Tian An Men Archive

1

Tian An Men

No Gravatar

J’adore me promener à Tian An Men. La place est un endroit idéal pour la street photography. Il y a tant d’opportunités…

Canon EOS 60D, Canon EF 70-200mm f/4L IS USM

Olympus 35 SP, Kodak Portra 160NC

Canon EOS 60D, Canon EF 70-200mm f/4L IS USM

Canon EOS 60D, Canon EF 70-200mm f/4L IS USM

Olympus 35 SP, Kodak Portra 160NC

Canon EOS 60D, Canon EF 70-200mm f/4L IS USM

Olympus 35 SP, Kodak Portra 160NC

Canon EOS 60D, Canon EF 70-200mm f/4L IS USM

7

Parce qu’on est le 4 juin

No Gravatar

Et pour qu’on oublie pas ce qui s’est passé il y a 21 ans sur la place Tian An Men, je vous propose de voir ou revoir « Génération Tian An Men : Avoir 20 ans en Chine », superbe reportage réalisé par Le Monde dont j’avais parlé l’an dernier et qui est toujours en ligne.

Et pour vraiment comprendre comment cela s’est passé, je vous conseille fortement de lire Prisoner of the State, le journal de Zhao Ziyang (赵紫阳), qui était Secrétaire du Parti à cette période et qui fut par la suite démis de ses fonctions pour s’être opposé à la répression du mouvement étudiant.

Tout ça en écoutant le bootleg du concert de Cui Jian (崔健) donné à Tian An Men pendant l’occupation de la place par les étudiants.

Bon weekend.

9

Google ferme Google.cn (vraiment !)

No Gravatar

Ce matin, Google a fermé Google.cn, comme cela avait été annoncé un peu partout depuis quelques semaines. Désormais, toutes les recherches sur Google.cn sont redirigées vers Google.com.hk, la version hong-kongaise de Google qui est non censurée. Google a publié une annonce expliquant que la décision de fermer Google.cn était liée aux attaques informatiques dont on avait eu connaissance en janvier.

A vrai dire, je ne m’attendais déjà pas à trop à une fermeture le 10 avril et je ne sais même pas d’où sortait cette date. Je m’attendais plutôt à un autre rebondissement…

Bref, en allant voir sur Google.cn on est bien redirigé vers Google.com.hk. Une petite recherche sur Tiananmen…

Le premier résultat en dessous de la carte parle bien des événements de 89. Quant aux images, la censure semble toujours là…

C’est peut-être du à la langue de recherche car si on cherche en anglais, on tombe bien sur le contenu sensible:

On verra sûrement d’autres petits tests du genre fleurir aujourd’hui, j’attends donc d’en voir un peu plus.

Maintenant la question est de savoir combien de temps encore les services Google resteront accessibles. Le gouvernement chinois ne se laissera probablement pas faire ! On attend donc la réponse en croisant les doigts…

Google a profité de cette annonce pour mettre en place Google PRC, une page web qui récapitule la disponibilité de ses services en Chine continentale.

Comment voyez-vous la réponse des autorités chinoises ? Même si Google choisit de ne pas respecter les lois chinoises, est-ce que le gouvernement peut bloquer tous ces services ?

6

Cité Interdite – Vacances en famille – Episode 3

No Gravatar

Le 29 septembre, le temps est gris à Beijing. Un brouillard léger a enveloppé la ville et l’on ne voit pas bien loin. Nous prenons malgré tout la direction de la Cité Interdite (故宫), la ligne 1 du métro nous dépose directement à Tian An Men.

L’entrée et la sortie du métro sont contrôlées par une forte présence policière. A chaque station il faut faire passer son sac aux rayons X, ce qui provoque souvent des énervements et des bousculades.

A Tian An Men, les gens circulent entre les barrières, la porte est interdite d’accès aux visiteurs à cause de la Fête nationale qui a lieu dans 2 jours. Les gens se prennent tout de même en photo devant le portrait de Mao. L’omniprésence des forces de l’ordre fait froid dans le dos, impossible de compter le nombre de policiers et de militaires.

Nous faisons donc le tour (quand même 2 bons kilomètres) pour entrer par la porte sud de la Cité Interdite, la seule encore ouverte. Un chinois nous propose de nous y amener en pousse-pousse, son insistance fait beaucoup rire mon père, surtout qu’entre 2 refus le prix baisse à chaque fois d’un cran.

Nous entrons finalement dans la Cité Interdite (60 yuans par personne) vers 13 heures. Il y a assez peu de monde, et même les magasins de souvenir semblent fermés.

Cité interdite - Beijing

La Cité Interdite dans le brouillard

Lorsque j’avais visité la Cité Interdite en février 2006, le ciel était bleu et mine de rien ça change tout ! Mes parents sont impressionnés par son gigantisme, mais moi je la trouve un peu triste plongée dans ce brouillard.

Cité interdite - Beijing

La Cité Interdite paraît triste dans le brouillard

A 14 heures 30, un haut parleur annonce la fermeture des lieux à 15 heures. La vendeuse ne nous avait rien dit à l’entrée. Je comprends pourquoi les magasins de souvenirs étaient fermés. Un peu déçus, nous faisons demi-tour. A chaque porte, des employés attendent que tout le monde soit passé pour la fermer et y coller un sceau en papier.

Nous nous rabattons alors sur la Colline de Charbon(景山公园), située juste au nord de la Cité Interdite. C’est un parc tranquille qui, pour 2 yuans l’entrée seulement, propose une vue d’ensemble de la Cité Interdite. Bien sur, avec le brouillard, on ne voit pas grand chose.

Cité interdite dans la brume - Beijing

La Cité Interdite vue du dessus

Plus de photos par ici.

2

Arrivée à Beijing – Vacances en famille – Episode 0

No Gravatar

Le 27 septembre, je prends l’avion de bonne heure pour Beijing. Mes parents arrivent le lendemain pour 2 semaines en Chine.

A l’arrivée, je reconnais à peine l’aéroport où j’avais fait mes premiers pas en Chine en août 2005. L’ajout du Terminal 3 semble avoir désengorgé le hall des arrivées. Je me souviens avoir eu le vertige devant la foule qui se pressait devant les barrières… Cette fois, il n’y a presque personne, même pas un taxi clandestin !

Arrivée à l’hôtel et petit changement de plan

Je me dirige ensuite vers l’hôtel que j’avais réservé, le Red Lantern House. Perdue dans un Hutong (vieux quartiers typiques de Beijing), cette auberge est calme et accueillante. Mes parents avaient également réservé à l’hôtel Ibis mais j’ai préféré chercher quelque chose de plus traditionnel. Sauf qu’en visitant les chambres, je me suis rendu compte que ce n’était pas aussi classe que les photos du site le laissent entendre (ça ressemble plus à une auberge de jeunesse améliorée). Si j’avais été seul, je serais resté sans hésitation car le cadre est tranquille, en plein Hutong, mais pour les premiers jours de mes parents en Chine, je préfère jouer la carte de la sécurité. Je rappelle donc l’hôtel Ibis…

Direction Tian An Men

Après avoir pris cette lourde décision, je m’en vais faire un tour du côté de la place Tian An Men, pour voir où en sont les préparatifs pour le défilé. J’avais entendu parler de mesures de sécurité extraordinaires et j’étais bien curieux de voir ça de mes propres yeux.

J’ai pris le bus 22 (1 yuan) qui s’arrête à Qian Men (前门, qiánmén), juste en dessous de Tian An Men. Pendant le trajet, je goûte aux joies des bouchons dans la capitale tout en regardant la vendeuse de billets gueuler sur les gens qui ne sortent pas assez vite du bus.

Le temps n’est pas fantastique, un peu brumeux. On peut presque regarder le soleil à l’oeil nu.

Qian Men - Beijing

Porte Qian Men

Autour de la place, on trouve effectivement un nombre impressionnant de policiers et militaires, dont certains armés de fusils à pompe. Cependant, ce n’est pas bien différent d’une veille de 14 juillet sur les Champs Elysées. Pour entrer sur la place il faut passer sous un portique de sécurité et faire scanner son sac aux rayons X. Un policier ouvre le sac d’une femme, celui-ci est rempli de flyers, il l’emmène un peu plus loin pour discuter.

Sur la place il y a tout de même un peu de monde, les gens sont venus prendre quelques photos avant la fête. Nombreux sont ceux qui ont à la main de petits drapeaux rouges.

Sur la place Tian An Men - Beijing

Sur la place Tian An Men - Beijing

Sur la place Tian An Men

Il y a des fleurs partout, 2 grands écrans ont été installés pour retransmettre les images du défilé (à destination des officiels uniquement). De l’autre côté, on ne peut pas accéder au trottoir en face de la Cité Interdite, les caméras de la CCTV sont déjà prêtes à filmer.

0

Le défilé du 60ème anniversaire de la Chine en Slow Motion

No Gravatar

Voici une très belle vidéo réalisée par Dan Chung du défilé de la place Tian An Men le 1er octobre dernier.

Les différents plans ont été tournés au Canon 7D et Eos5DmkII. On peut en faire de belles choses avec un bon appareil photo !

Impressionant non ?

4

Prisoner of the State – Zhao Ziyang

No Gravatar

Prisoner of the State, c’est le journal secret tenu par Zhao Ziyang (赵紫阳), Premier Ministre chinois de 1980 à 1987 et Secrétaire Général du Parti communiste de 1987 à 1989.

En 1989, il s’oppose à l’usage de la force contre les étudiants qui occupent la place Tian An Men. Il est ensuite révoqué de ses fonctions et assigné à résidence surveillée jusqu’à la fin de sa vie en 2005. C’est pendant ces années qu’il enregistre ses mémoires sur cassettes audio. Le livre, traduit et édité par Bao Pu, Renee Chiang et Adi Ignatius, est parru en mai 2009. Il est bien entendu interdit en Chine.

Journal secret ?

L’histoire de ce journal est elle aussi intéressante. A la mort de Zhao Ziyang, ses proches ont retrouvé les cassettes audio cachée parmi les affaires de son petit fils. Ils ont réussi à les récupérer et à les faire sortir du pays malgré la surveillance étroite de leur famille.

Prisoner of the State

Prisoner of the State

Eviter le massacre

La première partie du livre raconte comment Zhao Ziyang essaye coûte que coûte d’éviter l’usage de la force contre les étudiants. Il propose à de nombreuses reprises aux autres dirigeants, et notamment à Deng Xiaoping, de communiquer avec les manifestants et d’entendre leurs requêtes dans le but de calmer le mouvement et de trouver une issue. Mais il ne convainc pas. Deng Xiaoping, qui avait décrit le mouvement de façon très dure dans la presse, refuse de revoir son jugement pour apaiser les étudiants. Pour Zhao Ziyang, c’est Deng Xiaoping le responsable.

Zhao et les réformes

La plus grande partie du livre met l’accent sur la période 80-87 où Zhao est chargé de mettre en place les réformes économiques qui sortiront la Chine de la crise où elle se trouve quelques années à peine après la fin de la Révolution Culturelle. L’application des réformes économiques est une lutte infernale contre les conservateurs qui tentent de s’y opposer, les Anciens du Parti qui sont très influents et les cadres locaux qui veulent garder leur pouvoir.

Zhao raconte comment sa mentalité évolue à mesure qu’il se bat pour réformer. Il finit par comprendre que les réformes économiques doivent être accompagnées de réformes politiques.

Le Parti vu de l’intérieur

A mon avis, cette vision de l’intérieur du pouvoir chinois est presque plus intéressante que l’analyse des événements de Tian An Men. On en apprend beaucoup sur le fonctionnement du Parti communiste et l’organisation de la communication entre les principaux dirigeants.

Même si la hiérarchie est définie de façon claire, l’influence des Anciens est telle qu’aller contre leur volonté est synonyme de suicide; coups bas, clans et attaques personnelles sont nombreux.

Une autre chose qui m’a particulièrement intéressé c’est l’importance portée à l’idéologie et aux concepts au sein du Parti. Par exemple, Zhao explique que pour faire passer les réformes il décrit la Chine comme « dans une phase initiale du communisme », sous-entendant que le modèle communiste pouvait être assoupli pour répondre aux besoins du pays. En occident, on ne serait pas passé par quatre chemins.

Petits moins

Le livre est tout à fait passionnant, cependant j’aurais aimé y voir 2 petites choses en plus.

D’abord, Zhao donne son avis sur le chemin que devrait suivre la Chine à l’avenir mais il ne donne pas son avis sur l’évolution du pays après 1992, ça aurait pu être intéressant.

Et enfin, je trouve que la préface et l’épilogue ne sont pas très élaborés. J’aurais aimé lire une analyse de l’après 89 ou une étude de l’impact de ce qu’a fait Zhao Ziyang à la tête de la Chine sur sa situation actuelle.

0

Cui Jian est dans la place

No Gravatar

Si je vous ai présenté Cui Jian ici, c’est parce que je suis tombé (depuis Danwei) il y a quelques jours sur un bootleg d’un concert qu’il a donné sur la place Tian An Men en 1989 pour soutenir les étudiants faisant la grève de la faim.

La performance n’est pas très longue, une vingtaine de minutes et 4 chansons, mais on ressent très bien l’ambiance qui devait reigner sur la place.

En tout ça tombe à pic car je suis en train de lire Prisoner of the State de Zhao Ziyang qui parle justement de ces événements et de la façon dont le gouvernement chinois de l’époque y a fait face.

Je vous renvois d’ailleurs à ce superbe reportage Flash publié par Le Monde début juin dernier.

2

Cui Jian, le père du Rock chinois

No Gravatar

Si vous aimez la Chine et que vous aimez le rock, vous vous devez de connaître Cui Jian (崔健). Cui Jian c’est tout simplement le père du rock chinois. Je vous invite à lire sa biographie sur Wikipedia.

Trompettiste et guitariste, il a démarré sa carrière dans les années 80 et a donné naissance au mouvement rock en Chine. Au début des années 90, il a été un temps censuré car il était proche des étudiants au moment des événements de Tian An Men. Pour tous les musiciens chinois, c’est une légende.

Lorsque j’étais à Xi’An, j’allais toujours au même magasin de musique. Et dès l’instant où j’ai demandé à voir les CDs de rock, le vendeur a sauté sur l’album phare de Cui Jian, Rock and Roll on the New Long March. Et depuis 4 ans je l’ai toujours sous la main.

Dès que j’en ai l’occasion, j’aime parler musique avec les chinois et notamment de Cui Jian. Mais malheureusement, j’ai l’impression que les jeunes générations ne sont pas vraiment attirés par sa musique. La mode est plus à la pop délavée qu’aux mouvements underground.

En cherchant d’autres infos sur le net je suis tombé sur ce clip en Flash de la chanson Rock and Roll on the New Long March (je mets le lien sinon le Flash se lance tout seul et c’est un peu chiant).

Et voilà la vidéo d’une de mes chansons préférées, yi kuai hongbu :

Ca vous plaît ?

1

Les parapluies de Beijing

No Gravatar

Voilà ce qu’on pouvait voir à Beijing sur la place Tian An Men le 4 juin :

Umbrella Man

Plutôt fort non ?

Vu sur Chinedesblogs.

Page 1 sur 212