Livre Archive

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Parce qu’on est le 4 juin

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Et pour qu’on oublie pas ce qui s’est passé il y a 21 ans sur la place Tian An Men, je vous propose de voir ou revoir « Génération Tian An Men : Avoir 20 ans en Chine », superbe reportage réalisé par Le Monde dont j’avais parlé l’an dernier et qui est toujours en ligne.

Et pour vraiment comprendre comment cela s’est passé, je vous conseille fortement de lire Prisoner of the State, le journal de Zhao Ziyang (赵紫阳), qui était Secrétaire du Parti à cette période et qui fut par la suite démis de ses fonctions pour s’être opposé à la répression du mouvement étudiant.

Tout ça en écoutant le bootleg du concert de Cui Jian (崔健) donné à Tian An Men pendant l’occupation de la place par les étudiants.

Bon weekend.

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Norwegian Wood de Haruki Murakami

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J’avais acheté ce livre à Century Avenue chez un vendeur de faux bouquins anglais. J’avoue que j’ai mis un peu de temps à le finir… Déjà je lisais un autre bouquin en même temps (que j’ai pas fini non plus d’ailleurs :roll: ) et en plus j’ai déménagé à 5 minutes de mon boulot donc j’ai plus 2 heures de transport par jour pour lire ! (je sais c’est assez naze comme excuse)

Norwegian Woods coupe avec le style habituel de Murakami, pas de scénarios épiques comme dans La Course au Mouton Sauvage ou Dance Dance Dance, pas d’histoires interconnectées comme dans Kafka sur le rivage ou The Wind-Up Bird Chronicle, mais une simple histoire d’adolescent, presque autobiographique. Le titre est tiré d’une chanson des Beattles mentionnée plusieurs fois dans le livre.

Toru Watanabe est étudiant à Tokyo à la fin des années 60. Alors que le Japon est secoué par d’importantes manifestations étudiantes, Toru ne semble pas intéressé par toute cette agitation. Il apporte plus d’importance à ses problèmes de coeur. Il tente de prendre soin de Naoko, secrète et un peu renfermée mais ne semble pas arriver à percer sa coquille. C’est à ce moment que Midori entre dans sa vie, pétillante et un peu cinglée, elle s’intéresse tout de suite à lui. Il se trouve peu à peu attiré par les deux.

Cette fois, Murakami nous raconte une histoire sans artifice, et ça marche. Pas étonnant que ce livre ait marqué toute une génération de jeunes japonais. Et comme pour Waiting de Ha Jin, Norwegian Wood sera aussi adapté au cinéma. Selon IMDB le film serait en post production.

Si vous avez lu quelques Murakami, cette histoire devrait vous plaire, si vous n’en avez pas lu, commencez par les deux premiers que je mentionne en début d’article.

Une idée pour le prochain ? Je pensais à After Dark ou After the Quake, mais ça dépendra surtout de ce que je vais trouver…

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Waiting de Ha Jin adapté au cinéma

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Waiting, le très bon roman de Ha Jin, devrait être adapté au cinéma cette année avec notamment Takeshi Kaneshiro dans le rôle de Lin Kong et Zhang Ziyi dans le rôle de Manna Wu.

J’avais beaucoup apprécié cette histoire d’un docteur chinois qui, après être tombé amoureux d’une infirmière, rentre chaque année dans sa campagne pour tenter de divorcer avec sa femme.

Il y a quelques semaines, on apprenait la future adaptation de Wolf Totem par Jean-Jacques Annaud. Espérons que ces deux films soient aussi bons que les livres desquels ils sont tirés.

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Prisoner of the State – Zhao Ziyang

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Prisoner of the State, c’est le journal secret tenu par Zhao Ziyang (赵紫阳), Premier Ministre chinois de 1980 à 1987 et Secrétaire Général du Parti communiste de 1987 à 1989.

En 1989, il s’oppose à l’usage de la force contre les étudiants qui occupent la place Tian An Men. Il est ensuite révoqué de ses fonctions et assigné à résidence surveillée jusqu’à la fin de sa vie en 2005. C’est pendant ces années qu’il enregistre ses mémoires sur cassettes audio. Le livre, traduit et édité par Bao Pu, Renee Chiang et Adi Ignatius, est parru en mai 2009. Il est bien entendu interdit en Chine.

Journal secret ?

L’histoire de ce journal est elle aussi intéressante. A la mort de Zhao Ziyang, ses proches ont retrouvé les cassettes audio cachée parmi les affaires de son petit fils. Ils ont réussi à les récupérer et à les faire sortir du pays malgré la surveillance étroite de leur famille.

Prisoner of the State

Prisoner of the State

Eviter le massacre

La première partie du livre raconte comment Zhao Ziyang essaye coûte que coûte d’éviter l’usage de la force contre les étudiants. Il propose à de nombreuses reprises aux autres dirigeants, et notamment à Deng Xiaoping, de communiquer avec les manifestants et d’entendre leurs requêtes dans le but de calmer le mouvement et de trouver une issue. Mais il ne convainc pas. Deng Xiaoping, qui avait décrit le mouvement de façon très dure dans la presse, refuse de revoir son jugement pour apaiser les étudiants. Pour Zhao Ziyang, c’est Deng Xiaoping le responsable.

Zhao et les réformes

La plus grande partie du livre met l’accent sur la période 80-87 où Zhao est chargé de mettre en place les réformes économiques qui sortiront la Chine de la crise où elle se trouve quelques années à peine après la fin de la Révolution Culturelle. L’application des réformes économiques est une lutte infernale contre les conservateurs qui tentent de s’y opposer, les Anciens du Parti qui sont très influents et les cadres locaux qui veulent garder leur pouvoir.

Zhao raconte comment sa mentalité évolue à mesure qu’il se bat pour réformer. Il finit par comprendre que les réformes économiques doivent être accompagnées de réformes politiques.

Le Parti vu de l’intérieur

A mon avis, cette vision de l’intérieur du pouvoir chinois est presque plus intéressante que l’analyse des événements de Tian An Men. On en apprend beaucoup sur le fonctionnement du Parti communiste et l’organisation de la communication entre les principaux dirigeants.

Même si la hiérarchie est définie de façon claire, l’influence des Anciens est telle qu’aller contre leur volonté est synonyme de suicide; coups bas, clans et attaques personnelles sont nombreux.

Une autre chose qui m’a particulièrement intéressé c’est l’importance portée à l’idéologie et aux concepts au sein du Parti. Par exemple, Zhao explique que pour faire passer les réformes il décrit la Chine comme « dans une phase initiale du communisme », sous-entendant que le modèle communiste pouvait être assoupli pour répondre aux besoins du pays. En occident, on ne serait pas passé par quatre chemins.

Petits moins

Le livre est tout à fait passionnant, cependant j’aurais aimé y voir 2 petites choses en plus.

D’abord, Zhao donne son avis sur le chemin que devrait suivre la Chine à l’avenir mais il ne donne pas son avis sur l’évolution du pays après 1992, ça aurait pu être intéressant.

Et enfin, je trouve que la préface et l’épilogue ne sont pas très élaborés. J’aurais aimé lire une analyse de l’après 89 ou une étude de l’impact de ce qu’a fait Zhao Ziyang à la tête de la Chine sur sa situation actuelle.

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Jean-Jacques Annaud va réaliser Wolf Totem

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Je vous ai déjà parlé de l’excellent Wolf Totem de Jiang Rong :

Wolf Totem (Le totem du loup en français) est un excellent bouquin semi-autobiographique de Jiang Rong. Il raconte l’histoire d’un étudiant chinois envoyé en Mongolie Intérieure pendant la Révolution Culturelle en 1967.

On apprend aujourd’hui (ici sur Rue89) que le réalisateur français Jean-Jacques Annaud va adapter le livre au cinéma.

En dévorant le bouquin, je me suis plusieurs fois imaginé ce que ça pourrait donner en film. C’est un sacré défi je pense, notamment s’il faut tourner avec des loups, mais pour ça on peut lui faire confiance.

Par contre, l’article précise que Jean-Jacques Annaud « a été sollicité par une maison de production chinoise« . Il ne reste plus qu’à espérer que le film soit fidèle au livre en ce qui concerne le point de vue du héros sur la Chine et la Révolution culturelle. En effet, le jeune étudiant envoyé en Mongolie Intérieure critique le régime de l’époque, ainsi que le peuple chinois en général.

Mais il faut s’armer de patience, le tournage n’est prévu qu’en 2011.

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Acheter de faux livres à Shanghai

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Ce soir je devais rejoindre quelqu’un à la sortie du métro à Century Avenue. Comme j’avais un peu d’avance, j’ai jeté un coup d’oeil aux livres d’un vendeur de rue. Il avait une petite collection de livres en anglais.

J’ai demandé le prix de Norvegian Woods de Murakami, je ne l’ai pas encore lu celui-là. Il me le vendait 20 yuans (2 euros). A ce prix, pas besoin de préciser que les livres sont faux, même si ils ont l’air neufs et sous plastique. J’ai demandé à l’ouvrir pour voir, « que si tu le veux ! » me dit le vendeur. J’ai dit ok, ce n’est pas cher du tout de toute façon. En ouvrant le livre, cela se voit bien que ce n’est pas un vrai, mais c’est beaucoup mieux que la version de The Girl in the Picture que j’ai récupéré chez une amie.

J’avais déjà acheté quelques vrais bouquins en anglais (il y en a très peu en français) dans la grande librairie de Fuzhou Lu, près de People Square. Un bouquin vaut entre 70 et 200 yuans (7 à 20 euros), soit presque 5 à 10 fois le prix d’un roman chinois. A ce prix-là, on peut se payer 3 ou 4 faux bouquins. Bon après il faut faire un peu attention à la qualité.

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The Girl in the Picture – Denise Chong

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J’ai une paire de livres que j’ai récupéré à droite à gauche et je choisis un peu au hasard lequel je vais lire. C’est comme ça que j’ai commencé à lire The Girl in the Picture de Denise Chong, ou tout du moins une copie mal imprimée et aux pages mal coupées.

L’histoire

The Girl in the Picture raconte, comme son nom le laisse entendre, l’histoire de la fille sur la photo. Cette photo (voir la couverture du livre), même si vous ne l’avez jamais vraiment vu vous rappelle quelque chose. C’est surement un des plus célèbre cliché de guerre, il a marqué l’histoire.

Le 8 juin 1972, le village de Trang Bang au sud du Vietnam est touché par attaque au Napalm. Avec toute sa famille, Kim Phuc court pour fuir le danger. Pendant la fuite, elle est touchée par la substance incendiaire. C’est à ce moment qu’un photographe immortalise la scène, qui fera quelques jours plus tard le tour du monde.

Malgré elle, la petite Kim Phuc va devenir célèbre. Ce livre raconte son histoire, l’histoire de sa photo et de la guerre du Vietnam.

Couverture

The Girl in the Picture

Une photo qui a fait l’histoire

La chose qui m’a le plus marqué dans ce livre, ce n’est pas l’histoire incroyable de cette vietnamienne, mais l’histoire cette photo qui a marqué l’histoire. Elle symbolise l’horreur de la guerre. A sa publication dans les journaux du monde entier, elle a choqué, à tel point qu’elle a influencé les décisions des Etats-Unis par rapport à la Guerre du Vietnam.

Le reste du livre est tout aussi passionant. Je dois dire que je ne connaissais pas grand chose de la Guerre du Vietnam avant de lire ce livre et j’ai appris beaucoup de choses. La première partie du livre est un savant mélange d’histoire et de biographie. La guerre vue par la population locale parait encore plus terrible.

La seconde moitié raconte la célébrité d’une jeune fille marquée par la guerre aussi bien physiquement que mentallement. Elle aimerait pouvoir vivre normalement mais elle sait qu’elle doit y renoncer à cause de ces deux événements qui ont changé sa vie : l’attaque au Napalm et cette fameuse photo. Elle est prisonnière de cette célébrité, mais c’est également cette dernière qui va la sauver. Cela donne un drôle de sentiment au lecteur (à moi en tout cas), et je me demande comment j’aurais réagi à sa place, être à la fois une victime et une star.

Je finirai par une phrase qui m’a tout particulièrement plu dans ce bouquin : « If you kneel down, life is a mountain; if you stand up, life is at your feet. » (Si vous vous agenouillez, le monde est une montagne; si vous vous levez, le monde est à vos pied).

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New York City / New York countryside

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Dimanche 12 juillet. La météo est tout simplement parfaite. Ciel bleu, chaud avec un peu de vent. Je prends mon sac et je file à Manhattan.

Je commence ma journée à Times Square, je fais les boutiques et je prends quelques photos. L’endroit est encore plus impressionnant que la dernier fois. Difficile de dire pourquoi, mais c’est tout à fait saisissant.

Times Square - New York

Times Square

Je m’arrête un instant et fait un tour sur moi-même. On est encerclé par la publicité, entre les enseignes, les affiches gigantesques et les écrans vidéos. Il y en a partout. C’est paradoxal, il y en a tellement que ça donne le vertige, on n’arrive même pas à se concentrer sur une en particulier.

Times Square - New York

Encerclés par la pub

Je suis ensuite remonté au nord vers Washington Square. J’ai acheté 2 bouquins, un Murakami et Prisoner of the State: The Secret Journal of Premier Zhao Ziyang. Comme le second est interdit en Chine et qu’il parle d’un sujet sensible (les événements de la place Tian An Men en 89), je l’ai fait emballé. Le mois dernier un ami à moi s’est fait confisqué son Lonely Planet sur la Chine à la frontière entre Hong Kong et Shenzhen car dans cette édition, Taiwan n’était pas représenté comme territoire chinois… Mieux vaut donc faire attention.

Après le déjeuner je voulais gouter à l’été new-yorkais. Je suis allé à Washington Park et j’ai trouvé une place sur une pelouse entre des amis qui discutent et des jolies filles qui font bronzette pour profiter du temps magnifique et lire un bouquin. Une petite pensée pour Shanghai, ses 40 degrés à l’ombre et ses 90 % d’humidité.

Mon bouquin terminé il était l’heure de rentrer. J’ai pris le train pour Hawthorne (dans l’état de New York), le village où se trouve mon client et accessoirement mon hôtel. Sur le chemin du retour, j’ai pris quelques photos. Ici on est bien loin de l’agitation de la ville…

Eglise - Hawthorne

L’église d’Hawthorne

Maison américaine - Hawthorne

Maison en bois, typiquement américaine

Plus de photos par ici.

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La course au mouton sauvage – Haruki Murakami

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En décembre dernier, j’avais lu Dance Dance Dance de Haruki Murakami. J’ai adoré ce bouquin et la façon dont il était écrit. Je ne connaissais pas du tout cet auteur alors j’ai acheté Kafka sur le rivage dans la foulée qui m’a également emballé. Je ne pouvais donc pas m’arrêter en si bon chemin !

La course au mouton sauvage se passe avant Dance Dance Dance, on y retrouve donc le même personnage principal ainsi que certains personnages secondaires. Les deux histoires ne sont pas vraiment liées pour autant.

L’histoire

Le personnage principal (dont on n’apprend pas plus le nom dans ce livre que dans l’autre) mène une vie complètement monotone, il travaille dans une petite agence de traduction et de rédaction qu’il a monté avec un ami à lui. Sa femme l’a quitté mais cela ne semble pas le perturbé outre mesure, il semble se complaire dans cette monotonie.

Tout cela va changer le jour où il décide de publier dans une revue une bête photo envoyée par un vieil ami. Il va alors être approché par une puissante organisation d’extrême droite pour qui il va partir à la recherche d’un mouton très spécial.

Couverture

La course au mouton sauvage – Haruki Murakami

Avis

L’histoire commence très doucement pendant les premiers chapitres puis va crescendo jusqu’à la fin du livre. Cette affaire de mouton est vraiment tirée par les cheveux, elle tranche complètement avec la nonchalance du personnage principal. C’est sûrement ce qui rend la narration si prenante.

C’est un plaisir de retrouver le même personnage que dans Dance Dance Dance, sa façon d’être, son style,… On comprend mieux quelques détails dont on découvre l’origine : la fille aux oreilles parfaites, l’hôtel Dauphin, etc. C’est peut-être même plus intéressant de lire La course au mouton sauvage après Dance Dance Dance.

Par contre, j’ai un peu moins apprécié le style d’écriture que dans les deux autres Murakami que j’ai lu. Cela vient peut-être du fait que j’ai lu celui-ci en français, ça fait une petite différence. Et puis à force de lire en anglais je ne suis plus habitué à la narration au passé simple. :)

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Wolf Totem – Jiang Rong

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Wolf Totem (Le totem du loup en français) est un excellent bouquin semi-autobiographique de Jiang Rong. Il raconte l’histoire d’un étudiant chinois envoyé en Mongolie Intérieure pendant la Révolution Culturelle en 1967.

Couverture

Wolf Totem

L’histoire

Chen Zhen, un jeune étudiant de 20 ans vivant à Beijing. Il est forcé de quitter la capitale en 1967 au plus fort de la Révolution Culturelle pour s’installer en Mongolie Intérieure. Il est assigné à une équipe d’éleveurs nomades, on lui fournit une yourte et un troupeau de mouton.

C’est au contact de Bilgee, un vieux mongol, que Chen Zhen se découvre une passion pour les loups. Il apprend à quel point ces derniers sont intelligents et malgré le fait qu’ils attaquent régulièrement les troupeaux de mouton, de vaches ou de chevaux, les loups sont indispensables à l’équilibre de la région. Il comprend pourquoi les mongols vénèrent le totem du loup.

Les étudiants chinois s’adaptent petit à petit à la vie nomade et se font accepter des mongols. Dans le même temps, leur fascination pour les loups est de plus en plus grande.

Malgré lui, Chen Zhen assiste alors à la dégradation de ce milieu si fragile sous la pression des dirigeants qui poussent sans cesse à produire plus.

Avis

Ce livre est tout à fait passionnant. On ressent toute la beauté et la dureté de la vie dans les plaines de la Mongolie Intérieure. C’est une microcosme si fragile qu’un rien peut le faire disparaître. Et c’est malheureusement ce qui s’y produit car les leaders de la Révolution Culturelle ne pensent qu’à améliorer les rendements, ils ne se soucient guère de la préservation du milieu.

En cette période de prise de conscience environnementale, cette histoire est un bel exemple de la dégradation de la nature par l’homme. Wolf Totem est aussi une critique de la Révolution Culturelle et de la façon qu’a la Chine d’imposer les changements sans se soucier de l’impact que ceux-ci peuvent avoir sur les régions ou les populations.

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