Anglais

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Chinglish du matin sur CCTV News

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Tout le monde ne devait pas être bien réveillé ce matin sur CCTV News, la chaîne d’information chinoise en langue anglaise (anciennement CCTV9)…

Pour preuve ce petit chinglish dans les sous-titres de l’interview d’un expert en énergie.

How pubic be better informed?

 » Comment les pubiens peuvent être mieux informés ?  » Je vous le demande !

– Woods

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Pourquoi je lis de plus en plus de contenu en anglais ?

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Je suis l’actualité chinoise de près depuis quelques (maigres) années et je me rends compte maintenant que je lis plus de contenu en anglais qu’en français… Je pense qu’il est intéressant de comprendre pourquoi.

Côté blog

Lorsque j’ai commencé à écrire ici en mai 2008, j’ai forcément commencé à aller voir ce qui se faisait au tour de moi en matière de blogs sur la Chine. J’ai commencé à lire Si Mao Savait… le blog de Charles, et des blogs plutôt journalistiques comme Journal d’un chinois de Cai Chongguo, Quand la Chine déblogue de Brice Pedroletti et Correspondance le blog de Bruno Birolli (malheureusement ces 3 blogs ne sont plus du tout ou plus beaucoup actifs). J’ai maintenant étoffé un peu ma liste, mais la part de blogs anglophones n’est pas très importante.

Je crois que je n’ai pas spécialement cherché de blogs en anglais parce que je n’en ressentais pas le besoin. C’était d’ailleurs sûrement une erreur car les quelques blogs étrangers que j’ai commencé à suivre sont d’assez bonne qualité, CHINAYOUREN ou Speaking of China par exemple (je vous laisse découvrir si vous ne connaissez pas). Il y a une réelle différence avec ce qui se fait en langue française, je ne dis pas qu’il n’y a pas de bons blogs francophones, au contraire, mais les sujets sont souvent bien différents des quelques blogs anglophones que je suis.

Actualité chinoise

J’ai toujours suivi les articles du Monde quand ils passaient sur ma page iGoogle mais il n’y a pas de flux spécialement pour la Chine ou même pour l’Asie. J’ai passé un peu de temps sur Chine Informations et j’ai vite arrêté avant que le site ne fasse plus que publier des dépêches de Xinhua et du Quotidien du Peuple (et aussi après que la lecture des commentaires ait commencé à menacer ma santé mentale). Dans un autre registre, Aujourd’hui la Chine publie pas mal de dépêches AFP et quelques articles maison, c’est mieux mais pas encore ça.

Je ne connais peut-être pas tous les sites francophones d’actualité mais je n’ai pas vraiment trouvé ce que je cherchais dans la presse française. Du coup, la source d’information la plus intéressante sur la Chine, je la lis en anglais sur le site du Telegraph. Leurs articles sont pertinents, documentés et très variés, c’est vraiment un plaisir à lire. Et le must : ils ont une catégorie « Chine » avec un flux RSS dédié.

Les « inclassables »

Le plus grand vide se situe entre les deux, entre les journaux et les blogs.

On trouve par exemple en anglais des sites qui traduisent des faits divers et des posts de forums chinois. Les plus célèbres sont ChinaSMACK et ChinaHush. L’accent est mis sur la culture Internet chinoise, avec ses codes et son vocabulaire. Ces 2 sites webs sont aussi passionnants qu’incontournables ! Et il y en a d’autres, on peut aussi lire des blogs d’actualité sur lesquels interviennent plusieurs blogueurs qui argumentent, donnent leur avis ou traduisent des articles de blogueurs chinois. Je pense par exemple à ChinaGeeks.

Ces sites n’ont pas d’équivalent francophone et c’est là que l’on se rend compte que le contenu en français en rapport avec la Chine est malheureusement bien maigre…

Conclusion

Je lis de plus en plus en anglais parce que je trouve plus de contenu qui corresponde à ce que je cherche. Sur le web francophone, on trouve de bons blogs de voyageurs ou d’expatriés en Chine avec des anecdotes, des photos, des voyages, des histoires de la vie de tous les jours, etc. Mais dans les autres catégories il n’y a pas ou très peu de choix…

Qu’est-ce que vous en pensez ? Si vous n’êtes pas d’accord, n’hésitez pas à partager vos liens.

– Woods

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Juste avant l’Expo, petit chinglish dans le métro

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Comme vous le savez sûrement, l’Exposition Universelle de 2010 va ouvrir ses portes en mai à Shanghai. Bien entendu, la ville de Shanghai a lancé une campagne de civilisation accélérée de ses habitants et de nettoyage de la ville en vue de l’événement, avec des idées aux moins aussi ridicules que le Guide du supporter discipliné auquel on avait eu droit pendant les Jeux Olympiques.

Parmi les différentes campagnes, le Chinglish devait disparaître de la ville… Comme vous pouvez voir sur cette photo prise hier sur la ligne 2 du métro à People Square, c’est pas encore gagné.

No throughf are - Shanghai

Petit chinglish dans le métro

– Woods

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Question d’apparence

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Un ami espagnol vient de trouver un petit boulot dans une école de langue. Sauf que contrairement à ce que j’imaginais, ce n’est pas comme prof qu’il a été embauché.

Il doit se présenter à un endroit indiqué par l’école, retrouver un groupe de chinois et distribuer, pendant environ un heure, des tracts de l’école à des enfants, le tout agrémenté de sourires et de quelques « Hello !« . La séance lui rapporte un peu plus de 400 yuans (40 euros) !

Tout est fait pour attirer les élèves, et la présence d’un étranger est un gage de qualité. Il n’y a que l’apparence qui compte.

– Woods

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Acheter de faux livres à Shanghai

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Ce soir je devais rejoindre quelqu’un à la sortie du métro à Century Avenue. Comme j’avais un peu d’avance, j’ai jeté un coup d’oeil aux livres d’un vendeur de rue. Il avait une petite collection de livres en anglais.

J’ai demandé le prix de Norvegian Woods de Murakami, je ne l’ai pas encore lu celui-là. Il me le vendait 20 yuans (2 euros). A ce prix, pas besoin de préciser que les livres sont faux, même si ils ont l’air neufs et sous plastique. J’ai demandé à l’ouvrir pour voir, « que si tu le veux ! » me dit le vendeur. J’ai dit ok, ce n’est pas cher du tout de toute façon. En ouvrant le livre, cela se voit bien que ce n’est pas un vrai, mais c’est beaucoup mieux que la version de The Girl in the Picture que j’ai récupéré chez une amie.

J’avais déjà acheté quelques vrais bouquins en anglais (il y en a très peu en français) dans la grande librairie de Fuzhou Lu, près de People Square. Un bouquin vaut entre 70 et 200 yuans (7 à 20 euros), soit presque 5 à 10 fois le prix d’un roman chinois. A ce prix-là, on peut se payer 3 ou 4 faux bouquins. Bon après il faut faire un peu attention à la qualité.

– Woods

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A Concise Chinese-English Dictionary for Lovers

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A Consise chinese-english dictionnary for lovers, c’est l’histoire d’une jeune chinoise qui arrive à Londres pour apprendre l’anglais. Elle écrit son aventure dans un anglais à la limite du compréhensible.

Le livre est découpé en courts chapitres, correspondants à un mot ou à une expression anglaise en rapport avec l’histoire. Je pense que ce livre n’est disponible qu’en anglais, tout l’intérêt réside d’ailleurs dans l’écriture en anglais.

Pour lire ce livre et l’apprécier à sa juste valeur, je dirais qu’il faut comprendre le chinois presque aussi bien que l’anglais. La façon de parler du personnage est typiquement chenglish. On y retrouve beaucoup de mots ou expressions chinoises traduites mot à mot.

En plus du style d’écriture très particulier, ce livre raconte toute l’incompréhension que peut ressentir une jeune chinoise débarquant dans un pays occidental. Elle n’est pas vraiment paumée mais surtout un peu naïve et innocente. Elle tente de comprendre par elle-même la culture occidentale.

La grande partie de l’histoire tourne autour de sa relation avec un homme de 20 ans son ainé, végétarien et bisexuel (rien que ça !).

Si vous lisez l’anglais, procurez-vous ce bouquin !

– Woods

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Le logo de la CCTV va-t-il changer ?

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Selon une loi datant de 2001 portant sur les normes de la langue orale et écrite chinoise, les logos des organes de communications nationaux doivent être écris en Chinois.

Or les logos de la CCTV (Central Chinese Television) comportent tous cette abréviation anglaise, mais cela depuis au moins 30 ans.

Logos des chaînes de CCTV

Le 4 février, le directeur du Conseil de la langue orale et écrite chinoise a déclaré :

« La langue utilisée pour les logos de télévision doit être conforme à la loi qui promeut la culture nationale. »

Après la sortie de la loi, il leur aura quand même fallu 8 ans pour se rendre compte que même la télévision nationale, suivie par des centaines de millions de personnes en Chine et dans le reste du monde, ne respectait pas la règle.

Cette affaire semble être prise très au sérieux, le Quotidien du Peuple poursuit :

Le fonctionnaire a annoncé que son département et d’autres départements de l’Etat étaient à la recherche des compagnies qui utilisent des logos en langues étrangères, et les résultats sont attendus au début du mois prochain.

J’ai du mal à croire qu’en pleine période de crise, des départements de l’Etat se mettent à traquer les entreprises utilisant des logos en langue étrangère… C’est quand même un peu ridicule.

Source : Quotidien du Peuple

– Woods

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Happy 牛 year !

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Pour les non sinophones : 牛 veut dire boeuf et se prononce niu (« ni-eau »), je vous laisse deviner le jeu de mot sachant que 2009 est l’année du boeuf. :)

Happy Niu Year

Bonne année du boeuf !

2008 était l’année du rat, sensée être mon année en Chine. Je ne sais pas si ça m’a effectivement porté chance mais ça aura été une bonne année pour sûr !

En 2008, j’ai mis fin en beauté à ma vie d’étudiant, et j’ai commencé la vie active en Shanghai. Je n’étais jamais venu à Shanghai parce que je ne pensais que cette ville était spécialement intéressante. Mais je dois dire que j’ai été plutôt agréablement surpris.

L’été a été chaud comme jamais mais l’air ici n’est pas aussi pollué qu’il l’est à Beijing ou Xi’An… La ville est plus ou moins propre en fonction des quartiers mais bien plus propre que Xi’An. L’hiver est pour l’instant froid mais le ciel est très souvent bleu.

A part ça, ça reste Shanghai la vicieuse, la ville où tout est possible pour peu qu’on en ait les moyens. Shanghai c’est aussi la ville des expatriés, une grande partie des bars, restaurants, commerces,… ciblent quasi exclusivement les étrangers avec des prix exorbitants et des produits occidentaux. Pour moi, Shanghai ce n’est pas la Chine !

Pour faire la fête, Shanghai est un endroit plutôt génial, hormis les prix de certains endroits. Mais le soucis c’est que quand on cherche à faire autre chose, les options se comptent sur les doigts d’une seule main. Un étranger à Shanghai finit donc en général par : 1. sortir en boîte 2. sortir dans un bar 3. sortir dans un restaurant 4. aller au salon de massage 5. regarder des DVDs pirates à 60 centimes d’euro…

Je râle, mais j’ai toujours aimé critiquer (ça va en faire sourire certains j’en suis sûr !). Au final je me plais quand même à Shanghai, ma vie ici est plutôt sympa.

Je commence à préparer un peu mes projets pour 2009, je vais pas pouvoir bouger beaucoup mais je vais faire au mieux. Je vais surtout commencer par sortir mon appareil photo plus souvent et essayer de me remettre au chinois…

Bon, ça sera tout pour les résolutions, faut penser à en laisser un peu pour l’année prochaine.

– Woods

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Tu parleras Anglais mon fils !

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Hier soir en sortant du métro, je prends l’escalator et j’entends parler Anglais. Je me retourne brièvement et je vois une chinoise d’une trentaine d’année au téléphone.

Elle dit, avec un Anglais très haché « How – issss – youuur – daaad ? ». Pas besoin de réfléchir trop longtemps pour comprendre qu’elle a son fils (ou sa fille) à l’autre bout du fil. Elle répète une ou deux fois, puis elle le redit en chinois « Comment va ton père ? ». Elle souffle finalement la réponse, répétée aussi deux fois, « Heee isss fiiiiineee ! ».

C’est pas en France qu’on verrait ça ! :)

En Chine et surtout à Shanghai, maitriser l’Anglais (même un tout petit peu) c’est un signe ostentatoire de réussite. Alors les enfants sont forcés, poussés, encouragés dès leur plus jeune âge à parler Anglais, à grands renforts de cours extra-scolaires, de livres hors de prix et de profs particuliers anglophones à au moins 20 euros de l’heure.

Il y a 3 ans, je me rappelle à quel point j’étais étonné de voir les étudiants de l’université de Xi’An réciter des pages de vocabulaire d’Anglais, le matin tôt dans les parcs, alors qu’il fasait même pas 5 degrés !

Finalement, avant de sortir de la station je l’entends poursuivre en chinois « Demande comment va maman ! »…

– Woods