Musée

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S-21, instrument de torture des Khmers Rouges

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Mon voyage au Cambodge commence à Phnom Penh. La première chose que j’ai voulu y voir, c’est le S-21, la prison dans laquelle étaient torturés les opposants au régime des Khmers Rouges. Sans y avoir jamais été, cet endroit m’avait toujours fasciné.

Un peu d’histoire

Les Khmers Rouges étaient communistes, ils ont pris le pouvoir en 1975 et mis en place une dictature. Ils ont interdit la religion, fermé les écoles, les temples et les hôpitaux dans le but de faire la révolution. Dès le début, la chasse aux opposants fut terrible. Toute raison était bonne pour arrêter les traîtres et les intellectuels, et si ils n’avaient pas de raison ils torturaient jusqu’à obtenir un faux aveu.

S-21

De dehors, le S-21 ressemble à une école comme tant d’autres.

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Mais à l’intérieur, il n’en est rien. Il règne sur le site un silence solennel, alors que tout le reste Phnom Penh est plongé dans un brouhaha permanent. Il semble que rien n’ait changé depuis la découverte de la prison par l’armée vietnamienne, si ce n’est bien sûr qu’il n’y a plus prisonniers.

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Dans les différentes pièces, on retrouve des restes de ce qu’étaient le quotidien des prisonniers.

Ici, une chaîne nous rappelle que les détenus étaient attachés à même le sol.

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Là, un lit en fer où les prisonniers devaient être torturés. La fleur qui se trouve sur la caisse de munition vient d’un des arbres de la cour.

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Et derrière ces murs, encore d’autres cellules…

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– Woods

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Mémorial du Massacre de Nanjing

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Je n’ai pas été très productif côté blog ces derniers mois. Pour preuve, j’avais commencé à parler de mon voyage à Nanjing en mai (ici) et il m’a fallu 4 mois avant de m’y remettre…

Laissez moi vous resituer : Weekend du premier mai 2010, Nanjing, grand soleil, début de journée à Fuzimiao.

J’avais très envie et peur à la fois de visiter le Mémorial du Massacre de Nanjing. Très envie parce que le massacre fut un événement majeur de la Seconde Guerre Mondiale. Peur parce que je ne voulais pas voir la propagande chinoise à son paroxysme.

Le Mémorial est un site imposant. Les murs d’enceintes sont massifs et gris, entourés d’eau et de quelques statues. Avant même de pénétrer à l’intérieur, on ressent toute la solennité des lieux.

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Statues devant le Mémorial

L’entrée est gratuite, il n’y a pas de queue. Derrière les murs, une étendue de cailloux est traversée par un monument menant au bâtiment principal.

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300 000 c’est les estimations chinoises du nombre de victimes

Le bâtiment principale abrite l’exposition permanente sur le massacre. Il est interdit d’y prendre des photos, même sans flash.

L’exposition retrace les différents événements, du début de la guerre au massacre lui-même de façon très précise et bien présentée. Il y a bien sûr des textes explicatifs mais aussi de nombreuses cartes, schémas et photos. Mais le plus impressionnant reste le nombre d’objets datant de cette période exposés tout au long de la visite. Les explications sont tellement bien présentées que l’on veut tout lire.

J’ai donc été agréablement surpris, d’autant plus que la fin de la visite mettait l’accent sur la nécessité de reconstruire l’amitié sino-japonaise.

A l’arrière du mémorial se trouve une salle remplie de bougies destinée à honorer la mémoire des victimes, et un peu plus loin une grande statue représentant la paix.

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Salle du souvenir

Si vous prévoyez de visiter Nanjing, prenez 2 heures pour visiter le mémorial, cela en vaut vraiment la peine.

– Woods

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Dernier jour à Chengdu

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Avec un peu de retard, voici quelques mots de ma dernière journée à Chengdu où j’ai passé les vacances du Nouvel an chinois fin février.

J’avais déjà visité le centre de reproduction des pandas il y a 4 ans donc je n’étais pas très motivé pour y retourner. Je suis donc allé au musée de Jinsha (金沙博物馆 – jīnshābówùguǎn) que l’on m’a recommandé.

Le musée se trouve au milieu d’un parc. Je paye l’entrée 20 yuans. Ici aussi, il y a des lanternes et des décorations un peu partout. Un peu après l’entrée se trouve une scène sur laquelle se succèdent des spectacles plutôt médiocres. Pendant les vacances le parc du musée accueille en effet le Festival du Soleil de Jinsha (成都金沙太阳节 – chéngdū jīnshā tàiyáng jiē).

Festival du soleil - Chengdu

Festival du Soleil de Jinsha

En voyant ça j’ai bien rigolé. Chengdu ne connait qu’en moyenne 25 jours de soleil par an et trouve encore le moyen d’en faire un festival ! Les décorations ne valent pas celles de que l’on peut trouver au temple wǔhóucí, on s’arrêtera tout de même devant cette reproduction en papier des personnages d’Avatar.

Lanterne en forme d'Avatar au Festival du soleil - Chengdu

Lanternes chinoises Avatar style

Pas vraiment emballé ni par les décos ni par le spectacle, je me dirige vers le musée.

Ce que je n’avais pas calculé c’est que les 20 yuans que j’ai payé  à l’entrée c’est le prix du billet pour le Festival du Soleil. L’entrée du musée coûte elle 60 yuans (6€) !

Le musée de Jinsha a été construit sur un terrain destiné à accueillir un grand complexe immobilier. Le projet n’a cependant jamais eu lieu car en 2004 alors que les travaux avaient à peine commencé, les ouvriers sont tombés sur des vestiges datant du Royaume des Shu (221-263). Ce fut une des plus importantes découvertes archéologiques de ces 20 dernières années en Chine.

Le musée est constitué de deux bâtiments. Le premier abrite une partie des fouilles réalisées par les archéologues, on peut y lire des explications sur les objets trouvés et sur les fouilles en elles-même.

Fouilles au musée de Jinsha - Chengdu

Site des fouilles

Dans l’autre bâtiment, bien plus grand que le premier, sont exposées toutes les reliques qui ont été déterrées sur le site. Il y a de très belles pièces dont l’emblème de la ville de Chengdu (image ici) comme cette statue de tigre en pierre.

Statue de tigre au musée de Jinsha - Chengdu

Statue de tigre en pierre

On y trouve également de très beaux objets en jade ou en bronze, mais je préfère cette carapace de tortue gravée qui devaient servir pour des rituels religieux.

Carapace de tortue gravée au musée de Jinsha - Chengdu

Carapace de tortue gravée au musée de Jinsha - Chengdu

Carapace de tortue gravée

Il ne faut pas plus d’une heure ou deux pour faire le tour des différentes salles. C’est juste ce qu’il faut pour apprécier la visite sans se lasser et ça vaut presque les 60 yuans.

A midi, je m’offre mon dernier repas dans la capitale du piment. Je commande un de mes plats préférés, le huíguōròu (回锅肉), littéralement la viande qui retourne à la poêle ou Twice cooked pork en anglais que l’on appelle ainsi car la viande de porc est cuite dans l’eau avant d’être tranchée et sautée. Je ne pouvais pas quitter le Sichuan sans goûter au fameux tofu épicé local (麻婆豆腐 – mápó dòufu).

Hui Guo Rou et Mapou Doufu - Chengdu

Dernier repas à Chengdu

Je ne vous cache pas que je me suis régalé, et pour à peine plus de 30 yuans avec le riz et le thé offerts ! Je n’avais pas vraiment hâte de rentrer à Shanghai et sa cuisine fade et sucrée. Le retour n’a d’ailleurs pas été de tout repos.

Foule - Aéroport de Chengdu

Queue à l’aéroport de Chengdu

Comme vous pouvez le voir, l’aéroport de Chengdu était plein à craquer et j’ai passé les 2 heures de vol à côté d’un couple qui faisait plus de bruit que leur bébé… A l’arrivée à Shanghai il est 23h50. J’attends tranquillement ma valise quand une shanghaienne d’une vingtaine d’année se prenant pour une équilibriste tombe du Caddy sur lequel elle était perchée et atterri sur mes bagages à main. Point d’excuses ni même de sourire gêné, mais une bonne barre de rire avec son petit copain : je suis bien de retour à Shanghai !

– Woods

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Parc Olympique (musées fermés) – Vacances en famille – Episode 5

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Le 30 septembre, la veille de la Fête nationale, presque tout était fermé à Beijing. Le centre ville était bloqué à la circulation et les principales attractions étaient fermées. Et comme si ça ne suffisait pas, le ciel était encore plus gris que la veille.

Nous sommes donc allés nous promener au Parc Olympique. Il n’y avait pas beaucoup de monde, mais il faut dire que les différents stades étaient plongés dans le brouillard.

Nid d'oiseau - Beijing

Nid d’oiseau

J’aurais bien aimé voir le Cube d’eau, car je le trouvais vraiment beau sur les vidéos et les photos, mais ce jour-là on en voyait pas grand chose.

Cube d'eau - Beijing

Cube d’eau

Les chinois comme d’habitude se prennent en photo.

Le photographe photographié (2 fois) - Beijing

Photo au Parc Olympique

Même sous le brouillard, c’est tout de même impressionnant, ça ne prend pas longtemps à visiter donc ça vaut le détour.

Nous avons ensuite fait le tour du lac Houhai, au nord-ouest de la ville. C’est un endroit assez agréable pour se promener malgré tous les bars qu’on y trouve et les rabatteurs qui vont avec.

Pousse pousse - Beijing

Pousse pousse au bord du lac

Au bord du lac, on assiste à une partie d’échecs chinois disputée.

Partie d'échecs chinois - Beijing

Partie d’échecs chinois

Sur le chemin du retour, toutes les maisons ont un drapeau accroché à l’entrée.

Drapeau devant la porte - Beijing

Drapeau devant la porte

– Woods

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Sud de la péninsule de Macao

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Au sud de Macao, se trouve une seconde île appelée Taipa, loin de l’agitation du centre ville. Cette île abrite des villages plus traditionnels et très tranquilles.

Depuis le centre ville il y a plusieurs bus qui descendent vers le sud de Macao. Et comme ce n’est pas bien grand, les lignes de bus sont indiquées sur les cartes touristiques.

Au nord de la l’île de Taipa se trouve le village du même nom. La vieille ville résiste à l’arrivée progressive des casinos et des habitations, c’est un endroit agréable, beaucoup moins fréquenté que la vielle ville de l’île de Macao.

Au bord d’un étang se trouve 4 ou 5 maisons portugaises ont été transformées en musée, c’est le Taipa House Museum. L’entrée est gratuite.

Taipa - Macao

Maison portugaise

A l’intérieur, on nous raconte l’histoire de Macao, les différentes cultures qui s’y sont mélangées. J’ai été assez surpris d’apprendre qu’il y avait également eu beaucoup de japonais et de philippins ou malaisiens qui se sont marié et ont eu des enfants avec des locaux. La culture macanaise a hérité de cette diversité, on croise autant d’églises que de temples bouddhistes et il arrive que les chrétiens fréquentent également ces temples.

Une des maisons est une reconstitution d’une demeure macanaise traditionnelle. On sent bien l’influence européenne à l’intérieur et l’omniprésence d’objets religieux.

Au nord de l’île de Taipa, les casinos géants s’y construisent à tour de bras sur les terrains en friche ou gagnés sur la mer. Difficile de dire où est-ce que ça va s’arrêter…

Pour être vraiment au calme, il faut descendre tout au sud et rejoindre le village de Coloane. C’est un petit village de pêcheur, ici il n’y a pas de building, rien que des petites maisons.

Coloane - Macao

Bibliothèque de Coloane

Coloane - Macao

Ruelle de Coloane

A mon arrivée au centre du village, je me retrouve au beau milieu d’une parade, organisée par plusieurs associations du village. Le défilé a commencé par le traditionnel dragon, on a ensuite eu droit à différentes ethnies chinoises, des scouts, des majorettes, des danseurs portugais, des personnages de la mythologie chinoise, etc. Je ne pouvais pas mieux tomber !

Parade au village de Coloane - Macao

Danse du dragon

Parade au village de Coloane - Macao

Minorités chinoises

Après un bon petit plat de fruits de mer, direction la pointe sud de la péninsule avec ses plages de sable noir. Le sable est naturellement noir, je vous vois déjà venir ça n’a rien à voir avec la pollution, même si l’eau n’est pas très propre.

Plage de sable noir - Macao

Plage de sable noir

Ca donne pas vraiment envie de se baigner, et de toute façon l’eau était assez froide malgré la température de l’air plus qu’agréable. Pour me consoler je fais quelques photos comme celle-ci :

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Je conclus ce petit séjour à Macao par une sieste sur la plage, avant de récupérer mon sac à l’hôtel et de partir prendre le ferry pour Hong Kong…

Pour le reste des photos, c’est par ici.

– Woods

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Shanghai Propaganda Poster Art Center

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Ce dimanche je suis allé au musée de l’affiche de propagande à Shanghai, que l’on trouve sous le nom de Shanghai Propaganda Poster Art Center. Situé au sous sol d’une résidence, l’endroit n’est pas très grand mais vraiment intéressant.

La pièce principale présente différentes affiches de propagande de 1949 à 1969 (fin de la révolution culturelle).

Musée de l'affiche de propagande - Shanghai

Musée de l’affiche de propagande

On peut voir l’évolution des styles et des thèmes entre les différentes périodes : anti-américanisme, soutien à la Corée du Nord, défense des valeurs communistes ou encore éloge du président Mao.

Affiche de propagande - Shanghai

Représentation d’une manifestation communiste sur le Bund

Il ne faut pas longtemps pour faire le tour de la salle, mais les affiches que l’on peut acheter, qui se trouve dans l’autre pièce, sont tout aussi intéressantes car elles sont d’époque, ce ne sont pas des reproductions. Les prix sont du coup assez élevés.

Le musée revendique une collection de plus de 5000 affiches, mais n’en expose malheureusement qu’une petite partie. Ce jour-là je n’ai vu presque que des étrangers, j’imagine que le lieu doit être indiqué dans les principaux guides touristiques, mais sûrement pas dans les guides chinois…

– Woods

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Shanghai, c’est grand

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Shanghai est une ville gigantesque. J’ai vraiment du mal à me représenter la taille réelle de cette mégalopole, à côté Paris est une simple bourgade.

Ci-dessous, se trouve la carte des différents districts de Shanghai.

Les districts de Shanghai

Les districts de Shanghai

Le centre ville se trouve grossièrement au niveau des districts 1, 2 et 5. Ca donne une bonne idée de la taille que fait cette ville quand on sait à quel point ces 3 petits districts sont énormes.

Quand on prend un taxi et qu’on empreinte les voies surélevées, on voit bien les immeubles défiler, défiler les uns après les autres. C’est assez dingue. Je n’y comprends pas grand chose à cet enchainement de grattes-ciel, mais après un détour au musée de l’urbanisme aujourd’hui je sais que cette ville est encore plus folle que je le pensais.

Au 4ème étage du musée il y a une miniature qui représente le centre ville de Shanghai, voilà ce que ça donne.

Maquette du centre ville - Shanghai

Shanghai miniature

Même la miniature est encore trop grande, c’est tout simplement gigantesque. On réalise un peu mieux que cette ville est tarée ! Vu de dessus c’est encore plus impressionnant. Je n’arrive même pas à trouver mon immeuble tellement c’est énorme ! :)

Maquette du centre ville - Shanghai

Shanghai en miniature vue de dessus

Shanghai est donc une gigantesque mégalopole, il y a assez peu d’endroits pour ralentir comme à Beijing par exemple. Les parcs, les temples et autres sites historiques ne sont pas légion ici, ça se voit sur la maquette ! Je pense que c’est ce qui manque le plus à cette ville…

Quelques photos supplémentaires sont disponibles ici.

– Woods