Amour

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Air Doll (2009)

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Air Doll (Kûki ningyô) est un film japonais de Hirokazu Koreeda qui faisait partie de la sélection Un certain regard au Festival de Cannes 2009. Je connaissais déjà Koreeda, qui a réalisé l’excellent Nobody knows, prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes 2004.

Air doll

Nozomi (Doona Bae), c’est le nom que lui a donné Hideo (Itsuji Itao), en souvenir d’une autre femme. Nozomi est une poupée gonflable, un objet sexuel ayant pour seul but d’assouvir ses moindres désirs. Il lui parle et la traite comme un être humain mais elle reste immobile. Tout du moins jusqu’au jour où elle prend vie, comme par miracle. Tout doucement, elle prend conscience du monde et sort l’explorer, timidement. Elle épouse petit à petit des traits humains, « j’ai trouvé un coeur » dit-elle. Pourtant, elle reste inerte face à Hideo, elle ne veut pas qu’il sache. Elle sort tous les jours et revient avant qu’il ne rentre du travail. Pendant ses virées, elle fréquente un magasin de DVDs où elle se met à travailler. C’est là qu’elle rencontre Junichi (Arata), jeune employé du magasin, dont elle va tomber amoureuse.

La beauté du film repose principalement sur les épaules de Doona Bae qui joue ici un rôle extraordinaire. Son corps et son visage se confondent avec la poupée à tel point que l’éveil, est aussi beau du point de vue visuel que du point de vue de l’interprétation. On peut également noter que la représentation de l’innocence et de la prise de conscience de la vie, de la vieillesse puis de la mort est très bien rendue, nous rappelant que nous sommes tout aussi fragiles que cette poupée gonflable…

– Woods

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Hear Me (2009)

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Hear me (听说) est un film taiwanais de Cheng Fenfen (son premier film si l’on en croit imdb), avec la jeune et jolie Ivy Chen et Eddie Peng que j’ai déjà vu dans My DNA says I love you (comédie romantique regardable) et Exit No. 6 (que j’avais plutôt bien aimé).

Hear me

Synopsis

Tian Kuo est livreur dans le restaurant de ses parents. Alors qu’il effectue une livraison de Meal boxes pour une équipe de nageurs malentendants, il fait la connaissance de Yang Yang, venue assister à l’entrainement de sa soeur. Yang Yang aussi est malentendante mais cela n’empêche pas Tian Kuo de tomber amoureux d’elle. Les deux jeunes communiquent donc en langage des signes, essayant de se comprendre l’un l’autre…

Une bonne retranscription des sentiments

Les deux acteurs principaux ont du énormément travailler pour préparer le film, ils sont très crédibles et semblent bien maitriser la langue des signes. J’ai vraiment apprécié la façon dont les sentiments sont retranscrits, à défaut de pouvoir les entendre, on se concentre sur les gestes et les expressions des deux personnages. Au final, les sentiments passent presque mieux avec les signes que si ils avaient pu parler, ce qui donne au film un vrai plus.

Le scénario en lui-même n’est pas très évolué et on notera au passage que l’histoire du père parti en Afrique pour une mission humanitaire en laissant derrière lui ses deux filles sourdes est peu crédible. Mais ce n’est pas là où se situe l’intérêt du film.

Les deux acteurs principaux

Hear me est vraiment touchant, il m’a de suite rappelé l’excellente série japonaise Orange days qui raconte l’histoire d’un étudiant japonais tombant amoureux d’une jeune violoniste malentendante. L’utilisation de langue des signes pendant la majeure partie du film nous oblige à suivre les expressions des personnages pour comprendre ce qu’ils ressentent.

J’ai toujours été fasciné par la langue des signes, car même si elle est régie par des règles comme toutes les autre langues, son utilisation et son interprétation restent plutôt libres. A plusieurs reprises pendant le film, on voit Tian Kuo travailler l’enchainement d’une série de signes afin de la rendre artistique (un peu comme de la poésie) afin de faire rire ou sourire Yang Yang. Cette langue peut être en même temps très artistique et très frustrante, imaginez devoir se disputer en langue des signes : vous pouvez faire de grands gestes, effectuer les signes de façon plus agressive et froncer les sourcils, mais jamais vous ne pouvez crier…

Si vous en avez l’occasion, je vous conseille de voir Hear me. Restez indulgent quant à son scénario simpliste, vous passerez un bon moment.

– Woods

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Norwegian Wood de Haruki Murakami

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J’avais acheté ce livre à Century Avenue chez un vendeur de faux bouquins anglais. J’avoue que j’ai mis un peu de temps à le finir… Déjà je lisais un autre bouquin en même temps (que j’ai pas fini non plus d’ailleurs :roll: ) et en plus j’ai déménagé à 5 minutes de mon boulot donc j’ai plus 2 heures de transport par jour pour lire ! (je sais c’est assez naze comme excuse)

Norwegian Woods coupe avec le style habituel de Murakami, pas de scénarios épiques comme dans La Course au Mouton Sauvage ou Dance Dance Dance, pas d’histoires interconnectées comme dans Kafka sur le rivage ou The Wind-Up Bird Chronicle, mais une simple histoire d’adolescent, presque autobiographique. Le titre est tiré d’une chanson des Beattles mentionnée plusieurs fois dans le livre.

Toru Watanabe est étudiant à Tokyo à la fin des années 60. Alors que le Japon est secoué par d’importantes manifestations étudiantes, Toru ne semble pas intéressé par toute cette agitation. Il apporte plus d’importance à ses problèmes de coeur. Il tente de prendre soin de Naoko, secrète et un peu renfermée mais ne semble pas arriver à percer sa coquille. C’est à ce moment que Midori entre dans sa vie, pétillante et un peu cinglée, elle s’intéresse tout de suite à lui. Il se trouve peu à peu attiré par les deux.

Cette fois, Murakami nous raconte une histoire sans artifice, et ça marche. Pas étonnant que ce livre ait marqué toute une génération de jeunes japonais. Et comme pour Waiting de Ha Jin, Norwegian Wood sera aussi adapté au cinéma. Selon IMDB le film serait en post production.

Si vous avez lu quelques Murakami, cette histoire devrait vous plaire, si vous n’en avez pas lu, commencez par les deux premiers que je mentionne en début d’article.

Une idée pour le prochain ? Je pensais à After Dark ou After the Quake, mais ça dépendra surtout de ce que je vais trouver…

– Woods

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Le marché aux fiancés

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Shanghai, un dimanche comme un autre, au détour d’une allée de People Square, une centaine de chinois plutôt âgés sont regroupés. Ils ont tous en main une feuille de papier et semblent marchander…

Marché aux fiancés - Shanghai

Le marché aux fiancés

Nous sommes en fait au marché aux fiancés. Des parents viennent chercher le partenaire idéal pour leur enfant ! Ils ont noté sur une feuille des informations sur leur fils ou leur fille et cherchent d’autres parents ayant aussi un fils ou une fille à marier.

Le principe peut choquer certains d’entre vous, moi je trouve ça bizarre et comique en même temps. Est-ce que les enfants travaillent tellement qu’ils n’ont pas le temps de chercher l’amour ou bien est-ce que les parents sont désespérés au point d’en arriver là ? Ce qui me dérange c’est surtout le fait qu’au lieu de mettre une photo de leur enfant, les parents écrivent son salaire… L’argent est plus important que tout le reste à Shanghai, je n’aime pas vraiment ça !

Mais revenons-en à nos parents. Voici comment procéder :

Ecrire son genre, son âge, sa taille, sa ville de naissance. Ne pas oublier de mentionner son travail et son salaire. Décrire la personne que l’on recherche, sur la plupart des listes il semble que les gens qui fument ou boivent ne sont pas très appréciés. :) Enfin, suspendre la description à un arbuste ou sur un muret et attendre que des intéressés se rapprochent…

Marché aux fiancés - Shanghai

Description suspendue

Il est également possible de se référencer dans un petit carnet, mais je ne sais pas trop comment ça marche, je vais me renseigner… Je pense que le référencement peut être assez efficace mais le tri ne doit pas être vraiment évident !

Marché aux fiancés - Shanghai

La méthode du référencement

Une fois que quelqu’un est intéressé commence la phase la plus intéressante, la négociation ! :) Il faut voir ce que les parents en face ont à offrir et discuter pour en savoir plus sur le ou la futur(e)…

Marché aux fiancés - Shanghai

Négociations

En tout cas ce qui est sûr, c’est qu’on doit essayer ça. Je ne sais pas comment vont le prendre les chinois si ils voient débarquer des étrangers mais rien que d’y penser ça me fait déjà marrer. Je vous tiendrai bien sûr au courant ! :p

Le reste des photos se trouve ici.

– Woods