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Expo 2010 : 3 bonnes raisons d’arriver à l’heure !

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Je serai en France pendant les 3 dernières semaines du mois de mai. Ne comptez donc pas sur moi pour vous parler de l’Expo avant juin (pour cela tournez vous plutôt vers Gaylor qui a déjà son pass 7 jours !). Pour tous ceux qui vont se ruer à Shanghai pour l’ouverture de l’Expo 2010, j’aimerais vous donner 3 bonnes raisons d’arriver à l’heure, voire en avance sur le site de l’Exposition.

Pour info, le site de l’Exposition Universelle sera ouvert tous les jours de 9 heures à minuit et les pavillons accueilleront les visiteurs de 9h30 à 22h30.

1. Limitation du nombre de visiteurs

Ce matin, j’ai lu une info parue sur le site Internet du gouvernement de la ville de Shanghai. Selon l’article, le nombre de visiteurs sera limité pendant toute la durée de l’Expo pour des raisons de sécurité. La limite est fixée à 600,000 personnes par jour. Le nombre de visiteurs est estimé à 400,000 par jour en moyenne.

Si le nombre de visiteurs dépassent les 500,000, les autorités commenceront à limiter les entrées et à 600,000, tous les moyens de transports qui desservent l’Expo (bus, métros et ferrys) seront arrêtés pour couper net le flux de touristes. Sachant que 90% des visiteurs devraient s’y rendre en transport en commun, ça risque d’être efficace.

Autant dire qu’il vaut mieux arriver sur place en avance, ce serait bête de se voir refuser l’entrée…

Notez qu’en ce qui concerne les taxis, seuls les nouveaux taxis certifiés Expo seront autorisés à approcher le site donc si vous prenez un autre taxi il faudra finir à pied.

2. 400,000 visiteurs par jour !

Si ça n’a pas déjà fait tilt dans votre tête, imaginez que 400,000 personnes vont se rendre sur le site de l’Expo, la majeure partie en métro (la ligne spéciale pour l’Expo doit d’ailleurs être gratuite). Les gens qui habitent à Shanghai savent comment ça se passe à l’heure de pointe ! Pendant plus de 180 jours, ça risque tout simplement d’être encore pire. Pour éviter de finir comme des sardines en boite prévoyez donc de partir un peu plus tôt.

3. De 9h à 9h30

Et bien oui, que se passe-t-il entre l’ouverture du site et l’ouverture des pavillons ? Bien sûr, rien ne vous empêche de courir pour être le premier devant l’entrée de votre pavillon favori, comme les shanghaiens courent pour être les premier à monter dans le bus arrivant à un arrêt. Vous pouvez également choisir d’admirer la cérémonie d’ouverture journalière qui doit avoir lieu tous les matins à l’entrée du parc.

Il ne me reste plus qu’à espérer qu’à mon retour, les choses se seront calmées. :)

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Dernier jour à Chengdu

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Avec un peu de retard, voici quelques mots de ma dernière journée à Chengdu où j’ai passé les vacances du Nouvel an chinois fin février.

J’avais déjà visité le centre de reproduction des pandas il y a 4 ans donc je n’étais pas très motivé pour y retourner. Je suis donc allé au musée de Jinsha (金沙博物馆 – jīnshābówùguǎn) que l’on m’a recommandé.

Le musée se trouve au milieu d’un parc. Je paye l’entrée 20 yuans. Ici aussi, il y a des lanternes et des décorations un peu partout. Un peu après l’entrée se trouve une scène sur laquelle se succèdent des spectacles plutôt médiocres. Pendant les vacances le parc du musée accueille en effet le Festival du Soleil de Jinsha (成都金沙太阳节 – chéngdū jīnshā tàiyáng jiē).

Festival du soleil - Chengdu

Festival du Soleil de Jinsha

En voyant ça j’ai bien rigolé. Chengdu ne connait qu’en moyenne 25 jours de soleil par an et trouve encore le moyen d’en faire un festival ! Les décorations ne valent pas celles de que l’on peut trouver au temple wǔhóucí, on s’arrêtera tout de même devant cette reproduction en papier des personnages d’Avatar.

Lanterne en forme d'Avatar au Festival du soleil - Chengdu

Lanternes chinoises Avatar style

Pas vraiment emballé ni par les décos ni par le spectacle, je me dirige vers le musée.

Ce que je n’avais pas calculé c’est que les 20 yuans que j’ai payé  à l’entrée c’est le prix du billet pour le Festival du Soleil. L’entrée du musée coûte elle 60 yuans (6€) !

Le musée de Jinsha a été construit sur un terrain destiné à accueillir un grand complexe immobilier. Le projet n’a cependant jamais eu lieu car en 2004 alors que les travaux avaient à peine commencé, les ouvriers sont tombés sur des vestiges datant du Royaume des Shu (221-263). Ce fut une des plus importantes découvertes archéologiques de ces 20 dernières années en Chine.

Le musée est constitué de deux bâtiments. Le premier abrite une partie des fouilles réalisées par les archéologues, on peut y lire des explications sur les objets trouvés et sur les fouilles en elles-même.

Fouilles au musée de Jinsha - Chengdu

Site des fouilles

Dans l’autre bâtiment, bien plus grand que le premier, sont exposées toutes les reliques qui ont été déterrées sur le site. Il y a de très belles pièces dont l’emblème de la ville de Chengdu (image ici) comme cette statue de tigre en pierre.

Statue de tigre au musée de Jinsha - Chengdu

Statue de tigre en pierre

On y trouve également de très beaux objets en jade ou en bronze, mais je préfère cette carapace de tortue gravée qui devaient servir pour des rituels religieux.

Carapace de tortue gravée au musée de Jinsha - Chengdu

Carapace de tortue gravée au musée de Jinsha - Chengdu

Carapace de tortue gravée

Il ne faut pas plus d’une heure ou deux pour faire le tour des différentes salles. C’est juste ce qu’il faut pour apprécier la visite sans se lasser et ça vaut presque les 60 yuans.

A midi, je m’offre mon dernier repas dans la capitale du piment. Je commande un de mes plats préférés, le huíguōròu (回锅肉), littéralement la viande qui retourne à la poêle ou Twice cooked pork en anglais que l’on appelle ainsi car la viande de porc est cuite dans l’eau avant d’être tranchée et sautée. Je ne pouvais pas quitter le Sichuan sans goûter au fameux tofu épicé local (麻婆豆腐 – mápó dòufu).

Hui Guo Rou et Mapou Doufu - Chengdu

Dernier repas à Chengdu

Je ne vous cache pas que je me suis régalé, et pour à peine plus de 30 yuans avec le riz et le thé offerts ! Je n’avais pas vraiment hâte de rentrer à Shanghai et sa cuisine fade et sucrée. Le retour n’a d’ailleurs pas été de tout repos.

Foule - Aéroport de Chengdu

Queue à l’aéroport de Chengdu

Comme vous pouvez le voir, l’aéroport de Chengdu était plein à craquer et j’ai passé les 2 heures de vol à côté d’un couple qui faisait plus de bruit que leur bébé… A l’arrivée à Shanghai il est 23h50. J’attends tranquillement ma valise quand une shanghaienne d’une vingtaine d’année se prenant pour une équilibriste tombe du Caddy sur lequel elle était perchée et atterri sur mes bagages à main. Point d’excuses ni même de sourire gêné, mais une bonne barre de rire avec son petit copain : je suis bien de retour à Shanghai !

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Temple Baoguang à Xindu

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Xīndū  (新都) que l’on pourrait traduire comme « Nouvelle ville » (dū ayant le sens de ville majeure ou capitale) est un district de la ville de Chengdu. Il se situe à 16 kilomètres au Nord-Est du centre ville et il faut environ 1 heure de bus sur une route en travaux pour s’y rendre.

Xindu

Ce nouveau district (fondé en 2001) n’est pas bien différent du reste de Chengdu, si ce n’est que, comme tout district éloigné de l’agitation du centre, la vie y semble plus tranquille.

Xindu abrite par contre un très beau temple bouddhiste, le temple Baoguang (bǎoguāngsì – 宝光寺) datant du 9ème siècle mais dont les principaux bâtiments datent du 17ème siècle. Le temple aurait été épargné pendant la Révolution Culturelle et on y trouve donc de très belles pièces encore intactes comme une impressionnante statue de Bouddha en Jade blanc.

Sur un des murs entourant la place située à l’entrée du temple, se trouve un grand caractère 福 (Fú), comme vous pouvez le voir sur la photo suivante. Mais d’ailleurs que font les chinois collés au mur ?

Caractère sur un mur du temple

Réponse : 摸福 (mōfú), c’est-à-dire caresser le bonheur !

Explications : il y a une marque jaune au milieu de la place à partir de laquelle il faut marcher les yeux fermés et la main en avant en direction du bonheur (environ 20 mètres). La légende veut que celui qui arrive à toucher le caractère du bonheur sur le mur sera sûr de trouver le bonheur. C’est pas mignon ? Par contre, les chinois sur la photo ont clairement triché en partant de bien moins loin. J’ai joué le jeu et malgré une concentration extrême je suis arrivé à au moins 10 mètres sur la droite. C’est donc une année de malheur qui m’attend ! :(

A l’intérieur du temple on trouve également une salle accueillant pas moins de 1000 Buddhas (que l’on ne peut malheureusement pas photographier). Il existe une procédure pour trouver quel Bouddha est votre protecteur dont je n’ai pas bien saisi tous les détails si ce n’est que j’ai du passer autant de Bouddhas que mon âge afin d’arriver devant mon protecteur.

En cette période de Nouvel an chinois, il y avait du monde dans le temple. Les chinois y viennent notamment brûler de l’encens et prier pour que cette année soit bonne. Je vous laisse donc avec une petite série de photos de ces brûleurs(ses) d’encens.

Brûler de l'encens au temple Baoguang - Xindu

Brûler de l'encens au temple Baoguang - Xindu

Brûler de l'encens au temple Baoguang - Xindu

Brûler de l'encens au temple Baoguang - Xindu

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Insolite : Qionglai, une ville de soldats

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Je vous disais hier que Qionglai abritait une important caserne militaire. En voilà la preuve en images (insolites)…

A la gare routière, les militaires et les policiers sont prioritaires.

Policiers et militaires d'abords - Qionglai

Soldier and policeman first

Au centre ville, on en croise un quitter son poste.

Soldat en fuite - Qionglai

Soldat en fuite

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Retour en bus couchette – Voyage en famille – Episode 14

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Lijiang n’est pas tout proche de Kunming, il y a à peu près 8 heures de trajet en bus. Nous n’avons pas trouvé de billets d’avion à un prix intéressant et passer la journée dans un bus ne nous enchantait guère. Nous avons donc choisi de quitter Lijiang et de rejoindre Kunming en bus couchette !

Les bus en Chine

Pas besoin de vous faire un dessin, la Chine est immense. Pour aller d’une ville à l’autre, on trouve donc souvent des transports de nuit. Il y a beaucoup de train de nuit mais aussi des bus.

Autant dans les villes que dans les campagnes, les réseaux de bus sont très denses et plutôt bien gérés. J’ai pris le bus à de nombreuses reprises lors de mes différents voyages en Chine et même si on a parfois des surprises, on peut vraiment aller partout à moindre coup.

Le bus couchette

Les bus couchette relient les villes éloignées, ils circulent de nuit et permettent de dormir d’économiser une nuit d’hôtel et de gagner un jour de voyage. A la place des sièges, on trouve trois rangées de lits sur 2 étages. Il y a environ 30 à 40 lits comme sur cette photo prise à l’entrée d’un bus entre Xi’An et Xining (trajet de 18 heures qui a en fait duré 28 heures à cause d’un arbre sur la route :) ).

Bus couchette

A l’intérieur d’un bus couchette

Lijiang – Kunming

J’ai donc convaincu mes parents de passer 8 heures dans allongés dans un bus. On a eu la chance d’être côte à côte par contre on était placés tout au fond du bus. Ca veut dire qu’on a été secoués pendant tout le trajet et qu’on a presque pas dormi.

C’était tout de même une bonne expérience. Mon père est assez grand et il avait les pieds qui dépassaient dans l’allée, ma mère s’est coupée le pied en se frottant à la structure métallique. Malgré ça, ils ont apprécié l’aventure.

Le plus dur, ça a été les nouilles de riz à 6 heures du matin dans un restaurant plus que sale, parce qu’on crevait de faim et que l’hôtel ne pouvait pas nous donner la chambre avant 8 heures.

Et vous, vous avez déjà pris un bus couchette ?

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Dali – Vacances en famille – Episode 11

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Le 4 octobre, nous prenons un bus tôt le matin pour Dali (大理), à environ 3 heures au nord de Kunming. Il y a un peu de pluie sur la route, mais ça se dégage à notre arrivée. Pour rejoindre la vieille ville, on prend un taxi. Les taxis à Dali sont extrêmement bon marchés, sauf pour se rendre dans la vieille ville: ils demandent tous un prix fixe de 50 yuans…

Une ville tranquille

Avec son centre piéton, Dali est une vieille ville très tranquille. Tellement tranquille qu’elle attire les excentriques de tous bords. On y trouve pas mal d’artistes, de gens qui ont quitté la ville pour ouvrir des bars et des étrangers pour les remplir. A Dali, on croise beaucoup de hippies et de babacool venus passer du bon temps, trainer dans les bars et fumer le cannabis local.

Des touristes chinois

Bien sûr, Dali attire également les touristes chinois. Sauf que comme toujours, ils s’agglutinent dans les rues principales, là où se trouvent les magasins. Il suffit de s’écarter un peu…

Dans la rue

Après Beijing et Kunming, on se trouve enfin dans un endroit où l’on peut se relaxer. La vieille ville de Dali n’est pas énorme, pas besoin de se presser.

Dans la rue - Dali

Dans la rue

Il semblerait d’ailleurs que tout le monde y réduise naturellement le pas, sauf les groupes de touristes chinois, évidemment. :)

Ruisseau - Dali

Ruisseau

Minorité Bai

Le Yunnan est la province chinoise qui abrite le plus de minorités ethniques. Dali est la ville de la minorité Bai. On croise beaucoup de femmes en costume se promener dans la ville.

Femme Bai - Dali

Femme Bai

A Dali, on trouve d’ailleurs beaucoup de tissu très colorés (bleu, orange, vert,…) et brodés qui servent de décoration, nappes ou tapis. On retrouve ce type de tissu dans la plupart des bars de la ville et dans de nombreux bars et restaurants de la province.

Enfin du fromage !

Le fromage est la spécialité de Dali, et c’est une aubaine pour les touristes français que nous sommes ! Ce fromage s’appelle rubing (乳饼), il est fait à partir de lait de chèvre. Dans la rue, on le trouve sous forme de crêpe que l’on appelle kao rushan (烤乳扇), ça se mange grillé avec une sauce sucrée.

Fromage grillé - Dali

Vendeuse de rubing grillé

Le fromage grillé sucré ça a un goût plutôt particulier. Mais après une ou deux bouchées hésitantes, on ne peut plus s’arrêter. Dans les restaurants de la ville, vous le trouverez aussi tout simplement sauté avec des tomates et du gingembre (fanqie chao rubing – 番茄炒乳饼), un vrai délice !

La nuit à Dali

Les rues de la vieille ville restent très animées à la tombée de la nuit. Le flot de touristes s’estompe un peu après 20 heures. Vient ensuite le temps de rejoindre un des bars de la ville, je vous conseille de vous écartez un peu des rues principales, vous tomberez peut-être sur un endroit sympa. Evitez les bars pour touristes du centre ou bien les bars à fumette comme le Bad Monkey. Par exemple, vous pouvez aller au Prajna Bar sur Renmin Road, c’est un tout petit bar tenu par une amie chinoise qui s’appelle Liz. On y croise pas mal de voyageurs.

Et tôt le matin ?

Comme dans beaucoup de villages touristiques, c’est tôt le matin que l’on croise les locaux. Ce n’est donc pas une mauvaise idée de se lever aux aurores, quitte à se recoucher après si vous avez fait la fête la veille. :)

D’autres photos par là.

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Pas loin de Shanghai, visitez Zhujiajiao

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Le weekend dernier j’ai passé une journée tranquille dans la petite ville d’eau de Zhujiajiao au sud de Shanghai.

Zhujiajiao (朱家角) est une ville d’eau typique des alentours de Shanghai avec ses petites maisons blanches aux toits typiquement chinois, ses ruelles exiguës et ses canaux au bord desquels il fait bon se promener.

Comment y aller ?

Pour s’y rendre depuis Shanghai, rien de plus simple. Il y a des bus qui partent toutes les demi-heures de la station de Pu’An Road (普安路), une rue au sud du Shanghai Museum et juste à côté du Baby Face. Le trajet prend entre 40 minutes et 1 heure en fonction du trafic et ne coûte que 12 yuans. Le dernier bus pour rentrer à Shanghai part à 21 heures. Pour les plus pressés, la course en taxi revient à 150 yuans.

Entrée de la vieille ville

Contrairement à Xitang, l’entrée de la vieille ville est gratuite. Il y a bien un guichet mais c’est pour acheter des tickets pour un tour en barque dans les canaux.

Les premiers pas dans le village se font dans de petites ruelles bordées de magasins pour touristes vendant tout et n’importe quoi. Le mieux est de ne pas trop s’attarder, car il y a plus intéressant à voir.

Entrée de la vieille ville - Zhujiajiao

Entrée de la vieille ville

Derrière les commerces

En s’éloignant un peu des commerces, les ruelles deviennent plus tranquilles. On ralentit le pas et on regarde à droit à gauche. Certaines petites maisons blanches ont l’air bien agréables.

Ruelle - Zhujiajiao

Ruelle plus tranquille

Le long des canaux sont installées de petites tables. On peut s’y arrêter pour manger, boire un thé ou une bière fraîche.

En remontant le canal depuis l’entrée, on finit par arriver au bout du village. De l’autre côté de la route toute neuve se trouve un très beau lac. Si la vieille ville est très fréquenté, le lac lui est quasiment désert. On y croise que quelques chinois qui se promènent tranquillement. Même s’il est écrit qu’il est interdit de se baigner, on peut se jeter à l’eau sans aucun problème, il suffit d’avoir pensé à prendre son maillot de bain.

Fin de journée en terrasse

Et après une journée bien remplie, rien de plus agréable que de se poser au bord des canaux, dans un des quelques bars du village, de siroter une bière bien fraiche. Le temps se radoucit, on entend presque aucun bruit et la nuit commence à tomber.

Soirée au bord du canal - Zhujiajiao

A la tombée de la nuit

Zhujiajiao est donc un endroit parfait pour échapper à l’agitation shanghaienne. Quand on y met les pieds on ne veut plus en repartir. Il est d’ailleurs possible de passer la nuit dans une auberge pour en profiter à fond.

Retrouvez les autres photos ici.

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Dispute entre shangaiennes

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Aujourd’hui j’ai assisté à une belle dispute entre deux shanghaiennes d’une trentaine d’années.

Ce midi, après avoir avalé un bon bol de nouille de riz au canard, j’ai pris le bus pour aller faire un peu de shopping. Je m’assois et je ferme les yeux, il y avait une petite brise j’aurais bien commencer une petite sieste.

Un des deux sièges derrière moi est mouillé et les gens hésitent à s’asseoir. Un chinois prend la place sèche, une autre chinoise hésite et finalement reste debout. A l’arrêt suivant, d’autres gens montent et une chinois arrive et pousse pour s’asseoir à la place libre derrière moi, il me semble qu’elle l’a juste un peu essuyée.

A ce moment-là, pour je ne sais trop quelle raison, la chinoise qui vient de s’asseoir et la chinoise qui avait préféré ne pas prendre la place commencent à s’engueuler. Comme souvent entre chinois ça commence doucement avant d’éclater, elles ont l’air de se reprocher quelque chose mais malheureusement je ne comprends pas bien le shanghaien. Ca dégénère quand la chinoise qui est assise se lève, elles se poussent l’une l’autre puis s’attrapent en criant de plus en plus fort.

Je crois entendre plusieurs insultes dont un très clair « Cao ni ma ! » (肏你妈 – nique ta mère) et elles finissent pas se taper dessus tout en continuant leur flot d’insultes. Pendant se temps le chauffeur s’arrête, les gens regardent avec agacement et la vendeuse de ticket crie aussi pour leur demander d’arrêter.

Finalement elles se calment un peu, le bus repart. La chinoise qui est debout passe un coup de fil, je crois qu’elle a pris une photo avec son portable. Quelques arrêts plus loin, celle qui était assise se lève pour descendre du bus et l’autre refuse de la laisser passer. Elle lui bloque le passage, je crois qu’elle veux la faire descendre au même arrêt qu’elle, elle a du appeler quelqu’un.

En poussant un peu et avec l’aide d’autres passagers, elle arrive à passer. Au moment de sortir, elle se prend un coup de la part de l’autre chinoise qui est encore à l’intérieur du bus, elle remonte et répond par quelques coups d’ombrelle, se prend plusieurs coups de pied et finit par filer.

J’ai pas bien compris pourquoi elles se sont battues mais ça devait pas être une raison pour en arriver là. Tout ça pour ne pas perdre la face… Les Chinois n’aiment pas perdre et encore moins sortir rabaissés d’une confrontation. Ca donne parfois des situations ridicules comme celle-ci.

Le pire dans tout ça c’est que je n’ai pas pu faire ma sieste et que j’en ai encore mal aux oreilles…

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Indifférence

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Ce soir vers 21 heures, j’attendais le bus avec une amie. En tout il y avait une dizaine de personnes à l’arrêt de bus. Il ne faisait pas extrêment chaud, mais le temps était tout de même lourd.

Tout à coup, une jeune femme s’est littéralement écroulée. Elle est tombée en arrière, de tout son long. Son crâne a frappé le sol violemment, produisant un bruit sourd qui m’a fait frissonner.

Tous les gens autour de moi se sont retournés, mais personne n’a bougé le petit doigt ! Je suis tout de suite allé vers la jeune femme avec mon amie pour lui demander si tout allait bien et je suis allé acheter une bouteille d’eau à la supérette à côté de l’arrêt de bus. A mon retour, elle s’était relevée, elle a bu un peu d’eau et a dit qu’elle allait bien. C’est la chaleur qui l’a faite tomber dans les pommes.

Pendant ce temps, tout le monde semblait regarder ailleurs, ne suivant la scène que du coin de l’oeil. Après coup, j’ai été stupéfait d’une telle indifférence… Au moment où la jeune femme est tombée, tout le monde l’a bien vue mais personne bouger. Chacun pour soi ! Vous pourriez mourir en pleine rue que personne ne s’arrêterait. Je ne sais pas si c’est la mentalité shanghaienne qui est comme ça ou si c’est quelque chose de plus général.

Ca me rappelle l’histoire d’un vieux (toujours en Chine) qui était tombé en voulant monter dans un bus, un jeune homme l’a amené jusqu’à l’hôpital et le vieux l’a accusé de l’avoir pousser. Au final, le jeune homme avait du payer les frais médicaux…

Bref, la demoiselle a repris ses esprits, elle s’est reposée quelques minutes contre un poteau avant de prendre un taxi. Elle nous a assuré qu’elle n’avait rien, mais ce qui est sur c’est qu’elle aura au moins une grosse bosse demain matin !

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Des briques dans les bus

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J’ai lu une info assez marrante ce matin :

Une mesure radicale a été prise par la société des transports intercommunaux de Harbin (nord de la Chine) qui en avait marre que ses marteaux ‘casse-vitre’ soient constamment volés. Elle a décidé de remplacer les marteaux par des briques. Les briques sont peintes en jaune et portent le mot « secours ». Le porte-parole de la société a déclaré que cette mesure serait également plus simple pour les usagers du bus en cas de danger.

Je trouve ça très fort ! C’est certain, il est plus facile casser une vitre avec une brique qu’avec un pauvre marteau en plastique et il y a peu de chance pour qu’elles soient volées. :)

Et pour remettre l’info dans son contexte :

  1. Je prends le bus tous les matins depuis plus 6 mois pour aller travailler et je n’en reviens toujours pas qu’on puisse mettre autant de monde dans un volume pourtant limité.
  2. Et donc quand un incident se produit, ça donne ça (attention, certaines images sont choquantes).

Mais ne vous inquiétez pas pour moi, j’ai toujours un pavé dans le sac ! :)

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