Mon retour à Shanghai le 29 septembre s’est globalement bien passé, même si un peu fatigant. Après 2 semaines en France j’ai vite repris ma place au milieu des Chinois et de leur réputée délicatesse.
En attendant mon second avion à l’aéroport de Dubai, une voix annonce que l’embarquement se fera par zone et que les passagers sont invités à se lever quand la zone indiquée sur leur ticket est appelée. C’est super pratique, ça évite que tout le monde fasse la queue et que ceux qui s’assoient à l’avant de l’avion s’assoient en dernier.
Lorsque l’heure d’embarquer est arrivée, l’hôtesse commence donc par appeler les personnes étant en première classe et en classe affaire, ainsi que les personnes ayant des enfants. C’est à ce moment que j’ai réalisé que « ça y est je retourne en Chine ». Tous les chinois se sont levés d’un coup, tous en même temps (ça avait quelque chose de très militaire) et se sont précipités vers la porte d’embarquement. Exit les familles accompagnées d’enfants, exit les premières classes et exit l’embarquement par zones ! La loi de la foule reprend ces droits, premier arrivé = premier servi. Je reste époustouflé par ce manque de retenue qui s’affiche devant moi. Les hôtesses ont bien essayé d’expliquer « non monsieur, de ce côté c’est la file pour les premières classes », et puis elles n’ont finalement jamais appelé aucune zone ! Moi, j’ai tranquillement attendu que tous le monde soit passé pour me lever tranquillement et embarquer sans faire la queue, comme quoi pas besoin d’être en première pour ça ! [superemotions file="icon_biggrin.gif" title="{#superemotions_dlg.biggrin}"]
L’avion, c’est pas comme le bus, chacun a sa place numérotée, où est l’intérêt d’être le premier à bord ? La population chinoise a toujours été énorme, et de tout temps gérer un tel nombre de personnes a été un des problèmes principaux des dirigeants. Il est donc naturel pour un chinois de se presser pour avoir une place dans le bus, d’attendre une heure devant un restaurant qu’une table se libère, de se bousculer pour une promotion dans un magasin ou voir pire par le passé, pour avoir un peu de quoi manger. Ca doit justifier un peu ce genre de comportement : être le premier, ne laisser personne passer devant, bousculer,… tout ça pour ne pas se faire écraser, ne pas être perdu dans la masse.
Ca m’a bien fait sourire sur le moment, mais quand dans l’avion je me fais réveiller par le râclement de gorge du mec assis derrière moi (et que d’ailleurs les 3 rangées de devant se retournent avec dégoût), la délicatesse à la chinoise c’est tout de suite moins marrant !
– Woods
