Culture Archive

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Drapeaux rouges

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Je vous propose une photo prise à Nanluoguxiang (Beijing) pendant la fête nationale.

Nanluoguxiang by night - Beijing

Sous les drapeaux rouges

Ca vous plaît ?

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Waiting de Ha Jin adapté au cinéma

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Waiting, le très bon roman de Ha Jin, devrait être adapté au cinéma cette année avec notamment Takeshi Kaneshiro dans le rôle de Lin Kong et Zhang Ziyi dans le rôle de Manna Wu.

J’avais beaucoup apprécié cette histoire d’un docteur chinois qui, après être tombé amoureux d’une infirmière, rentre chaque année dans sa campagne pour tenter de divorcer avec sa femme.

Il y a quelques semaines, on apprenait la future adaptation de Wolf Totem par Jean-Jacques Annaud. Espérons que ces deux films soient aussi bons que les livres desquels ils sont tirés.

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Sophie’s Revenge (2009)

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Sophie’s Revenge (非常完美 – La revanche de Sophie) c’est le dernier film de Zhang Ziyi. C’est la première comédie romantique de l’actrice et aussi la première fois qu’elle travaille comme producteur sur un film. Notez aussi que le budget de Sophie’s Revenge est estimé à 5 millions d’euros, ce qui est énorme pour une comédie en Chine.

Synopsis

L’histoire se passe à Taiwan. Sophie (Zhang Ziyi) est une jeune dessinatrice qui vient de rompre avec son fiancé Jeff. Elle est d’autant plus triste que ce dernier l’a quittée pour rejoindre Joanna (Fan Bingbing), une actrice aussi belle que célèbre.

Mais Sophie ne compte pas en rester là. Avec l’aide de Gordon, un jeune homme qu’elle vient de rencontrer par hasard, elle va enchaîner les plans farfelus pour récupérer son fiancé.

Affiche

Sophie's revenge

Sophie’s Revenge

Agréable mais prévisible

Graphiquement, le film est très agréable. De temps à autres, des animations 3D ou des bouts de dessins animés se mêlent aux images. C’est bien rendu et ça donne un petit quelque chose de spécial à cette comédie.

Zhang Ziyi joue très bien son rôle de jeune fille un peu rêveuse et un peu folle qui imagine tout un tas de scénarios pour récupérer son petit ami. Le style du personnage est complètement à l’opposé de ses précédents rôles et pourtant elle a l’air très à l’aise.

Après, le film reste une comédie romantique (pas forcément mon truc), c’est-à-dire que l’intrigue est ultra prévisible. On sait dès les premiers instants comment ça va se terminer l’histoire et on peut facilement deviner la fin de chaque plan mis au point par Sophie au moment même où celui-ci commence. Mais le film se laisse tout de même regarder, probablement parce qu’il y a nettement moins de situations grotesques que dans la majeure partie des comédies romantiques asiatiques.

Comme ce n’est pas vraiment mon genre de film, je ne vous inciterai ni ne vous déconseillerai de le voir. Par contre, si vous le regardez, dîtes-moi ce que vous en pensez !

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Overheard (2009)

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Overheard (窃听风云 – qie ting feng yun) est le tout dernier film policier hongkongais de Felix Chong et Alan Mak. On y retrouve le toujours excellent Ching Wan Lau (Mong Bat Liu, Mad Detective, etc).

Synopsis

Une équipe de police spécialisée met sur écoute Feng Hua International, une grande entreprise hongkongaise soupçonnée de manipulations financières.

Un soir, deux des membres de l’équipe surprennent une conversation où le patron de l’entreprise explique que le cours de l’action Feng Hua International devrait grimper vertigineusement. Ayant tous les deux besoin d’argent, les deux flics ne retranscrivent pas l’intégralité de la conversation et décident d’investir toutes leurs économies.

Leur chef d’équipe, se doutant de quelque chose, finit par les démasquer mais décide de les couvrir. A l’ouverture de la bourse, le cours de l’action s’envole comme prévu, tellement que les enchères sont stoppées. Craignant que la chute soit plus vertigineuse encore, les trois flics élaborent un plan pour sortir de cette situation délicate.

Affiche

Overheard

Overheard

Mon avis

Dans son genre, Overheard est un très bon film. Il ya du suspens de l’action, des rebondissements, bref tout ce que l’on cherche dans un bon policier hongkongais. Et puis ça me fait plaisir de revoir Ching Wan Lau parce que j’adore cet acteur. Je trouve qu’avec l’âge, il joue de mieux en mieux.

L’intrigue est bien ficelée, on est très vite absorbé par l’ambiance du film et son côté espionnage. Contrairement à pas mal d’autres films hongkongais, on a pas affaire ici à des flics pourris qui travaillent pour la mafia, mais à des hommes qui décident de cacher des preuves et de les utiliser à des fins personnelles.

Malheureusement, alors que l’intrigue sort des sentiers battus dans la première moitié du film, elle y revient à grand pas dans la seconde. C’est plutôt dommage. On retrouve les grands classiques : assassinat, vengeance, mafia, etc.

Malgré une petite déception quant à l’intrigue, Overheard reste un bon film à vous procurer chez votre marchand de DVD pirates préféré !

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Ip Man (2008)

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Ip Man est un film semi-autobiographique de Wilson Yip qui raconte l’histoire du maître de Bruce Lee. Le personnage principal est joué par l’excellent Donnie Yen.

Synopsis

Dans les années 30, la ville de Foshan dans le Guandong (province de Canton, sud de la Chine) est célèbre dans toute la Chine pour ses écoles d’arts martiaux. On vient de tout le pays pour rejoindre les clubs de la ville ou pour y affronter les grand maîtres qui y enseignent.

Malgré sa discrétion, Ip Man est reconnu dans toute la ville comme un expert de Kun Fu de type Wing Chun. Il vit un vie tranquille dans une grande et belle maison avec sa femme et son fils.

En 1937, l’armée impériale japonaise envahit la ville. La maison de Ip Man est réquisitionnée et sa famille est forcée s’installer dans une petite maison insalubre. Ip Man est alors obligé de trouver un travail pour nourrir sa famille. Il est embauché dans une mine de charbon quand le Colonel Miura, passionné de Karaté, commence à organiser des tournois d’arts martiaux entre japonais et chinois. Lorsqu’un de ses amis est porté disparu, il se décide à participer aux combats…

Affiche

Ip Man

Ip Man (2008)

Un très bon film de Kun Fu

Pas aussi kitch que les films de Kun Fu des années 80-90 et pas aussi rocambolesque que les films de Jackie Chan, Ip Man est très divertissant et l’action est bien filmée. Les acteurs ne volent pas dans les airs en donnant une dizaines de coups de pieds consécutifs, c’est réaliste et bien mis en scène. Donnie Yen joue son rôle de modeste maître en arts martiaux à merveille et rien que pour ça le film vaut le détour. Après j’ai quand même trouvé que l’enchaînement des différentes parties du film étaient un peu décousues et on voit bien que les décors sont un poil faux au début de l’histoire.

Combat

Scène de combat

Sans être époustouflant, Ip Man est un bon film, les scènes d’action sont très bien rendues et l’on ne s’ennuie pas.

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Prisoner of the State – Zhao Ziyang

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Prisoner of the State, c’est le journal secret tenu par Zhao Ziyang (赵紫阳), Premier Ministre chinois de 1980 à 1987 et Secrétaire Général du Parti communiste de 1987 à 1989.

En 1989, il s’oppose à l’usage de la force contre les étudiants qui occupent la place Tian An Men. Il est ensuite révoqué de ses fonctions et assigné à résidence surveillée jusqu’à la fin de sa vie en 2005. C’est pendant ces années qu’il enregistre ses mémoires sur cassettes audio. Le livre, traduit et édité par Bao Pu, Renee Chiang et Adi Ignatius, est parru en mai 2009. Il est bien entendu interdit en Chine.

Journal secret ?

L’histoire de ce journal est elle aussi intéressante. A la mort de Zhao Ziyang, ses proches ont retrouvé les cassettes audio cachée parmi les affaires de son petit fils. Ils ont réussi à les récupérer et à les faire sortir du pays malgré la surveillance étroite de leur famille.

Prisoner of the State

Prisoner of the State

Eviter le massacre

La première partie du livre raconte comment Zhao Ziyang essaye coûte que coûte d’éviter l’usage de la force contre les étudiants. Il propose à de nombreuses reprises aux autres dirigeants, et notamment à Deng Xiaoping, de communiquer avec les manifestants et d’entendre leurs requêtes dans le but de calmer le mouvement et de trouver une issue. Mais il ne convainc pas. Deng Xiaoping, qui avait décrit le mouvement de façon très dure dans la presse, refuse de revoir son jugement pour apaiser les étudiants. Pour Zhao Ziyang, c’est Deng Xiaoping le responsable.

Zhao et les réformes

La plus grande partie du livre met l’accent sur la période 80-87 où Zhao est chargé de mettre en place les réformes économiques qui sortiront la Chine de la crise où elle se trouve quelques années à peine après la fin de la Révolution Culturelle. L’application des réformes économiques est une lutte infernale contre les conservateurs qui tentent de s’y opposer, les Anciens du Parti qui sont très influents et les cadres locaux qui veulent garder leur pouvoir.

Zhao raconte comment sa mentalité évolue à mesure qu’il se bat pour réformer. Il finit par comprendre que les réformes économiques doivent être accompagnées de réformes politiques.

Le Parti vu de l’intérieur

A mon avis, cette vision de l’intérieur du pouvoir chinois est presque plus intéressante que l’analyse des événements de Tian An Men. On en apprend beaucoup sur le fonctionnement du Parti communiste et l’organisation de la communication entre les principaux dirigeants.

Même si la hiérarchie est définie de façon claire, l’influence des Anciens est telle qu’aller contre leur volonté est synonyme de suicide; coups bas, clans et attaques personnelles sont nombreux.

Une autre chose qui m’a particulièrement intéressé c’est l’importance portée à l’idéologie et aux concepts au sein du Parti. Par exemple, Zhao explique que pour faire passer les réformes il décrit la Chine comme « dans une phase initiale du communisme », sous-entendant que le modèle communiste pouvait être assoupli pour répondre aux besoins du pays. En occident, on ne serait pas passé par quatre chemins.

Petits moins

Le livre est tout à fait passionnant, cependant j’aurais aimé y voir 2 petites choses en plus.

D’abord, Zhao donne son avis sur le chemin que devrait suivre la Chine à l’avenir mais il ne donne pas son avis sur l’évolution du pays après 1992, ça aurait pu être intéressant.

Et enfin, je trouve que la préface et l’épilogue ne sont pas très élaborés. J’aurais aimé lire une analyse de l’après 89 ou une étude de l’impact de ce qu’a fait Zhao Ziyang à la tête de la Chine sur sa situation actuelle.

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Vers un contrôle de la musique sur le net en Chine

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En Chine, la musique se trouve très facilement sur le net. Aussi bien Google que Baidu proposent de la recherche de mp3, cela permet de trouver n’importe quelle chanson.

Le gouvernement chinois semble vouloir commencer à réguler tout ça en mettant en place un système d’autorisation pour la mise en ligne de musique, selon un article paru sur Rue89 :

La Chine, qui cherche à renforcer son contrôle sur l’Internet, a annoncé que les chansons, chinoises ou étrangères, disponibles sur les sites de musique devaient recevoir une autorisation préalable. [...]

Le ministère de la Culture a affirmé que cette nouvelle mesure était nécessaire « pour réguler la transmission de l’information culturelle, protéger la culture du pays et préserver l’éthique du public ». [...]

Le but est clairement le contrôle du contenu audio qui circule sur le web chinois par les organismes de censure.

Cette info tombe pile poil au moment où je viens de découvrir une chanson chinoise assez dure d’un chanteur chinois apparemment peu connu, Zhou Yunpeng (周云蓬). La chanson s’appelle « Enfants chinois » (中国孩子) et tomberait certainement sous le coup de la censure.

Les paroles disent qu’il ne fait pas bon être un enfant dans certains endroits de Chine (désolé pour les traductions approximatives) :

A Chengdu, maman est droguée et ne rentre pas à la maison de toute la semaine (Chengdu est connue pour la forte consommation d’héroïne)

Au Henan, ris d’avoir le SIDA dans le sang (Le Henan a été frappé par une grave affaire de sang contaminé qui en a fait la province la plus touchée par le SIDA de Chine)

Dans le Shaanxi, tu ne reconnais plus papa, il est devenu un panier de charbon (De nombreux hommes du Shaanxi quittent leur famille pour partir travailler dans les mines de charbons, souvent illégales)

Certains côtés noirs de la société chinoises sont mis en avant dans cette chanson, et la fin est encore plus crue :

Il ne fait pas bon être un enfant de parents chinois, s’il meurent de faim, ils sont capable de le manger. Alors que même une chèvre protège son agneau.

Il ne fait pas bon être un enfant de parents chinois, papa et maman sont lâches. Pour prouver qu’ils sont insensibles, même quand la mort arrive ils laissent leurs dirigeants passer devant.

La chanson est belle mais les paroles sont plutôt fortes, qu’est-ce que vous en pensez ?

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Cui Jian est dans la place

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Si je vous ai présenté Cui Jian ici, c’est parce que je suis tombé (depuis Danwei) il y a quelques jours sur un bootleg d’un concert qu’il a donné sur la place Tian An Men en 1989 pour soutenir les étudiants faisant la grève de la faim.

La performance n’est pas très longue, une vingtaine de minutes et 4 chansons, mais on ressent très bien l’ambiance qui devait reigner sur la place.

En tout ça tombe à pic car je suis en train de lire Prisoner of the State de Zhao Ziyang qui parle justement de ces événements et de la façon dont le gouvernement chinois de l’époque y a fait face.

Je vous renvois d’ailleurs à ce superbe reportage Flash publié par Le Monde début juin dernier.

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Cui Jian, le père du Rock chinois

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Si vous aimez la Chine et que vous aimez le rock, vous vous devez de connaître Cui Jian (崔健). Cui Jian c’est tout simplement le père du rock chinois. Je vous invite à lire sa biographie sur Wikipedia.

Trompettiste et guitariste, il a démarré sa carrière dans les années 80 et a donné naissance au mouvement rock en Chine. Au début des années 90, il a été un temps censuré car il était proche des étudiants au moment des événements de Tian An Men. Pour tous les musiciens chinois, c’est une légende.

Lorsque j’étais à Xi’An, j’allais toujours au même magasin de musique. Et dès l’instant où j’ai demandé à voir les CDs de rock, le vendeur a sauté sur l’album phare de Cui Jian, Rock and Roll on the New Long March. Et depuis 4 ans je l’ai toujours sous la main.

Dès que j’en ai l’occasion, j’aime parler musique avec les chinois et notamment de Cui Jian. Mais malheureusement, j’ai l’impression que les jeunes générations ne sont pas vraiment attirés par sa musique. La mode est plus à la pop délavée qu’aux mouvements underground.

En cherchant d’autres infos sur le net je suis tombé sur ce clip en Flash de la chanson Rock and Roll on the New Long March (je mets le lien sinon le Flash se lance tout seul et c’est un peu chiant).

Et voilà la vidéo d’une de mes chansons préférées, yi kuai hongbu :

Ca vous plaît ?

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Jean-Jacques Annaud va réaliser Wolf Totem

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Je vous ai déjà parlé de l’excellent Wolf Totem de Jiang Rong :

Wolf Totem (Le totem du loup en français) est un excellent bouquin semi-autobiographique de Jiang Rong. Il raconte l’histoire d’un étudiant chinois envoyé en Mongolie Intérieure pendant la Révolution Culturelle en 1967.

On apprend aujourd’hui (ici sur Rue89) que le réalisateur français Jean-Jacques Annaud va adapter le livre au cinéma.

En dévorant le bouquin, je me suis plusieurs fois imaginé ce que ça pourrait donner en film. C’est un sacré défi je pense, notamment s’il faut tourner avec des loups, mais pour ça on peut lui faire confiance.

Par contre, l’article précise que Jean-Jacques Annaud « a été sollicité par une maison de production chinoise« . Il ne reste plus qu’à espérer que le film soit fidèle au livre en ce qui concerne le point de vue du héros sur la Chine et la Révolution culturelle. En effet, le jeune étudiant envoyé en Mongolie Intérieure critique le régime de l’époque, ainsi que le peuple chinois en général.

Mais il faut s’armer de patience, le tournage n’est prévu qu’en 2011.

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