Taiwan

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Bu neng mei you ni (2009)

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Bu neng mei you ni (不能没有你), ou No puedo vivir sin ti, est un film taiwanais de Leon Dai qui m’a attiré car il a gagné 5 prix dont celui du meilleur film au Golden Horse Festival 2009 ainsi que le Cyclo d’or au Festival du film de Vesoul 2010. Le nom du film a été traduit en espagnol je ne sais pas trop pourquoi, mais en anglais ça donnerait Jamais sans toi.

Affiche

Bu neng mei you ni

L’histoire

Tiré d’une histoire vraie, le film possède une intrigue assez simple. Wu-hsiung et sa petite fille de 7 ans vivent seuls dans un petit entrepôt du port de Kaohsiung à Taiwan. Il travaille dans le port, allant de petit boulot en petit boulot, tandis que sa fille le suit partout où il va. Leur vie semble modeste, mais tous deux ont l’air heureux.

Afin de pouvoir inscrire sa fille à l’école, Wu-hsiung doit signer un papier pour l’enregistrer. Et ce qui ne devait être qu’une simple formalité va se transformer en un calvaire administratif, alors les services sociaux vont remettre en cause la garde de la petite fille.

Demi-teinte

Tout d’abord, on peut questionner le choix du réalisateur de filmer en noir et blanc. Certes les images sont impeccables mais ça serait tout aussi bien passé en couleurs.

Les personnages sont très attachants, autant le père qui enchaîne les boulots sans broncher que sa petite fille qui le suit sans se lasser. On éprouve de l’affection pour ces deux personnages dans une situation difficile, mais le scénario trop simpliste pose les limites du film pourtant bien réalisé et bien joué.

– Woods

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Hear Me (2009)

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Hear me (听说) est un film taiwanais de Cheng Fenfen (son premier film si l’on en croit imdb), avec la jeune et jolie Ivy Chen et Eddie Peng que j’ai déjà vu dans My DNA says I love you (comédie romantique regardable) et Exit No. 6 (que j’avais plutôt bien aimé).

Hear me

Synopsis

Tian Kuo est livreur dans le restaurant de ses parents. Alors qu’il effectue une livraison de Meal boxes pour une équipe de nageurs malentendants, il fait la connaissance de Yang Yang, venue assister à l’entrainement de sa soeur. Yang Yang aussi est malentendante mais cela n’empêche pas Tian Kuo de tomber amoureux d’elle. Les deux jeunes communiquent donc en langage des signes, essayant de se comprendre l’un l’autre…

Une bonne retranscription des sentiments

Les deux acteurs principaux ont du énormément travailler pour préparer le film, ils sont très crédibles et semblent bien maitriser la langue des signes. J’ai vraiment apprécié la façon dont les sentiments sont retranscrits, à défaut de pouvoir les entendre, on se concentre sur les gestes et les expressions des deux personnages. Au final, les sentiments passent presque mieux avec les signes que si ils avaient pu parler, ce qui donne au film un vrai plus.

Le scénario en lui-même n’est pas très évolué et on notera au passage que l’histoire du père parti en Afrique pour une mission humanitaire en laissant derrière lui ses deux filles sourdes est peu crédible. Mais ce n’est pas là où se situe l’intérêt du film.

Les deux acteurs principaux

Hear me est vraiment touchant, il m’a de suite rappelé l’excellente série japonaise Orange days qui raconte l’histoire d’un étudiant japonais tombant amoureux d’une jeune violoniste malentendante. L’utilisation de langue des signes pendant la majeure partie du film nous oblige à suivre les expressions des personnages pour comprendre ce qu’ils ressentent.

J’ai toujours été fasciné par la langue des signes, car même si elle est régie par des règles comme toutes les autre langues, son utilisation et son interprétation restent plutôt libres. A plusieurs reprises pendant le film, on voit Tian Kuo travailler l’enchainement d’une série de signes afin de la rendre artistique (un peu comme de la poésie) afin de faire rire ou sourire Yang Yang. Cette langue peut être en même temps très artistique et très frustrante, imaginez devoir se disputer en langue des signes : vous pouvez faire de grands gestes, effectuer les signes de façon plus agressive et froncer les sourcils, mais jamais vous ne pouvez crier…

Si vous en avez l’occasion, je vous conseille de voir Hear me. Restez indulgent quant à son scénario simpliste, vous passerez un bon moment.

– Woods

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Chine : Une année du tigre excitante !

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Aujourd’hui c’est le premier jour de la nouvelle année chinoise placée sous le signe du tigre. Je ne vais pas vraiment vous parler du Nouvel An chinois, car il faut l’avouer, Wikipedia maitrise le sujet bien mieux que moi… Par contre, j’aimerais partager avec vous quelques articles intéressants que l’on peut lire aujourd’hui sur le site Internet du Guardian.

Tout d’abord, cet article définit les 6 principaux sujets de tension entre la Chine et l’Occident, les points de vue des deux camps et les possibles conséquences :

  1. Le Tibet : Les Etats-Unis attendent la visite dans quelques jours du Dalaï Lama. Bien entendu, Pékin désapprouve.
  2. L’Iran : La communauté internationale aimerait voter des sanctions mais la position de la Chine est hésitante car Téhéran est un de ses plus importants fournisseurs d’énergie.
  3. Taiwan : Les Etats-Unis doivent fournir de l’armement à la province rebelle, ce qui ne peut améliorer les tensions déjà existante avec la Chine
  4. Le cours du yuan : Les spécialistes ont calculé que le yuan était 40% en dessous de sa valeur réelle, facilitant les exportations chinoises tout en créant une barrière pour les importations.
  5. Les droits de l’Homme :  L’occident craint que la situation se dégrade encore un peu comme le laisse supposer les dernières affaires avec la condamnation de Liu Xiaobo à 11 ans de prison ou bien la disparition de l’avocat Gao Zhisheng après son arrestation il y a un an.
  6. La censure sur Internet : L’affaire Google a remis le problème de la censure de l’Internet sur le devant de la scène.

Un second article explique que la Chine est de plus en plus présente sur la scène internationale, toute en étant de plus en plus forte. Elle ne se laisse plus impressionner par les puissances occidentales. Cet article est à mettre en relation avec le précédent car on se rend compte que tous les sujets exposés risquent d’être délicats à résoudre étant donné  la place importante qu’a prise la Chine d’un point de vue économique ou politique (à cause de son siège au Conseil de Sécurité de l’ONU).

Et comme on dit jamais deux sans trois, un troisième article pose la question des droits de l’homme par rapport au développement économique. Est-ce que la Chine peut continuer à se développer avec aussi peu de transparence dans ses affaires politiques ou son économie ?

En lisant ces trois articles ce matin, je me suis dit que cette nouvelle année lunaire risque donc d’être passionnante d’un point de vue politique.

– Woods

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Sophie’s Revenge (2009)

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Sophie’s Revenge (非常完美 – La revanche de Sophie) c’est le dernier film de Zhang Ziyi. C’est la première comédie romantique de l’actrice et aussi la première fois qu’elle travaille comme producteur sur un film. Notez aussi que le budget de Sophie’s Revenge est estimé à 5 millions d’euros, ce qui est énorme pour une comédie en Chine.

Synopsis

L’histoire se passe à Taiwan. Sophie (Zhang Ziyi) est une jeune dessinatrice qui vient de rompre avec son fiancé Jeff. Elle est d’autant plus triste que ce dernier l’a quittée pour rejoindre Joanna (Fan Bingbing), une actrice aussi belle que célèbre.

Mais Sophie ne compte pas en rester là. Avec l’aide de Gordon, un jeune homme qu’elle vient de rencontrer par hasard, elle va enchaîner les plans farfelus pour récupérer son fiancé.

Affiche

Sophie's revenge

Sophie’s Revenge

Agréable mais prévisible

Graphiquement, le film est très agréable. De temps à autres, des animations 3D ou des bouts de dessins animés se mêlent aux images. C’est bien rendu et ça donne un petit quelque chose de spécial à cette comédie.

Zhang Ziyi joue très bien son rôle de jeune fille un peu rêveuse et un peu folle qui imagine tout un tas de scénarios pour récupérer son petit ami. Le style du personnage est complètement à l’opposé de ses précédents rôles et pourtant elle a l’air très à l’aise.

Après, le film reste une comédie romantique (pas forcément mon truc), c’est-à-dire que l’intrigue est ultra prévisible. On sait dès les premiers instants comment ça va se terminer l’histoire et on peut facilement deviner la fin de chaque plan mis au point par Sophie au moment même où celui-ci commence. Mais le film se laisse tout de même regarder, probablement parce qu’il y a nettement moins de situations grotesques que dans la majeure partie des comédies romantiques asiatiques.

Comme ce n’est pas vraiment mon genre de film, je ne vous inciterai ni ne vous déconseillerai de le voir. Par contre, si vous le regardez, dîtes-moi ce que vous en pensez !

– Woods

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Sarkozy l’a dit !

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Nicolas Sarkozy a réaffirmé l’adhésion de la France et de l’Union Européene au principe d’une seule Chine :

L’Union européenne reitère son adhésion à la politique d’une seule Chine et rappelle qu’elle ne soutient pas la participation de Taiwan en tant que membre dans les organisations internationales qui requièrent la qualité d’Etat.

C’est pourtant l’opinion publique française qui s’était le plus fortement (et parfois stupidement) porté en défenseur d’un Tibet libre lors des troubles de mars 2008. Ceci explique surement cet énième rappel du président français (car il a déjà prononcé ces mots à plusieurs reprises ces 6 derniers mois).

On parle bien ici de Taiwan, et pas du Tibet, le Dalaï Lama parle d’ailleurs de plus d’autonomie, de moins de discrimination,… et pas d’indépendance (il faudra que je me renseigne pour savoir d’où vient cette idée de Tibet libre…).

Le nouveau gouvernement taiwanais récemment élu au suffrage universel (je le mets en gras au moins c’est clair) est pour le rapprochement avec la Chine continentale. Je pensais que les taiwanais étaient fondamentalement pour l’indépendance mais il faut croire que non. La situation économique se dégradant motive certainement ce rapprochement avec le continent et sa croissance à 2 chiffres.

La tendance générale n’est donc pas à l’indépendantisme. Si Nicolas Sarkozy rappelle la ligne de pensée européene et française, c’est d’abord pour affirmer une fois de plus son désir de garder une relation durable avec la Chine. Par contre, cela ne veut pas dire que la France et l’Europe se désintéressent des dossiers tibétains et taiwanais, je pense que ce sont des affaires suivies de très près et que le point de vue européen se fera entendre si cela est nécessaire.

– Woods