Film

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Ilford XP2 Super

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J’aime tester différents types de film, par curiosité mais surtout pour trouver le style qui me convient le mieux. Je n’ai pour l’instant pas trouvé le rendu que je cherche dans les différents films noir et blanc que j’ai essayé. Par exemple, j’ai trouvé l’Ilford Pan 400 bien trop contrasté (petit exemple ici). J’avais tout de même bien aimé l’Agfa APX 400 (voir cette photo de Times Square à New York). C’est dans cette optique que j’avais acheté une pellicule d’Ilford XP2 Super, un film noir et blanc à 400 ISO.

La particularité de l’Ilford XP2 Super est qu’il se développe dans du C-41 normalement utilisé pour les négatifs couleur. C’est ce que l’on appelle un film de type chromogénique. Je vous passe les détails techniques, mais un des avantages pour moi c’est que le développement couleur coûte un peu moins cher ce qui compense le prix du film : presque 5 euros la pellicule ici à Shanghai.

Et les résultats m’ont beaucoup plu. Je vous laisse juger par vous-même.

Cliquez sur une photo puis sur les flèches pour passer de l’une à l’autre.

Olympus 35 SP, Ilford XP2 Super 400.

– Woods

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Un nazi à Shanghai ??

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Un midi, en sortant du restaurant, je tombe sur un chinois en scooter portant un casque allemand de la Seconde Guerre Mondiale. Comme j’ai toujours mon appareil dans mon sac, je le sors pour faire une photo. A ce moment-là, l’homme me voit et me sort son plus beau salut hitlérien, un grand sourire aux lèvres.

Olympus 35 SP, Ilford XP2 Super 400

Les chinois disent souvent que les étrangers ne peuvent pas comprendre pourquoi il existe encore de la rancune envers les japonais en Chine. C’est la même chose ici, cet homme ne comprend surement pas toute la signification d’un tel geste.

– Woods

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La nuit sous la pluie (2)

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J’avais pris mon Seagull lors de ma sortie sur le Bund l’autre soir. Il me restait 2 photos sur la pellicule et ça faisait presque 2 semaines que j’attendais de les prendre pour enfin faire développer mon film.

Le Seagull est un appareil 100% manuel, il n’y a même pas d’indication du temps de prise de vue. J’ai pris une photo avec l’appareil numérique pour déterminer le temps de pose, environ 20 secondes d’exposition. Le sélecteur de vitesse s’arrête à 1 seconde, pour des poses plus longues il faut utiliser le mode B (Bulb). J’ai donc compté jusqu’à 20 en gardant le doigt sur le déclencheur…

Avec le vent, la pluie et ma main sur l’appareil je pensais avoir 2 photos floues ou mal exposées. En fait, les 2 photos sont plutôt bien sorties.

Seagull TLR 4B-1, Kodak Ektacolor Pro 160

Qu’en pensez-vous ?

– Woods

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Olympus 35 SP

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Comme vous avez du vous en rendre compte, je m’intéresse de plus en plus à la photo argentique.

J’avais acheté un Seagull TLR il y a plusieurs moi et j’en suis toujours aussi satisfait. Mais le Seagull est un peu encombrant même si il est très léger, et comme c’est un appareil moyen format les pellicules ne contiennent que 12 photos. Cela m’a donc donné envie d’acheter un appareil 35 mm.

Je cherchais un petit rangefinder (appareil à visée télémétrique) avec objectif intégré. J’avais plusieurs modèles sur le net et mon premier choix s’était porté sur le Canon Canonet GIII QL-17. Sauf que j’ai beau avoir fait plusieurs fois le tour du Xingguang photo mall et je n’en ai pas trouvé.

C’est en  allant voir au mall photo de la gare que j’ai trouvé mon bonheur. Je suis tombé sur cet Olympus 35 SP, comme neuf. L’appareil est en parfait état, même pas une rayure. Je n’ai pas hésité une minute.

Je n’ai pas encore eu le temps de finir la première pellicule, j’espère pouvoir la finir et la faire développer ce week-end.

– Woods

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Air Doll (2009)

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Air Doll (Kûki ningyô) est un film japonais de Hirokazu Koreeda qui faisait partie de la sélection Un certain regard au Festival de Cannes 2009. Je connaissais déjà Koreeda, qui a réalisé l’excellent Nobody knows, prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes 2004.

Air doll

Nozomi (Doona Bae), c’est le nom que lui a donné Hideo (Itsuji Itao), en souvenir d’une autre femme. Nozomi est une poupée gonflable, un objet sexuel ayant pour seul but d’assouvir ses moindres désirs. Il lui parle et la traite comme un être humain mais elle reste immobile. Tout du moins jusqu’au jour où elle prend vie, comme par miracle. Tout doucement, elle prend conscience du monde et sort l’explorer, timidement. Elle épouse petit à petit des traits humains, « j’ai trouvé un coeur » dit-elle. Pourtant, elle reste inerte face à Hideo, elle ne veut pas qu’il sache. Elle sort tous les jours et revient avant qu’il ne rentre du travail. Pendant ses virées, elle fréquente un magasin de DVDs où elle se met à travailler. C’est là qu’elle rencontre Junichi (Arata), jeune employé du magasin, dont elle va tomber amoureuse.

La beauté du film repose principalement sur les épaules de Doona Bae qui joue ici un rôle extraordinaire. Son corps et son visage se confondent avec la poupée à tel point que l’éveil, est aussi beau du point de vue visuel que du point de vue de l’interprétation. On peut également noter que la représentation de l’innocence et de la prise de conscience de la vie, de la vieillesse puis de la mort est très bien rendue, nous rappelant que nous sommes tout aussi fragiles que cette poupée gonflable…

– Woods

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Bu neng mei you ni (2009)

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Bu neng mei you ni (不能没有你), ou No puedo vivir sin ti, est un film taiwanais de Leon Dai qui m’a attiré car il a gagné 5 prix dont celui du meilleur film au Golden Horse Festival 2009 ainsi que le Cyclo d’or au Festival du film de Vesoul 2010. Le nom du film a été traduit en espagnol je ne sais pas trop pourquoi, mais en anglais ça donnerait Jamais sans toi.

Affiche

Bu neng mei you ni

L’histoire

Tiré d’une histoire vraie, le film possède une intrigue assez simple. Wu-hsiung et sa petite fille de 7 ans vivent seuls dans un petit entrepôt du port de Kaohsiung à Taiwan. Il travaille dans le port, allant de petit boulot en petit boulot, tandis que sa fille le suit partout où il va. Leur vie semble modeste, mais tous deux ont l’air heureux.

Afin de pouvoir inscrire sa fille à l’école, Wu-hsiung doit signer un papier pour l’enregistrer. Et ce qui ne devait être qu’une simple formalité va se transformer en un calvaire administratif, alors les services sociaux vont remettre en cause la garde de la petite fille.

Demi-teinte

Tout d’abord, on peut questionner le choix du réalisateur de filmer en noir et blanc. Certes les images sont impeccables mais ça serait tout aussi bien passé en couleurs.

Les personnages sont très attachants, autant le père qui enchaîne les boulots sans broncher que sa petite fille qui le suit sans se lasser. On éprouve de l’affection pour ces deux personnages dans une situation difficile, mais le scénario trop simpliste pose les limites du film pourtant bien réalisé et bien joué.

– Woods

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Hear Me (2009)

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Hear me (听说) est un film taiwanais de Cheng Fenfen (son premier film si l’on en croit imdb), avec la jeune et jolie Ivy Chen et Eddie Peng que j’ai déjà vu dans My DNA says I love you (comédie romantique regardable) et Exit No. 6 (que j’avais plutôt bien aimé).

Hear me

Synopsis

Tian Kuo est livreur dans le restaurant de ses parents. Alors qu’il effectue une livraison de Meal boxes pour une équipe de nageurs malentendants, il fait la connaissance de Yang Yang, venue assister à l’entrainement de sa soeur. Yang Yang aussi est malentendante mais cela n’empêche pas Tian Kuo de tomber amoureux d’elle. Les deux jeunes communiquent donc en langage des signes, essayant de se comprendre l’un l’autre…

Une bonne retranscription des sentiments

Les deux acteurs principaux ont du énormément travailler pour préparer le film, ils sont très crédibles et semblent bien maitriser la langue des signes. J’ai vraiment apprécié la façon dont les sentiments sont retranscrits, à défaut de pouvoir les entendre, on se concentre sur les gestes et les expressions des deux personnages. Au final, les sentiments passent presque mieux avec les signes que si ils avaient pu parler, ce qui donne au film un vrai plus.

Le scénario en lui-même n’est pas très évolué et on notera au passage que l’histoire du père parti en Afrique pour une mission humanitaire en laissant derrière lui ses deux filles sourdes est peu crédible. Mais ce n’est pas là où se situe l’intérêt du film.

Les deux acteurs principaux

Hear me est vraiment touchant, il m’a de suite rappelé l’excellente série japonaise Orange days qui raconte l’histoire d’un étudiant japonais tombant amoureux d’une jeune violoniste malentendante. L’utilisation de langue des signes pendant la majeure partie du film nous oblige à suivre les expressions des personnages pour comprendre ce qu’ils ressentent.

J’ai toujours été fasciné par la langue des signes, car même si elle est régie par des règles comme toutes les autre langues, son utilisation et son interprétation restent plutôt libres. A plusieurs reprises pendant le film, on voit Tian Kuo travailler l’enchainement d’une série de signes afin de la rendre artistique (un peu comme de la poésie) afin de faire rire ou sourire Yang Yang. Cette langue peut être en même temps très artistique et très frustrante, imaginez devoir se disputer en langue des signes : vous pouvez faire de grands gestes, effectuer les signes de façon plus agressive et froncer les sourcils, mais jamais vous ne pouvez crier…

Si vous en avez l’occasion, je vous conseille de voir Hear me. Restez indulgent quant à son scénario simpliste, vous passerez un bon moment.

– Woods

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Kamome Diner (2006)

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Je sais je me répète, j’aime le cinéma japonais. Je suis toujours surpris par ses petits films qui ne payent pas de mine mais qui se révèlent toujours très agréables, pas besoin de star ou d’histoire à rebondissement pour faire un bon film ! J’avais déjà présenté Departing Osaka Station at 0:00 il y a quelques temps, et bien Kamome Diner, de Naoko Ogigami, se range dans la même catégorie.

Affiche

Kamome Diner

Synopsis

Sachie (Satomi Kobayashi) a ouvert un restaurant japonais dans une petite rue d’Helsinki. Malgré son enthousiasme, la clientèle se fait rare. Elle rencontre alors Midori, une grande japonaise qui voulait partir loin du Japon et qui se retrouve en Finlande un peu par hasard. Midori lui propose de l’aider au restaurant, et ensemble elles vont tenter d’y attirer les clients.

Une histoire toute simple pour un film attachant

Fans de films d’action, d’intrigues aux multiples rebondissements passez votre chemin. Kamome Diner nous présente un groupe de personnages atypiques évoluant autour de ce petit restaurant et de ses rares clients. Ce film est rafraichissant et jamais ennuyeux malgré la simplicité de son scénario.

Au final, j’ai passé un bon moment. Je vais essayer de voir d’autres films du même réalisateur et de l’actrice principale.

– Woods

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The Treasure Hunter (2009) ou la pub dans les films chinois

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Je viens de voir The Treasure Hunter (Ci Ling) de Yen-ping Chu avec Jay Chou, Lin Chiling et Eric Tsang. Le film m’a fait pensé à La Momie pour deux raisons :

  1. C’est aussi une histoire de chasseurs de trésors dans le désert, de fantômes protégeant un trésor.
  2. Les deux films sont au moins aussi mauvais l’un que l’autre.

The Treasure Hunter

Je ne vous fait pas l’affront de vous présenter ce navet, mais j’aimerais plutôt partager avec vous quelques images de la fin du film.

Pendant la dernière scène, on peut voir trois publicités flagrantes :

The Treasure Hunter - Pub 3G

Publicité pour China Mobile et la 3G chinoise

The Treasure Hunter - Pub Baidu et Nokia

Publicité pour Nokia et Baidu

La publicité dans les films ce n’est pas nouveau, mais je ne me souviens pas en avoir vu tant que ça dans les films chinois. Et il faut dire qu’ici c’est quand même sacrément gras !

Ensuite, l’actrice potiche du film refuse un contrat avec Baidu en disant « Merci. Mais je veux vivre ma propre vie. » (谢谢你 我想要过我自己的生活).

The Treasure Hunter - Xiexie

Elle part en suite les cheveux au vent. Affligeant… et exactement la même démarche que dans une de ses nombreuses pubs télés pour des produits de beauté.

The Treasure Hunter - Cheveux au vent

Mais ce n’est pas fini ! Juste avant le générique, on nous remontre des bouts de cette scène et en s’arrêtant sur les partenaires.

The Treasure Hunter - Pub 3G

Le portable avec le logo 3G de China Mobile

The Treasure Hunter - Pub Nokia

Le portable Nokia avec la photo de la potiche

The Treasure Hunter - Pub Baidu

Baidu, le moteur de recherche que l’on aperçoit au moins 2 ou 3 fois dans le film

Au final, toute cette publicité est compréhensible : il faut bien trouver un moyen de rentabiliser un film aussi mauvais.

– Woods

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Wheat (2009)

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Un peu après sa sortie en 2009, l’affiche de Wheat (麦田 – màitiān) m’avait attiré, autant par ses couleurs que par la présence de Fan Bingbing (Lost in Beijing, Sophie’s Revenge, Call for Love). Je n’ai vu le film que récemment, et voilà ce que j’en pense.

Affiche

Wheat

Synopsis

En 206 avant J.C., la guerre entre le pays des Qin et le pays des Zhao touche à sa fin avec l’écrasante victoire des Qin. Malgré la victoire de leur royaume, Xia (Huang Jue) et Zhe (Du Jia Yi) décident de déserter pour rentrer chez eux à temps pour la moisson. Pendant leur fuite, ils sont repérés par un groupe de soldats Qin et sautent d’une falaise dans la rivière en contrebas. Ils sont réveillés par les femmes du village Zhao de Lu Yi, qui attendent que les hommes du village rentrent de la guerre. Les deux hommes vont alors prétendre être des soldats Zhao pour sauver leur peau.

Creu

L’histoire s’installe assez lentement, les deux hommes fuient leur armée et se cachent dans les champs de blé avant de se faire repérer et atterrir à Lu Yi. S’en suit une scène un peu trop longue à mon goût où les deux hommes, ivres, racontent leur mensonge à la femme du chef du village (Fan Bingbing). On retrouvera d’ailleurs plusieurs scènes d’ivresse, assez mal jouées ou mal écrites.

Les deux hommes sont donc bloqués dans ce petit village et au final, il ne se passe rien du tout ! Il y a certes quelques beaux tableaux mais ça s’arrête là. Il n’y a pas d’action, pas de dialogue intéressant, pas d’intrigue. Peu après l’arrivée des deux déserteurs, il y a une attaque de bandits venus s’approprier le village par la force, mais cette scène ne dure pas plus de 5 minutes. Vous l’aurez compris, la sauce ne prend pas.

Si vous avez vu et aimé ce film, j’aimerais comprendre pourquoi ! Je vous laisse avec la bande annonce.

– Woods

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