Haruki Murakami

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Norwegian Wood de Haruki Murakami

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J’avais acheté ce livre à Century Avenue chez un vendeur de faux bouquins anglais. J’avoue que j’ai mis un peu de temps à le finir… Déjà je lisais un autre bouquin en même temps (que j’ai pas fini non plus d’ailleurs :roll: ) et en plus j’ai déménagé à 5 minutes de mon boulot donc j’ai plus 2 heures de transport par jour pour lire ! (je sais c’est assez naze comme excuse)

Norwegian Woods coupe avec le style habituel de Murakami, pas de scénarios épiques comme dans La Course au Mouton Sauvage ou Dance Dance Dance, pas d’histoires interconnectées comme dans Kafka sur le rivage ou The Wind-Up Bird Chronicle, mais une simple histoire d’adolescent, presque autobiographique. Le titre est tiré d’une chanson des Beattles mentionnée plusieurs fois dans le livre.

Toru Watanabe est étudiant à Tokyo à la fin des années 60. Alors que le Japon est secoué par d’importantes manifestations étudiantes, Toru ne semble pas intéressé par toute cette agitation. Il apporte plus d’importance à ses problèmes de coeur. Il tente de prendre soin de Naoko, secrète et un peu renfermée mais ne semble pas arriver à percer sa coquille. C’est à ce moment que Midori entre dans sa vie, pétillante et un peu cinglée, elle s’intéresse tout de suite à lui. Il se trouve peu à peu attiré par les deux.

Cette fois, Murakami nous raconte une histoire sans artifice, et ça marche. Pas étonnant que ce livre ait marqué toute une génération de jeunes japonais. Et comme pour Waiting de Ha Jin, Norwegian Wood sera aussi adapté au cinéma. Selon IMDB le film serait en post production.

Si vous avez lu quelques Murakami, cette histoire devrait vous plaire, si vous n’en avez pas lu, commencez par les deux premiers que je mentionne en début d’article.

Une idée pour le prochain ? Je pensais à After Dark ou After the Quake, mais ça dépendra surtout de ce que je vais trouver…

– Woods

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Acheter de faux livres à Shanghai

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Ce soir je devais rejoindre quelqu’un à la sortie du métro à Century Avenue. Comme j’avais un peu d’avance, j’ai jeté un coup d’oeil aux livres d’un vendeur de rue. Il avait une petite collection de livres en anglais.

J’ai demandé le prix de Norvegian Woods de Murakami, je ne l’ai pas encore lu celui-là. Il me le vendait 20 yuans (2 euros). A ce prix, pas besoin de préciser que les livres sont faux, même si ils ont l’air neufs et sous plastique. J’ai demandé à l’ouvrir pour voir, « que si tu le veux ! » me dit le vendeur. J’ai dit ok, ce n’est pas cher du tout de toute façon. En ouvrant le livre, cela se voit bien que ce n’est pas un vrai, mais c’est beaucoup mieux que la version de The Girl in the Picture que j’ai récupéré chez une amie.

J’avais déjà acheté quelques vrais bouquins en anglais (il y en a très peu en français) dans la grande librairie de Fuzhou Lu, près de People Square. Un bouquin vaut entre 70 et 200 yuans (7 à 20 euros), soit presque 5 à 10 fois le prix d’un roman chinois. A ce prix-là, on peut se payer 3 ou 4 faux bouquins. Bon après il faut faire un peu attention à la qualité.

– Woods

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La course au mouton sauvage – Haruki Murakami

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En décembre dernier, j’avais lu Dance Dance Dance de Haruki Murakami. J’ai adoré ce bouquin et la façon dont il était écrit. Je ne connaissais pas du tout cet auteur alors j’ai acheté Kafka sur le rivage dans la foulée qui m’a également emballé. Je ne pouvais donc pas m’arrêter en si bon chemin !

La course au mouton sauvage se passe avant Dance Dance Dance, on y retrouve donc le même personnage principal ainsi que certains personnages secondaires. Les deux histoires ne sont pas vraiment liées pour autant.

L’histoire

Le personnage principal (dont on n’apprend pas plus le nom dans ce livre que dans l’autre) mène une vie complètement monotone, il travaille dans une petite agence de traduction et de rédaction qu’il a monté avec un ami à lui. Sa femme l’a quitté mais cela ne semble pas le perturbé outre mesure, il semble se complaire dans cette monotonie.

Tout cela va changer le jour où il décide de publier dans une revue une bête photo envoyée par un vieil ami. Il va alors être approché par une puissante organisation d’extrême droite pour qui il va partir à la recherche d’un mouton très spécial.

Couverture

La course au mouton sauvage – Haruki Murakami

Avis

L’histoire commence très doucement pendant les premiers chapitres puis va crescendo jusqu’à la fin du livre. Cette affaire de mouton est vraiment tirée par les cheveux, elle tranche complètement avec la nonchalance du personnage principal. C’est sûrement ce qui rend la narration si prenante.

C’est un plaisir de retrouver le même personnage que dans Dance Dance Dance, sa façon d’être, son style,… On comprend mieux quelques détails dont on découvre l’origine : la fille aux oreilles parfaites, l’hôtel Dauphin, etc. C’est peut-être même plus intéressant de lire La course au mouton sauvage après Dance Dance Dance.

Par contre, j’ai un peu moins apprécié le style d’écriture que dans les deux autres Murakami que j’ai lu. Cela vient peut-être du fait que j’ai lu celui-ci en français, ça fait une petite différence. Et puis à force de lire en anglais je ne suis plus habitué à la narration au passé simple. :)

– Woods

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Dance Dance Dance – Haruki Murakami

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Je viens de finir de lire Dance Dance Dance, de Haruki Murakami, ce bouquin est vraiment excellent ! De la première à la dernière page, c’est un pur plaisir. Les dernières semaines je n’ai pas pu m’arrêter de lire, en attendant le bus, dans le bus qui secoue dans tous les sens, en attendant le métro, dans le métro bondé et même sur le chemin de la maison le soir…

Dance Dance Dance - Haruki Murakami

Dance Dance Dance – Haruki Murakami

Le personnage principal, dont on apprend d’ailleurs jamais le nom au cours du roman, est assez singulier : la trentaine, divorcé avec une incroyable nonchalance. Il décide d’arrêter de travailler pour partir à la recherche de Kiki, une call girl de luxe qu’il a connu par le passé. Il va donc s’envoler pour Sapporo, il ne sait pas vraiment pourquoi mais il sent qu’une force invisible l’attire irrésistiblement vers le Dolphin Hotel, où il était resté quelques jours avec Kiki, 4 ans auparavant.

Le livre commence par l’incroyable description du Dolphin Hotel :

[...] That was the Dolphin Hotel. Normalness, it lacked. Confusion piled on confusion until the saturation point was reached, destined in the not-too-distant future to be swallowed in the vortex of time. Ayone could recognize that at a glance. A pathetic place, woebegone as a three-legged black dog drenched in December rain. Sad hotels existed everywhere, to be sure, but the Dolphin was in a class of its own. The Dolphin Hotel was conceptually sorry. The Dolphin Hotel was tragic.

C’est alors que l’histoire démarre et que tout s’enchaîne… Le style de l’auteur est vraiment génial et l’intrigue est carrément prenante, on ne se rend compte de rien est on est déjà à la fin…

Je suis généralement très difficile niveau romans : barbants, trop lents, trop hautains, ou qui sonnent faux… il suffit parfois de quelques pages seulement. Mais ce livre-là c’est tout le contraire, dès les premiers paragraphe je savais que j’allais l’adorer.

Lisez-le à tout prix !

– Woods