Culture Archive

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Choeung Ek, The Killing Fields

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Nous sommes toujours à Phnom Penh. Nous quittons le S-21 en tuk-tuk, en direction du sud vers un endroit appelé Choeung Ek.

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Choeung Ek, ou Killings Fields, était l’endroit où les prisonniers des Khmers Rouges étaient emmenés après être passés au S-21, ou bien s’ils ne devaient pas être interrogés. Les Khmers Rouges y auraient exécuté plus de 17000 personnes qui furent enterrées dans des fosses communes.

L’endroit est désormais ouvert au public, on y trouve des restes des installations de l’époque, ainsi qu’un mémorial érigé à la mémoire des victimes.

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La visite n’est pas extrêmement intéressante, mais le lieu a le mérite de d’avoir l’air bien préservé. Les fosses communes sont bien entendues fermées mais tout de même apparentes et l’ont imagine bien la façon dont les exécutions se passaient.

Au centre de Choeung Ek, se trouve donc un mémorial en forme de stupa à l’intérieur duquel ont été entassés les os des victimes retrouvées dans les fosses communes. Il y aurait ainsi plus de 5000 crânes de victimes, et l’on peut d’ailleurs les voir de près.

Voici à quoi ressemble le mémorial, difficile de croire qu’autant de personnes ont pu être exécutées ici…

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Notre chauffeur photographié avant le retour vers le centre de Phnom Penh:

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Un jour pluvieux à l’Expo

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Je n’ai vraiment pas choisi le meilleur jour pour me rendre à l’Expo (-sition Universelle de Shanghai 2010)… Le 23 octobre, il s’est mis à pleuvoir à 8 heures et ça n’a pas arrêté de la journée.

Je devais en fait y aller la semaine passer, mais mon ami espagnol qui devait me procurer un Pass avait eu la bonne idée de prendre la cuite de sa vie la veille au soir et ne s’était pas pointé au rendez-vous…

Rebelote donc le samedi suivant. Sous la pluie.

Qui dit Pass exposant, dit entrée sur le site avant tout le monde. Ca permet de se promener un peu tranquillement avant la marée. Mais malheureusement le temps n’aide pas. J’aurais vraiment du me bouger pour y aller plus tôt et ne pas attendre la dernière semaine. J’ai quand même pu faire une petite HDR du pavillon français, un peu exagérée certes.

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Et dès 9 heures, les vannes sont ouvertes et le flot de touristes inonde le parc. Les gens se ruent vers les queues. Objectif : voir un des pavillons les plus courus, comme celui du Japon.

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Mais la journée commence à peine. Les gens sont encore détendus dans les files d’attente. Seuls les gens de la sécurité sont moins souriants.

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Et il continue de pleuvoir…

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Je rentre au hasard dans le pavillon israélien après avoir constaté l’absence de contenu du pavillon népalais.

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En sortant, je tombe nez à nez sur ce petit bonhomme visiblement trop pressé. Moi non plus je n’ai pas pu me retenir !!

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Je retourne du côté de l’Europe où je visite le pavillon français. J’ai lu pas mal de critique sur ce pavillon mais je n’ai pas été déçu comme je l’attendais. Bien sûr, il y a vraiment peu de contenu et c’est vraiment dommage, mais… il y a tout de même quelques trucs sympas à l’intérieur. Tout d’abord, le pavillon est extrêmement bien pensé. On y circule bien et on y est pas forcé à voir d’interminables vidéos. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il était un des plus visités après le pavillon chinois. Ensuite, le mélange de son, vidéos et odeurs donne un vraie impression plus que ne peut le faire un film comme on peut voir dans d’autres pavillons. Et enfin, le pavillon français semble avoir plu aux Chinois ! Et au final, c’est un peu ça qui compte, non ?

Visite ensuite du pavillon espagnol, que j’ai trouvé encore plus vide de contenu que le pavillon français.

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Au passage, je viens de voir que je n’avais pas écrit depuis un bout de temps et que je poste les photos de mon nouveau Canon EOS 60D pour la première fois ici. Enjoy ! ;)

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1984 China Tour au Yuyintang

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Un ami à moi a rencontré il y a quelques mois le groupe rock alsacien 1984 qui préparait une tournée en Chine pensant par Shanghai. Il m’a envoyé sur leur Myspace et j’ai tout de suite accroché. Rendez-vous était pris pour le 19 juin, dernière date de leur mini tournée.

Samedi soir donc, je suis allé au Yuyintang (育音堂) à Nanjing Xi Lu (sous la station de métro), véritable temple du rock à Shanghai pour voir ces jeunes gens et accessoirement prendre quelques photos.

Un petit groupe rock électro psy chinois a ouvert le bal, et comme ils n’ont meme pas pris la peine de se présenter je ne connais malheureusement pas leur nom. Leur musique était comment dire,… un peu spéciale.

Chanteur chinois - Shanghai

Chanteur du groupe chinois

Ensuite, le public a eu la chance de découvrir The Damallamas, groupe Punk originaire de Qingdao composé d’étrangers et de chinois, eux aussi en petite tournée pour quelques jours. Ils envoient un rock punk plutôt festif que vous pouvez écouter sur leur site web. Il n’en faut pas plus au public pour se mettre à bouger. Sur la scène, ils bougent dans tous les sens, à un tel point qu’il est difficile de prendre des photos nettes !

Damallamas - Shanghai

The Damallamas

Chanteur des Damallamas - Shanghai

Chanteur

Chanteur et guitariste des Damallamas - Shanghai

Chanteur guitariste

Bassiste des Damallamas - Shanghai

Bassiste

Pour la dernière date de leur China Tour, 1984 a tout donné. Rythme entrainant, gros son, tout y était. Même si leur musique était moins festif que The Damallamas ils ont ravi le public qui en a d’ailleurs redemandé. On a même eu droit à un petit pogo. J’avais écouté plusieurs fois les quelques titres disponible sur leur MySpace et c’est « Territory » qui m’avait le plus plu. Et en concert, cette chanson sonne encore mieux !

1984 - Shanghai

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Chanteur guitariste

Chanteur et guitariste des Damallamas - Shanghai

Chanteur guitariste

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Batteur

Bassiste de 1984 - Shanghai

Bassiste (vous avez noté le dragon rouge qui semble chanter dans le micro ?)

A chaque fois que je vais au Yuyintang je passe une bonne soirée, les consos ne sont pas très chères, la musique y est toujours bonne et on y découvre souvent de bons petits groupes. Ce bar est d’autant plus agréable que le proprio a reçu l’autorisation d’ouvrir la porte qui donne sur le petit parc se trouvant juste derrière.

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Nanxiang Xiaolongbao

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Je ne pouvais pas aller à Nanxiang sans goûter à la spécialité locale, les xiǎolóngbāo (小笼包).

Les xiaolongbao ce sont des raviolis fourrés cuits à la vapeur dans un panier en bambou. On en trouve dans tout Shanghai mais ils sont originaire de Nanxiang, le plus populaire (mais pas le meilleur selon les dire) se trouve à Chenghuangmiao (Yu Garden). D’ailleurs, nombreux restaurants s’appellent Nanxiang Xiaolong (南翔小笼).

Les Xiaolongbao sont généralement fourrés à la viande de porc (鲜肉 – xiānròu) ou à la chair de crabe (蟹肉 – xièròu). Si vous ne mangez pas de porc attention, les xiaolongbao au crabe en contiennent toujours un peu, la chair de crabe ça coûte cher.

Note pour les sinisants : Les Xiaolongbao ne sont pas les « pains du petit dragon », mais les « pains du petit panier », il ne faut pas confondre (panier) et (dragon).

La particularité de ces raviolis à la vapeur est qu’à la cuisson ils se remplissent de jus, grâce à la vapeur et à la viande assez grasse utilisée. Ils arrivent normalement sur la table très chauds, il faut les saisir délicatement pour ne pas les casser, les tremper dans le vinaigre. Ensuite on perce légèrement la peau avec les dents pour aspirer le jus en essayant de ne pas se brûler la langue (la partie la plus difficile !), avant de pouvoir enfin les manger.

Panier de Xiaolongbao - Nanxiang

Un panier de Xiaolongbao

A Nanxiang (tout du moins dans les quelques restaurants que j’ai vu), il vous en coûtera environ 20 yuans le panier de 20 Xiaolongbao à la viande, 30 pour ceux au crabe. C’est un peu cher comparé au centre de Shanghai, mais on paye le prestige. Ceux que j’ai mangé étaient vraiment bons en tout cas. Si ça vous intéresse c’était au restaurant Nanxiang Yi Yuan Xiaolong Guan (南翔猗园小笼馆), à côté du Jardin Guyi.

Xiaolongbao et vinaigre - Nanxiang

Panier de Xiaolongbao et la coupelle de vinaigre qui va avec

Panier de Xiaolongbao - Nanxiang

Les deux derniers…

Bon appétit !

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Air Doll (2009)

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Air Doll (Kûki ningyô) est un film japonais de Hirokazu Koreeda qui faisait partie de la sélection Un certain regard au Festival de Cannes 2009. Je connaissais déjà Koreeda, qui a réalisé l’excellent Nobody knows, prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes 2004.

Air doll

Nozomi (Doona Bae), c’est le nom que lui a donné Hideo (Itsuji Itao), en souvenir d’une autre femme. Nozomi est une poupée gonflable, un objet sexuel ayant pour seul but d’assouvir ses moindres désirs. Il lui parle et la traite comme un être humain mais elle reste immobile. Tout du moins jusqu’au jour où elle prend vie, comme par miracle. Tout doucement, elle prend conscience du monde et sort l’explorer, timidement. Elle épouse petit à petit des traits humains, « j’ai trouvé un coeur » dit-elle. Pourtant, elle reste inerte face à Hideo, elle ne veut pas qu’il sache. Elle sort tous les jours et revient avant qu’il ne rentre du travail. Pendant ses virées, elle fréquente un magasin de DVDs où elle se met à travailler. C’est là qu’elle rencontre Junichi (Arata), jeune employé du magasin, dont elle va tomber amoureuse.

La beauté du film repose principalement sur les épaules de Doona Bae qui joue ici un rôle extraordinaire. Son corps et son visage se confondent avec la poupée à tel point que l’éveil, est aussi beau du point de vue visuel que du point de vue de l’interprétation. On peut également noter que la représentation de l’innocence et de la prise de conscience de la vie, de la vieillesse puis de la mort est très bien rendue, nous rappelant que nous sommes tout aussi fragiles que cette poupée gonflable…

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Les graffitis de Moganshan Lu

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Les murs de Shanghai, comme la majorité des villes chinoises, ne sont pas couverts de tags et autres graffitis comme à Paris ou New York. Il y a bien les publicités des mecs faisant des petits boulots (voir la dernière image de cet article d’ebolavir), mais en général ils sont rapidement effacer à l’extérieur.

Le meilleur endroit pour trouver des graffitis à Shanghai, c’est Moganshan Lu dont je vous avais déjà parlé ici. En plus des galeries d’art contemporain, cette rue est bordée de murs couverts de tags plus que réussis !

Graffiti - Shanghai

Graffiti - Shanghai

Les murs taggués de Moganshan Lu

Derrières ces murs, un terrain en friche qui on l’imagine accueillera sûrement une résidence de luxe d’ici un ou deux ans. Entre temps, le prix du mètre carré dans le quartier aura certainement pris de la valeur.

Bizarrement il n’y a pas vraiment foule, les chinois devaient lorgner ce jour-là du côté du Bund pour sa réouverture ou alors ils ne sont pas vraiment familiers avec l’endroit, pas encore assez connu. En tout cas, les tags semblent plaire aux jeunes chinois qui viennent se prendre en photo devant. Mais je ne suis pas sûr qu’ils apprécient autant que les étrangers venus retrouver un peu de leur culture dans cette petite rue.

Graffiti - Shanghai

Pour le plaisir des yeux, voici quelques uns des tags que l’on peut admirer à Moganshan Lu.

Graffiti - Shanghai

Graffiti - Shanghai

Graffiti - Shanghai

Graffiti - Shanghai

Graffiti - Shanghai

Graffiti - Shanghai

Graffiti - Shanghai

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L’art contemporain chinois à Moganshan Lu

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A Shanghai, l’art contemporain s’est accaparé la petite rue de Mogashan Lu (莫干山路) au Nord du centre ville. Elle est située au bord de la rivière Wusong (吴淞江) que l’on appelle aussi Suzhou Creek. On y trouve quelques bâtiments et entrepôts à l’abandon qui ont été investis par les artistes.

Bien sûr, les entrepôts ont été rénovés et le quartier a désormais plus un côté hype qu’underground. On y croise aussi  bien des chinois riches que des initiés, des étrangers ou des étudiants en art.

Mis à part quelques galeries le long de la rue, la majorité se trouve dans un énorme complexe appelé M50.

Malheureusement on ne peut pas vraiment y prendre de photos, il est interdit de photographier dans presque toutes les salles d’exposition. Je vous propose juste quelques clichés pris en extérieur et vous encourage grandement à prendre une après-midi pour y faire un tour, d’autant plus que l’on peut visiter toutes les expos gratuitement.

M50 - Shanghai

M50

Galerie du M50 - Shanghai

L’entrée d’une galerie

Galerie du M50 - Shanghai

Galerie du M50 - Shanghai

Une galerie à l’étage d’un entrepôt

Il y a au moins 4 bâtiments, certains de plusieurs étages. Il y a encore des travaux dans le fond du M50 et il y aura sûrement d’autres galeries d’ici quelques mois.

M50 - Shanghai

A l’extérieur

Petite note quand à l’art contemporain chinois. J’apprécie les créations modernes, que ce soit la peinture, le design ou la photo. Par contre, je me lasse rapidement des artistes qui jouent sur des thèmes pop art et n’en sortent jamais. Le M50 est assez grand pour savoir passer son chemin et trouver une exposition plus intéressante.

En général il y a de très belles choses à voir même si vous n’êtes  pas un passionné d’art. Mes deux préférés :

  • Une série de peintures très drôles sur le jeu représentant un chinois jouant aux cartes ou au Mahjong ou bien ramassant un tas de billets.
  • Une expo très intéressante d’un artiste allemand qui a interviewé différentes personnes racontant ce qu’elles éprouvent par rapport à leur drapeau. Si vous avez l’occasion faites y un tour, l’expo se termine dans 2 semaines.
Expo Farbwerte - Shanghai

Je continuerai dans un prochain article avec des photos des graffitis que l’on trouve sur les murs de la rue…

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Bu neng mei you ni (2009)

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Bu neng mei you ni (不能没有你), ou No puedo vivir sin ti, est un film taiwanais de Leon Dai qui m’a attiré car il a gagné 5 prix dont celui du meilleur film au Golden Horse Festival 2009 ainsi que le Cyclo d’or au Festival du film de Vesoul 2010. Le nom du film a été traduit en espagnol je ne sais pas trop pourquoi, mais en anglais ça donnerait Jamais sans toi.

Affiche

Bu neng mei you ni

L’histoire

Tiré d’une histoire vraie, le film possède une intrigue assez simple. Wu-hsiung et sa petite fille de 7 ans vivent seuls dans un petit entrepôt du port de Kaohsiung à Taiwan. Il travaille dans le port, allant de petit boulot en petit boulot, tandis que sa fille le suit partout où il va. Leur vie semble modeste, mais tous deux ont l’air heureux.

Afin de pouvoir inscrire sa fille à l’école, Wu-hsiung doit signer un papier pour l’enregistrer. Et ce qui ne devait être qu’une simple formalité va se transformer en un calvaire administratif, alors les services sociaux vont remettre en cause la garde de la petite fille.

Demi-teinte

Tout d’abord, on peut questionner le choix du réalisateur de filmer en noir et blanc. Certes les images sont impeccables mais ça serait tout aussi bien passé en couleurs.

Les personnages sont très attachants, autant le père qui enchaîne les boulots sans broncher que sa petite fille qui le suit sans se lasser. On éprouve de l’affection pour ces deux personnages dans une situation difficile, mais le scénario trop simpliste pose les limites du film pourtant bien réalisé et bien joué.

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Miao Hui, le festival des lanternes de Chengdu

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Comme au Yu Garden à Shanghai, la ville de Chengdu organise sa Fête du Temple (庙会 – miàohuì) pendant la période du Nouvel an chinois. Le festival se déroule dans le parc du temple wǔhóucí (武侯祠) datant de la période des Trois Royaumes, juste à côté d’une des ruelles les plus connues et les plus touristiques de la ville : jǐnlǐ (锦里).

L’entrée coûte 20 yuans, mieux vaut y aller en soirée pour profiter des lanternes et autres installations lumineuses. On y trouve aussi les traditionnels vendeurs de souvenirs et de spécialités culinaires en tout genre.

J’ai trouvé les décorations plus jolies qu’à Shanghai, sûrement car elles sont réparties tout le long du chemin qui serpente à travers le parc du temple. Je vous propose une petite sélection de photos pour vous donner une idée.

Festival des lanternes - Chengdu

Festival des lanternes - Chengdu

Festival des lanternes - Chengdu

Festival des lanternes - Chengdu

Au milieu du parc, une grande scène a été installée. Je reste quelques minutes pour écouter un groupe de rock local, ça me rappelle ma première Fête de la Musique mais avec un peu plus de spectateurs. :)

Festival des lanternes - Chengdu

Festival des lanternes - Chengdu

Festival des lanternes - Chengdu

Festival des lanternes - Chengdu

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Hear Me (2009)

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Hear me (听说) est un film taiwanais de Cheng Fenfen (son premier film si l’on en croit imdb), avec la jeune et jolie Ivy Chen et Eddie Peng que j’ai déjà vu dans My DNA says I love you (comédie romantique regardable) et Exit No. 6 (que j’avais plutôt bien aimé).

Hear me

Synopsis

Tian Kuo est livreur dans le restaurant de ses parents. Alors qu’il effectue une livraison de Meal boxes pour une équipe de nageurs malentendants, il fait la connaissance de Yang Yang, venue assister à l’entrainement de sa soeur. Yang Yang aussi est malentendante mais cela n’empêche pas Tian Kuo de tomber amoureux d’elle. Les deux jeunes communiquent donc en langage des signes, essayant de se comprendre l’un l’autre…

Une bonne retranscription des sentiments

Les deux acteurs principaux ont du énormément travailler pour préparer le film, ils sont très crédibles et semblent bien maitriser la langue des signes. J’ai vraiment apprécié la façon dont les sentiments sont retranscrits, à défaut de pouvoir les entendre, on se concentre sur les gestes et les expressions des deux personnages. Au final, les sentiments passent presque mieux avec les signes que si ils avaient pu parler, ce qui donne au film un vrai plus.

Le scénario en lui-même n’est pas très évolué et on notera au passage que l’histoire du père parti en Afrique pour une mission humanitaire en laissant derrière lui ses deux filles sourdes est peu crédible. Mais ce n’est pas là où se situe l’intérêt du film.

Les deux acteurs principaux

Hear me est vraiment touchant, il m’a de suite rappelé l’excellente série japonaise Orange days qui raconte l’histoire d’un étudiant japonais tombant amoureux d’une jeune violoniste malentendante. L’utilisation de langue des signes pendant la majeure partie du film nous oblige à suivre les expressions des personnages pour comprendre ce qu’ils ressentent.

J’ai toujours été fasciné par la langue des signes, car même si elle est régie par des règles comme toutes les autre langues, son utilisation et son interprétation restent plutôt libres. A plusieurs reprises pendant le film, on voit Tian Kuo travailler l’enchainement d’une série de signes afin de la rendre artistique (un peu comme de la poésie) afin de faire rire ou sourire Yang Yang. Cette langue peut être en même temps très artistique et très frustrante, imaginez devoir se disputer en langue des signes : vous pouvez faire de grands gestes, effectuer les signes de façon plus agressive et froncer les sourcils, mais jamais vous ne pouvez crier…

Si vous en avez l’occasion, je vous conseille de voir Hear me. Restez indulgent quant à son scénario simpliste, vous passerez un bon moment.

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