Japon

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John Rabe (2009)

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Sorti au même moment que Nanjing ! Nanjing !, John Rabe est un autre film, allemand cette fois, sur le massacre de Nanjing (voir le lien ci-dessus pour plus de détails). Il a été réalisé par Florian Gallenberger et est basé sur une histoir vraie. J’ai été assez surpris par la sortie quasi simultanée de ces 2 films traitant du même sujet, c’est une drôle de coïncidence.

Le film

John Rabe est le responsable de l’usine Siemens de Nanjing en 1937. Alors qu’il s’apprête à quitter la Chine pour rentrer en Allemagne, les japonais envahissent la ville. Voyant la cruauté des soldats nippons, il décide avec un groupe d’étrangers de créer une zone de sécurité (Safety zone) afin de protéger les civils chinois.

Affiche

John Rabe

Avis

L’histoire est passionnante mais manque peut-être de quelques scènes de guerre. Quand on sait ce qu’il s’est passé à Nanjing, on comprend à quel point la mise en place de la zone de sécurité a été un fait important dans l’histoire et que la vie de près de 200 000 chinois était entre les mains de cette poignée d’étrangers. Mais je n’ai pas bien ressenti cela dans le film.

John Rabe et Nanjing ! Nanjing ! ne racontent pas la même histoire mais les deux films abordent l’affrontement entre l’armée japonaise et les réfugiés de la zone de sécurité. Au final, en regardant John Rabe, j’ai eu l’impression de revoir un 1/3 de Nanjing ! Nanjing ! mais en moins fort. Je me suis même demandé à un moment si le personnage de John Rabe n’était pas joué par le même acteur dans les deux films.

Bref, il est difficile de donner un avis objectif. John Rabe est un bon film qui raconte une histoire émouvante dans un contexte de guerre. Si vous appréciez ce genre je vous le conseille, mais personnellement j’ai préféré Nanjing ! Nanjing !. Les 2 films apportent chacun quelque chose, si vous avez le courage, regardez les 2.

– Woods

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Nanjing ! Nanjing ! (2009)

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En ce moment, il y a 2 films traitant du massacre de Nanjing dans les salles de cinéma chinoises. Je vais commencer par le plus populaire, « Nanjing ! Nanjing ! ».

Nanjing c’est quoi ?

Le massacre de Nanjing est un sujet que l’on traite peu en Europe. Ici en Chine, quand on parle de Nanjing, on pense presque plus au massacre qu’à la ville en elle-même.

Nanjing (南京 – littéralement capitale du sud, Nankin en français) est une ville située à l’est de la Chine, à proximité de Shanghai. Elle fut la capitale pendant différentes périodes de l’histoire chinoise. Nanjing était la capitale de la Chine en 1937 quand les japonais ont envahi le pays. C’est donc tout naturellement vers cette ville qu’ils se sont dirigés.

A Nanjing, les japonais ne se sont pas juste contentés de prendre la ville, ils ont massacré les soldats chinois, ainsi que les populations locales, pillé les maisons et violé les femmes…

Le plus terrible pour les chinois dans cette histoire c’est que le Japon n’a jamais admis les exactions commises à Nanjing et ne s’est pas non plus excusé. C’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle les chinois n’aiment pas les japonais.

Le film

Enième film chinois sur le sujet (sans compter les séries TV qui passent et repassent à longueur de journée), Nanjing Nanjing (« City of Life and Death » en anglais) est un film en noir et blanc de Chuan Lu (qui a notamment réalisé Kekexili). Le film montre le point de vue d’un soldat japonais qui assiste, impuissant, à ce qui se déroule sous ses yeux.

Affiche

Nanjing ! Nanjing !

Avis

Les scènes d’humiliation, de fusillade, de viol, etc s’enchaînent plus dures les unes que les autres. Il n’y a pas vraiment d’histoire, si ce n’est l’escalade de la violence et l’impuissance du soldat japonais face à la barbarie de ses compatriotes. Ce dernier point est à mon sens l’intérêt majeur du film. C’est aussi pourquoi le film a eu un accueil mitigé lors de sa sortie (il fait maintenant un carton !), car les chinois pensaient que le directeur voulait relativiser les exactions japonaises.

Le film est très bien tourné, le point du vue du soldat japonais apporte vraiment quelque chose de plus. On peut penser qu’il manque une histoire au film car on a l’impression de voir une suite de scènes plus qu’une histoire structurée, mais c’est ce qu’a voulu montrer Chuan Lu, les hommes face à la vie et la mort. D’où le sous-titre du film : A City of Life and Death.

– Woods

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A la vapeur…

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Ca se passe comme ça à Shanghai :

A la vapeur - Shanghai

A la vapeur

En fait, je voulais prendre quelques photos au restaurant japonais aujourd’hui mais en sortant l’appareil, les serveuses m’ont sauté dessus pour me dire que je ne pouvais pas photographier le défilé de sushis !

Donc je me console avec le vendeur de raviolis…

– Woods

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Dance Dance Dance – Haruki Murakami

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Je viens de finir de lire Dance Dance Dance, de Haruki Murakami, ce bouquin est vraiment excellent ! De la première à la dernière page, c’est un pur plaisir. Les dernières semaines je n’ai pas pu m’arrêter de lire, en attendant le bus, dans le bus qui secoue dans tous les sens, en attendant le métro, dans le métro bondé et même sur le chemin de la maison le soir…

Dance Dance Dance - Haruki Murakami

Dance Dance Dance – Haruki Murakami

Le personnage principal, dont on apprend d’ailleurs jamais le nom au cours du roman, est assez singulier : la trentaine, divorcé avec une incroyable nonchalance. Il décide d’arrêter de travailler pour partir à la recherche de Kiki, une call girl de luxe qu’il a connu par le passé. Il va donc s’envoler pour Sapporo, il ne sait pas vraiment pourquoi mais il sent qu’une force invisible l’attire irrésistiblement vers le Dolphin Hotel, où il était resté quelques jours avec Kiki, 4 ans auparavant.

Le livre commence par l’incroyable description du Dolphin Hotel :

[...] That was the Dolphin Hotel. Normalness, it lacked. Confusion piled on confusion until the saturation point was reached, destined in the not-too-distant future to be swallowed in the vortex of time. Ayone could recognize that at a glance. A pathetic place, woebegone as a three-legged black dog drenched in December rain. Sad hotels existed everywhere, to be sure, but the Dolphin was in a class of its own. The Dolphin Hotel was conceptually sorry. The Dolphin Hotel was tragic.

C’est alors que l’histoire démarre et que tout s’enchaîne… Le style de l’auteur est vraiment génial et l’intrigue est carrément prenante, on ne se rend compte de rien est on est déjà à la fin…

Je suis généralement très difficile niveau romans : barbants, trop lents, trop hautains, ou qui sonnent faux… il suffit parfois de quelques pages seulement. Mais ce livre-là c’est tout le contraire, dès les premiers paragraphe je savais que j’allais l’adorer.

Lisez-le à tout prix !

– Woods

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Departing Osaka Station at 0:00 (2006)

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Aujourd’hui j’ai vu un film japonais plutôt intéressant, il s’appelle Tabi no Okurimono 0:00 Hatsu, soit en anglais Departing Osaka Station at 0:00. C’est le genre de film japonais que j’aime voir, une belle histoire, des personnages simples, un environnement paisible,…

Affiche

Departing Osaka Sation at 0:00

Departing Osaka Station at 0:00 – 2006

Synopsis

Tous les troisièmes vendredis du mois, un train quitte la gare d’Osaka à minuit pile pour une destination inconnue des voyageurs. Le film raconte l’histoire de plusieurs personnages qui, pour des raisons différentes, décident de monter à bord de ce train…

Destination inconnue

L’idée d’un train partant pour une destination inconnue, je trouve l’idée toute à fait grandiose ! Aller ou le voyage vous mène, l’important étant plus dans le voyage que dans la destination. Ca vous tenterait ce genre d’expérience ? Moi oui ! :)

Le film commence par cette superbe phrase :

The months and days are the travellers of eternity, The years that come and go are also voyagers.

– Woods

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