Chinois Archive

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Xinjiang : un dépaysement total

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J’ai voyagé dans la province autonome du Xinjiang pendant les vacances d’octobre. Le Xinjiang est une province principalement désertique et aride habitée majoritairement par les Ouighours, une minorité musulmane.

Le Xinjiang intrigue souvent les étrangers en Chine de par ses différences avec le reste du pays. Les Ouighours ne ressemblent pas vraiment à des chinois, ils parlent une langue proche du turc et utilisent une écriture de style arabique, bref toute leur culture semble bien loin de la culture chinoise…

J’y ai donc passé une dizaine de jours entre Kashgar et Urumqi en passant par Tashkurgan, Kuqa et Turpan. Je n’ai pas hésité à voyager seul, je voulais profiter au maximum du voyage, aller où j’en avais envie, rester dans des auberges et surtout voyager léger. J’ai bien évidemment pris beaucoup de photos tout au long de mon séjour.

Les Ouighours

Les Ouighours ont une très mauvaise réputation auprès des Chinois : ce sont des voleurs et ils vendent de la drogue. Sans entrer dans les détails et raisons sociologiques du comportement des Ouighours, il faut admettre qu’une part importante des voleurs et vendeurs de drogue dans les rues des grandes villes chinoises semblent originaires du Xinjiang. Avant mon voyage, on (des Chinois) m’a beaucoup mis en garde et demandé de faire très attention.

Au final, j’ai trouvé les Ouighours extrêmement amicaux. Ils sourient abondamment et semblent avoir une grande joie de vivre. Je ne me suis jamais senti en danger. Leur sentiment envers les étrangers et les Hans est peut-être différent mais ils m’ont en tout cas paru foncièrement gentils.

Ouighours à Kashgar. Olympus 35 SP – Kodak Ektar 100

Les Ouighours sont musulmans sunnites, la pratique de la religion est très importante dans leur vie, au point même de quitter leur travail pour aller prier à la mosquée du coin pendant la journée.

Dépaysement

Comme je le disais plus haut, au Xinjiang tout de la culture, la langue, le climat et la géographie diffère du reste de la Chine. C’est un dépaysement total, notamment à Kashgar, et l’on a du mal à croire que l’on est encore en Chine. On se croirait plus dans un pays du Moyen Orient.

Les paysages sont à couper le souffle, entre les déserts et les oasis, les maisons en torchis et les mosquées que l’on trouve partout.

Yak au lac Karakul. Canon EOS 60D – Sigma 18-50 f/2.8 EX DC MACRO

On retrouve beaucoup de Chinois sur les panneaux, les menus des restaurants ou les devantures des magasins mais tout est toujours écrit en premier Ouighour. Pour communiquer on fait comme on peut, on trouve quand même pas mal de gens comprenant au moins un peu le Chinois mais au restaurant il souvent est nécessaire de connaître le nom des plats en Ouighour.

La cuisine Ouighour, souvent très appréciée des étrangers en Chine, est encore meilleure que ce que l’on trouve à Shanghai par exemple. On peut notamment acheter du pain à presque tous les coins de rue et à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, et même si le naan est loin du pain français c’est tout de même un vrai régal.

Vendeur de naan. Olympus 35 SP – Kodak Elite Chrome 100

J’espère vous avoir mis l’eau à la bouche avec ces quelques photos, la suite dans les prochains jours…

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De 7 à 77 ans

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Mais quelle est donc cette passion qui les anime tous ?

J’ai rarement vu autant de concentration et d’intérêt de la part des chinois qu’autour d’un plateau de jeu ! Peu importe le bruit, le froid ou la chaleur, de 7 à 77 ans, leur passion pour le jeu est plus forte.

Canon EOS 60D, Canon EF 50mm f/1.8 II. Shanghai, Janvier 2011.

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Une petite pièce

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Dans le métro de Shanghai, ligne 8. J’avais le Seagull à l’épaule et j’ai entendu le bruit des pièces s’entrechoquant dans une canette se rapprocher doucement. J’ai enlevé le cache de l’appareil, régler l’exposition et j’ai attendu qu’il arrive devant moi.

L’avantage du Seagull dans ce genre de situations, c’est qu’on le tient au niveau du ventre et qu’on regarde vers le bas dans le viseur. Cela permet d’être discret, surtout que l’appareil est également très silencieux.

Je sors à la station suivante et croise le mendiant à nouveau, il verse le contenu de la canette dans son sac sauf 2 ou3 pièces (pour le bruit) et entre dans le métro repartant dans l’autre sens.

Seagull TLR 4B-1, Shanghai GP3 ISO 100. Shanghai, Janvier 2011.

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Celui qui savait

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Quand je marche dans la rue avec mon Seagull, les gens s’approchent de temps en temps et jettent un oeil à l’appareil, un peu étonnés, puis retournent à leur occupation.

Ce jour-là, c’est un balayeur de rue qui m’arrête alors que je marchais avec l’appareil autour du cou.

« Oh ! Très bien ça ! J’avais le même appareil quand j’avais 20 ans, tu sais ? Je savais pas que des gens utilisaient encore ça. »

Et il a commencé à me poser des colles du genre « Et quand le soleil descend, tu fais quoi ? », un peu surpris je réponds « Je réduis la vitesse… ». « Voilà ! », et il a continué comme ça pendant 2 minutes à m’enseigner l’art de deviner l’exposition qu’il a appris dans sa jeunesse.

Et quand j’ai voulu prendre sa photo, il a d’abord refusé. Je lui ai expliqué que j’aimerais prendre sa photo pour me rappeler de notre discussion et il a accepté.

Malheureusement, j’ai complètement sous exposé la photo (fin de journée à l’ombre, f/3.5 à 1/30 si je me souviens bien). Je vais devoir repasser dans le coin pour voir si il accepte de poser une fois de plus.

Seagull TLR 4-B1, Shanghai GP3 ISO. Shanghai, Janvier 2011.

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Old and happy

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Canon EOS 60D, Canon EF 50mm f/1.4 USM. Shanghai, janvier 2011.

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Juste avant l’Expo, petit chinglish dans le métro

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Comme vous le savez sûrement, l’Exposition Universelle de 2010 va ouvrir ses portes en mai à Shanghai. Bien entendu, la ville de Shanghai a lancé une campagne de civilisation accélérée de ses habitants et de nettoyage de la ville en vue de l’événement, avec des idées aux moins aussi ridicules que le Guide du supporter discipliné auquel on avait eu droit pendant les Jeux Olympiques.

Parmi les différentes campagnes, le Chinglish devait disparaître de la ville… Comme vous pouvez voir sur cette photo prise hier sur la ligne 2 du métro à People Square, c’est pas encore gagné.

No throughf are - Shanghai

Petit chinglish dans le métro

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WordPress : insérez du pinyin sur votre blog

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Le pinyin (拼音, pīnyīn) est la transcription alphabétique de la prononciation des caractères chinois. En chinois d’ailleurs, pin veut dire prononcer (lire l’article sur Wikipedia).

Et le plus important, ce n’est pas l’utilisation de l’alphabet, mais les accents indiquant l’un des 4 tons de la langue chinoise. Tous les étrangers parlant un peu chinois ont déjà connu cette frustration de ne pas se faire comprendre alors que l’on est certain de dire le bon mot. C’est tout simplement car prononcer une phrase juste ne suffit pas, il faut que les tons de chaque syllabe soient corrects.

L’exemple le plus courant étant la syllabe ma qui prononcée avec un ton haut (mā) veut dire maman mais avec un ton descendant – montant (mǎ) signifie cheval. Mieux vaut donc éviter les incompréhensions !

Si comme moi vous utilisez WordPress, installez le plugin pinyin-tones. Il suffit ensuite d’entourer le texte des balises [pinyin] et [/pinyin]. Bien sûr, après chaque syllabe il faut préciser le ton (entre 1 et 4).

Exemple :

mā => ma1

má => ma2

mǎ => ma3

mà => ma4

Si je ne suis pas sûr je vérifie sur nciku ou xiaoma, ça permet d’informer les lecteurs, mais surtout ça me force connaître ou revoir les tons.

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Du spam pour expat en Chine

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Ce soir je faisais un tour parmi les spams dans GMail et je m’arrête sur un mail me proposant d’acheter des peintures à l’huile à une entreprise chinoise spécialisée…

Ils précisent bien qu’ils font des reproductions et ils donnent même des exemples :

Si ça c’est pas du spam bien ciblé !

PS : si ça vous intéresse je vous passe le mail ! :)

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Les doigts ou la queue ?

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J’ai tellement ri en voyant cette vidéo que je n’ai pas pu m’empêcher de le partager ici. Voici un reportage sexy appelé « Billard: Les doigts ou la queue ? » diffusé sur la chaîne CCTV en français.

On s’amuse bien sur la chaîne CCTV en français ! J’imagine que c’est un français qui a écrit ça et que le texte est lu par un chinois qui ne doit comprendre qu’à moitié. A lui, je dis « Bravo ! », très beau reportage, un grand moment de télévision. Cette vidéo devrait faire un gros buzz !

Vu sur Aujourd’hui la Chine

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Ip Man (2008)

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Ip Man est un film semi-autobiographique de Wilson Yip qui raconte l’histoire du maître de Bruce Lee. Le personnage principal est joué par l’excellent Donnie Yen.

Synopsis

Dans les années 30, la ville de Foshan dans le Guandong (province de Canton, sud de la Chine) est célèbre dans toute la Chine pour ses écoles d’arts martiaux. On vient de tout le pays pour rejoindre les clubs de la ville ou pour y affronter les grand maîtres qui y enseignent.

Malgré sa discrétion, Ip Man est reconnu dans toute la ville comme un expert de Kun Fu de type Wing Chun. Il vit un vie tranquille dans une grande et belle maison avec sa femme et son fils.

En 1937, l’armée impériale japonaise envahit la ville. La maison de Ip Man est réquisitionnée et sa famille est forcée s’installer dans une petite maison insalubre. Ip Man est alors obligé de trouver un travail pour nourrir sa famille. Il est embauché dans une mine de charbon quand le Colonel Miura, passionné de Karaté, commence à organiser des tournois d’arts martiaux entre japonais et chinois. Lorsqu’un de ses amis est porté disparu, il se décide à participer aux combats…

Affiche

Ip Man

Ip Man (2008)

Un très bon film de Kun Fu

Pas aussi kitch que les films de Kun Fu des années 80-90 et pas aussi rocambolesque que les films de Jackie Chan, Ip Man est très divertissant et l’action est bien filmée. Les acteurs ne volent pas dans les airs en donnant une dizaines de coups de pieds consécutifs, c’est réaliste et bien mis en scène. Donnie Yen joue son rôle de modeste maître en arts martiaux à merveille et rien que pour ça le film vaut le détour. Après j’ai quand même trouvé que l’enchaînement des différentes parties du film étaient un peu décousues et on voit bien que les décors sont un poil faux au début de l’histoire.

Combat

Scène de combat

Sans être époustouflant, Ip Man est un bon film, les scènes d’action sont très bien rendues et l’on ne s’ennuie pas.

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