai

Xiao Yang Shengjian Guan (小杨生煎馆)

Je veux bien qu’il faille s’occuper des bâtiments insalubres de la ville, mais au lieu de tout casser, il aurait peut-être été possible de rénover. Vous allez voir pourquoi il ne faut pas prendre ses rêves pour des réalités.

Nous voici de l’autre côté, sur la partie rénovée de Wujiang Lu. Ce bout de la rue a été refait à neuf il y a un ou deux ans. Elle est calme et agréable, mais on ne retrouve pas l’ambiance de l’autre bout de la rue…

La nouvelle Wujiang Lu - Shanghai

La nouvelle Wujiang Lu

La nouvelle Wujiang Lu - Shanghai

Une rue propre

La nouvelle Wujiang Lu - Shanghai

Et aseptisée

Pas besoin d’être devin pour imaginer que le bout de rue actuellement en construction va ressembler à toutes les autres rues commerçantes de la ville quand il aura été refait.

– Woods

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Retour à Shanghai – Vacances en famille – Episode 15

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Après une dernière journée tranquille à Kunming (bien méritée après notre nuit de bus pour rentrer de Lijiang), nous sommes arrivés chez moi, à Shanghai, le 9 octobre.

Depuis l’aéroport, nous prenons un mini van pour rejoindre l’hôtel de mes parents. Le taxi emprunte l’autoroute surélevée qui traverse la ville de part en part. Mes parents sont sans voix, en 30 minutes de taxi ils ont vu passé des centaines, des milliers d’immeubles; plus qu’ils n’en avaient jamais vu auparavant. Ma mère est ébahie, elle me demande « Mais comment tu fais pour vivre ici ? ». Malheureusement, on s’y habitue.

Le lendemain, nous faisons les boutiques sur Nanjing Road. On achète les derniers souvenirs pour la famille et les amis. Nous faisons ensuite un saut à Tianzi Fang pour prendre un café. Avec plus de 10 jours à vadrouiller entre Beijing et le Yunnan, nous réduisons l’allure… Je n’avais de toute façon pas prévu de faire trop de choses à Shanghai. Et puis nous avons eu la mauvaise idée de prendre les transports en commun aux heures de pointes ! Pour vous donnez une petite idée de ce que ça donne, allez faire un tour chez Gaylor pour lire cet article.

Le 11 octobre, nous nous promenons à Lujiazui, le quartier des affaires. C’est un peu un passage obligé, le symbole de la ville de Shanghai. Nous passons en premier devant la Pearl Tower. Il y a pas mal de travaux autour, en prévision de l’Exposion Universelle de 2010.

Pearl Tower - Shanghai

Pearl Tower vue de la route en travaux

En nous dirigeant vers la Jinmao Tower, nous passons entre 2 immeubles en construction. C’est l’heure de la pause et les ouvriers migrants (qu’on appelle les mingongs – 民工) sortent prendre leur déjeuner.

Pause déjeuner - Shanghai

Pause déjeuner

J’explique à mes parents que ce sont eux qui tirent la Chine vers le haut. Ce sont les mingongs qui construisent la Chine moderne pour quelques centaines de yuans par mois. Ils viennent généralement des campagnes alentours pour travailler en ville et n’ont même pas le droit de s’y installer car leur travail ne leur donne pas accès à un permis de résidence. Cela dit, ils gagnent suffisamment d’argent pour soutenir leur famille, mais au dépend de conditions de vie difficiles et de nombreuses heures de travail.

Nous passons à côté de la Jinmao Tower, ancienne tour star de Shanghai.

Jinmao Tower - Shanghai

Au pied de la Jinmao Tower

Mais elle se fait voler la vedette depuis un peu plus d’un an par le Shanghai World Financial Center qui culmine à 492 mètres d’altitude.

SWFC - Shanghai

Au pied du Shanghai World Financial Center

Malheureusement, après avoir mangé tout et n’importe quoi pendant ces 2 semaines de voyage, c’est à Shanghai que mon père commence à ressentir des douleurs à l’estomac, sûrement dues à la fondue que nous avons engloutie la veille au dîner. Nous prenons le ferry pour traverser le Huangpu et faisons rapidement le tour du Yu Garden (d’ailleurs très décevant) avant de rentrer s’asseoir autour d’une bonne tasse de thé.

Vous trouverez les photos sur cette page.

– Woods

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