Japon

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Air Doll (2009)

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Air Doll (Kûki ningyô) est un film japonais de Hirokazu Koreeda qui faisait partie de la sélection Un certain regard au Festival de Cannes 2009. Je connaissais déjà Koreeda, qui a réalisé l’excellent Nobody knows, prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes 2004.

Air doll

Nozomi (Doona Bae), c’est le nom que lui a donné Hideo (Itsuji Itao), en souvenir d’une autre femme. Nozomi est une poupée gonflable, un objet sexuel ayant pour seul but d’assouvir ses moindres désirs. Il lui parle et la traite comme un être humain mais elle reste immobile. Tout du moins jusqu’au jour où elle prend vie, comme par miracle. Tout doucement, elle prend conscience du monde et sort l’explorer, timidement. Elle épouse petit à petit des traits humains, « j’ai trouvé un coeur » dit-elle. Pourtant, elle reste inerte face à Hideo, elle ne veut pas qu’il sache. Elle sort tous les jours et revient avant qu’il ne rentre du travail. Pendant ses virées, elle fréquente un magasin de DVDs où elle se met à travailler. C’est là qu’elle rencontre Junichi (Arata), jeune employé du magasin, dont elle va tomber amoureuse.

La beauté du film repose principalement sur les épaules de Doona Bae qui joue ici un rôle extraordinaire. Son corps et son visage se confondent avec la poupée à tel point que l’éveil, est aussi beau du point de vue visuel que du point de vue de l’interprétation. On peut également noter que la représentation de l’innocence et de la prise de conscience de la vie, de la vieillesse puis de la mort est très bien rendue, nous rappelant que nous sommes tout aussi fragiles que cette poupée gonflable…

– Woods

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Kamome Diner (2006)

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Je sais je me répète, j’aime le cinéma japonais. Je suis toujours surpris par ses petits films qui ne payent pas de mine mais qui se révèlent toujours très agréables, pas besoin de star ou d’histoire à rebondissement pour faire un bon film ! J’avais déjà présenté Departing Osaka Station at 0:00 il y a quelques temps, et bien Kamome Diner, de Naoko Ogigami, se range dans la même catégorie.

Affiche

Kamome Diner

Synopsis

Sachie (Satomi Kobayashi) a ouvert un restaurant japonais dans une petite rue d’Helsinki. Malgré son enthousiasme, la clientèle se fait rare. Elle rencontre alors Midori, une grande japonaise qui voulait partir loin du Japon et qui se retrouve en Finlande un peu par hasard. Midori lui propose de l’aider au restaurant, et ensemble elles vont tenter d’y attirer les clients.

Une histoire toute simple pour un film attachant

Fans de films d’action, d’intrigues aux multiples rebondissements passez votre chemin. Kamome Diner nous présente un groupe de personnages atypiques évoluant autour de ce petit restaurant et de ses rares clients. Ce film est rafraichissant et jamais ennuyeux malgré la simplicité de son scénario.

Au final, j’ai passé un bon moment. Je vais essayer de voir d’autres films du même réalisateur et de l’actrice principale.

– Woods

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Norwegian Wood de Haruki Murakami

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J’avais acheté ce livre à Century Avenue chez un vendeur de faux bouquins anglais. J’avoue que j’ai mis un peu de temps à le finir… Déjà je lisais un autre bouquin en même temps (que j’ai pas fini non plus d’ailleurs :roll: ) et en plus j’ai déménagé à 5 minutes de mon boulot donc j’ai plus 2 heures de transport par jour pour lire ! (je sais c’est assez naze comme excuse)

Norwegian Woods coupe avec le style habituel de Murakami, pas de scénarios épiques comme dans La Course au Mouton Sauvage ou Dance Dance Dance, pas d’histoires interconnectées comme dans Kafka sur le rivage ou The Wind-Up Bird Chronicle, mais une simple histoire d’adolescent, presque autobiographique. Le titre est tiré d’une chanson des Beattles mentionnée plusieurs fois dans le livre.

Toru Watanabe est étudiant à Tokyo à la fin des années 60. Alors que le Japon est secoué par d’importantes manifestations étudiantes, Toru ne semble pas intéressé par toute cette agitation. Il apporte plus d’importance à ses problèmes de coeur. Il tente de prendre soin de Naoko, secrète et un peu renfermée mais ne semble pas arriver à percer sa coquille. C’est à ce moment que Midori entre dans sa vie, pétillante et un peu cinglée, elle s’intéresse tout de suite à lui. Il se trouve peu à peu attiré par les deux.

Cette fois, Murakami nous raconte une histoire sans artifice, et ça marche. Pas étonnant que ce livre ait marqué toute une génération de jeunes japonais. Et comme pour Waiting de Ha Jin, Norwegian Wood sera aussi adapté au cinéma. Selon IMDB le film serait en post production.

Si vous avez lu quelques Murakami, cette histoire devrait vous plaire, si vous n’en avez pas lu, commencez par les deux premiers que je mentionne en début d’article.

Une idée pour le prochain ? Je pensais à After Dark ou After the Quake, mais ça dépendra surtout de ce que je vais trouver…

– Woods

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Ip Man (2008)

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Ip Man est un film semi-autobiographique de Wilson Yip qui raconte l’histoire du maître de Bruce Lee. Le personnage principal est joué par l’excellent Donnie Yen.

Synopsis

Dans les années 30, la ville de Foshan dans le Guandong (province de Canton, sud de la Chine) est célèbre dans toute la Chine pour ses écoles d’arts martiaux. On vient de tout le pays pour rejoindre les clubs de la ville ou pour y affronter les grand maîtres qui y enseignent.

Malgré sa discrétion, Ip Man est reconnu dans toute la ville comme un expert de Kun Fu de type Wing Chun. Il vit un vie tranquille dans une grande et belle maison avec sa femme et son fils.

En 1937, l’armée impériale japonaise envahit la ville. La maison de Ip Man est réquisitionnée et sa famille est forcée s’installer dans une petite maison insalubre. Ip Man est alors obligé de trouver un travail pour nourrir sa famille. Il est embauché dans une mine de charbon quand le Colonel Miura, passionné de Karaté, commence à organiser des tournois d’arts martiaux entre japonais et chinois. Lorsqu’un de ses amis est porté disparu, il se décide à participer aux combats…

Affiche

Ip Man

Ip Man (2008)

Un très bon film de Kun Fu

Pas aussi kitch que les films de Kun Fu des années 80-90 et pas aussi rocambolesque que les films de Jackie Chan, Ip Man est très divertissant et l’action est bien filmée. Les acteurs ne volent pas dans les airs en donnant une dizaines de coups de pieds consécutifs, c’est réaliste et bien mis en scène. Donnie Yen joue son rôle de modeste maître en arts martiaux à merveille et rien que pour ça le film vaut le détour. Après j’ai quand même trouvé que l’enchaînement des différentes parties du film étaient un peu décousues et on voit bien que les décors sont un poil faux au début de l’histoire.

Combat

Scène de combat

Sans être époustouflant, Ip Man est un bon film, les scènes d’action sont très bien rendues et l’on ne s’ennuie pas.

– Woods

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Water brain

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Voici encore une belle trouvaille de chinaSMACK. Water Brain est un court métrage d’animation 3D chinois. Il a été réalisé en 2009 par le studio Ani7ime.

A l’image des productions japonaises, cette animation nous montre un monde imaginaire peuplé de drôles de créatures. On y voit des enfants travailler sous la pression de grands monstres effrayants. La vidéo dure une quinzaine de minutes.

Water Brain – Ani7ime

L’animation est plutôt sympa je trouve. On sent bien l’inspiration japonaise. Ce qui fait plaisir c’est de voir que les studios chinois commencent à faire des choses intéressantes, et pas seulement des dessins animés cul-cul mettant en scène des petits moutons ou des animations Flash style South Park.

Par contre, ce n’est pas du pur dessin comme on le voit généralement, c’est de l’animation 3D. Comme dans un jeu vidéo, on dessine des textures qu’on applique sur des modèles 3D qu’on met en mouvement.

– Woods

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La course au mouton sauvage – Haruki Murakami

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En décembre dernier, j’avais lu Dance Dance Dance de Haruki Murakami. J’ai adoré ce bouquin et la façon dont il était écrit. Je ne connaissais pas du tout cet auteur alors j’ai acheté Kafka sur le rivage dans la foulée qui m’a également emballé. Je ne pouvais donc pas m’arrêter en si bon chemin !

La course au mouton sauvage se passe avant Dance Dance Dance, on y retrouve donc le même personnage principal ainsi que certains personnages secondaires. Les deux histoires ne sont pas vraiment liées pour autant.

L’histoire

Le personnage principal (dont on n’apprend pas plus le nom dans ce livre que dans l’autre) mène une vie complètement monotone, il travaille dans une petite agence de traduction et de rédaction qu’il a monté avec un ami à lui. Sa femme l’a quitté mais cela ne semble pas le perturbé outre mesure, il semble se complaire dans cette monotonie.

Tout cela va changer le jour où il décide de publier dans une revue une bête photo envoyée par un vieil ami. Il va alors être approché par une puissante organisation d’extrême droite pour qui il va partir à la recherche d’un mouton très spécial.

Couverture

La course au mouton sauvage – Haruki Murakami

Avis

L’histoire commence très doucement pendant les premiers chapitres puis va crescendo jusqu’à la fin du livre. Cette affaire de mouton est vraiment tirée par les cheveux, elle tranche complètement avec la nonchalance du personnage principal. C’est sûrement ce qui rend la narration si prenante.

C’est un plaisir de retrouver le même personnage que dans Dance Dance Dance, sa façon d’être, son style,… On comprend mieux quelques détails dont on découvre l’origine : la fille aux oreilles parfaites, l’hôtel Dauphin, etc. C’est peut-être même plus intéressant de lire La course au mouton sauvage après Dance Dance Dance.

Par contre, j’ai un peu moins apprécié le style d’écriture que dans les deux autres Murakami que j’ai lu. Cela vient peut-être du fait que j’ai lu celui-ci en français, ça fait une petite différence. Et puis à force de lire en anglais je ne suis plus habitué à la narration au passé simple. :)

– Woods

1

John Rabe (2009)

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Sorti au même moment que Nanjing ! Nanjing !, John Rabe est un autre film, allemand cette fois, sur le massacre de Nanjing (voir le lien ci-dessus pour plus de détails). Il a été réalisé par Florian Gallenberger et est basé sur une histoir vraie. J’ai été assez surpris par la sortie quasi simultanée de ces 2 films traitant du même sujet, c’est une drôle de coïncidence.

Le film

John Rabe est le responsable de l’usine Siemens de Nanjing en 1937. Alors qu’il s’apprête à quitter la Chine pour rentrer en Allemagne, les japonais envahissent la ville. Voyant la cruauté des soldats nippons, il décide avec un groupe d’étrangers de créer une zone de sécurité (Safety zone) afin de protéger les civils chinois.

Affiche

John Rabe

Avis

L’histoire est passionnante mais manque peut-être de quelques scènes de guerre. Quand on sait ce qu’il s’est passé à Nanjing, on comprend à quel point la mise en place de la zone de sécurité a été un fait important dans l’histoire et que la vie de près de 200 000 chinois était entre les mains de cette poignée d’étrangers. Mais je n’ai pas bien ressenti cela dans le film.

John Rabe et Nanjing ! Nanjing ! ne racontent pas la même histoire mais les deux films abordent l’affrontement entre l’armée japonaise et les réfugiés de la zone de sécurité. Au final, en regardant John Rabe, j’ai eu l’impression de revoir un 1/3 de Nanjing ! Nanjing ! mais en moins fort. Je me suis même demandé à un moment si le personnage de John Rabe n’était pas joué par le même acteur dans les deux films.

Bref, il est difficile de donner un avis objectif. John Rabe est un bon film qui raconte une histoire émouvante dans un contexte de guerre. Si vous appréciez ce genre je vous le conseille, mais personnellement j’ai préféré Nanjing ! Nanjing !. Les 2 films apportent chacun quelque chose, si vous avez le courage, regardez les 2.

– Woods

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Nanjing ! Nanjing ! (2009)

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En ce moment, il y a 2 films traitant du massacre de Nanjing dans les salles de cinéma chinoises. Je vais commencer par le plus populaire, « Nanjing ! Nanjing ! ».

Nanjing c’est quoi ?

Le massacre de Nanjing est un sujet que l’on traite peu en Europe. Ici en Chine, quand on parle de Nanjing, on pense presque plus au massacre qu’à la ville en elle-même.

Nanjing (南京 – littéralement capitale du sud, Nankin en français) est une ville située à l’est de la Chine, à proximité de Shanghai. Elle fut la capitale pendant différentes périodes de l’histoire chinoise. Nanjing était la capitale de la Chine en 1937 quand les japonais ont envahi le pays. C’est donc tout naturellement vers cette ville qu’ils se sont dirigés.

A Nanjing, les japonais ne se sont pas juste contentés de prendre la ville, ils ont massacré les soldats chinois, ainsi que les populations locales, pillé les maisons et violé les femmes…

Le plus terrible pour les chinois dans cette histoire c’est que le Japon n’a jamais admis les exactions commises à Nanjing et ne s’est pas non plus excusé. C’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle les chinois n’aiment pas les japonais.

Le film

Enième film chinois sur le sujet (sans compter les séries TV qui passent et repassent à longueur de journée), Nanjing Nanjing (« City of Life and Death » en anglais) est un film en noir et blanc de Chuan Lu (qui a notamment réalisé Kekexili). Le film montre le point de vue d’un soldat japonais qui assiste, impuissant, à ce qui se déroule sous ses yeux.

Affiche

Nanjing ! Nanjing !

Avis

Les scènes d’humiliation, de fusillade, de viol, etc s’enchaînent plus dures les unes que les autres. Il n’y a pas vraiment d’histoire, si ce n’est l’escalade de la violence et l’impuissance du soldat japonais face à la barbarie de ses compatriotes. Ce dernier point est à mon sens l’intérêt majeur du film. C’est aussi pourquoi le film a eu un accueil mitigé lors de sa sortie (il fait maintenant un carton !), car les chinois pensaient que le directeur voulait relativiser les exactions japonaises.

Le film est très bien tourné, le point du vue du soldat japonais apporte vraiment quelque chose de plus. On peut penser qu’il manque une histoire au film car on a l’impression de voir une suite de scènes plus qu’une histoire structurée, mais c’est ce qu’a voulu montrer Chuan Lu, les hommes face à la vie et la mort. D’où le sous-titre du film : A City of Life and Death.

– Woods

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A la vapeur…

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Ca se passe comme ça à Shanghai :

A la vapeur - Shanghai

A la vapeur

En fait, je voulais prendre quelques photos au restaurant japonais aujourd’hui mais en sortant l’appareil, les serveuses m’ont sauté dessus pour me dire que je ne pouvais pas photographier le défilé de sushis !

Donc je me console avec le vendeur de raviolis…

– Woods

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Dance Dance Dance – Haruki Murakami

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Je viens de finir de lire Dance Dance Dance, de Haruki Murakami, ce bouquin est vraiment excellent ! De la première à la dernière page, c’est un pur plaisir. Les dernières semaines je n’ai pas pu m’arrêter de lire, en attendant le bus, dans le bus qui secoue dans tous les sens, en attendant le métro, dans le métro bondé et même sur le chemin de la maison le soir…

Dance Dance Dance - Haruki Murakami

Dance Dance Dance – Haruki Murakami

Le personnage principal, dont on apprend d’ailleurs jamais le nom au cours du roman, est assez singulier : la trentaine, divorcé avec une incroyable nonchalance. Il décide d’arrêter de travailler pour partir à la recherche de Kiki, une call girl de luxe qu’il a connu par le passé. Il va donc s’envoler pour Sapporo, il ne sait pas vraiment pourquoi mais il sent qu’une force invisible l’attire irrésistiblement vers le Dolphin Hotel, où il était resté quelques jours avec Kiki, 4 ans auparavant.

Le livre commence par l’incroyable description du Dolphin Hotel :

[...] That was the Dolphin Hotel. Normalness, it lacked. Confusion piled on confusion until the saturation point was reached, destined in the not-too-distant future to be swallowed in the vortex of time. Ayone could recognize that at a glance. A pathetic place, woebegone as a three-legged black dog drenched in December rain. Sad hotels existed everywhere, to be sure, but the Dolphin was in a class of its own. The Dolphin Hotel was conceptually sorry. The Dolphin Hotel was tragic.

C’est alors que l’histoire démarre et que tout s’enchaîne… Le style de l’auteur est vraiment génial et l’intrigue est carrément prenante, on ne se rend compte de rien est on est déjà à la fin…

Je suis généralement très difficile niveau romans : barbants, trop lents, trop hautains, ou qui sonnent faux… il suffit parfois de quelques pages seulement. Mais ce livre-là c’est tout le contraire, dès les premiers paragraphe je savais que j’allais l’adorer.

Lisez-le à tout prix !

– Woods

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