Blog d'un français en Chine
Hear me (听说) est un film taiwanais de Cheng Fenfen (son premier film si l’on en croit imdb), avec la jeune et jolie Ivy Chen et Eddie Peng que j’ai déjà vu dans My DNA says I love you (comédie romantique regardable) et Exit No. 6 (que j’avais plutôt bien aimé).

Hear me
Tian Kuo est livreur dans le restaurant de ses parents. Alors qu’il effectue une livraison de Meal boxes pour une équipe de nageurs malentendants, il fait la connaissance de Yang Yang, venue assister à l’entrainement de sa soeur. Yang Yang aussi est malentendante mais cela n’empêche pas Tian Kuo de tomber amoureux d’elle. Les deux jeunes communiquent donc en langage des signes, essayant de se comprendre l’un l’autre…
Les deux acteurs principaux ont du énormément travailler pour préparer le film, ils sont très crédibles et semblent bien maitriser la langue des signes. J’ai vraiment apprécié la façon dont les sentiments sont retranscrits, à défaut de pouvoir les entendre, on se concentre sur les gestes et les expressions des deux personnages. Au final, les sentiments passent presque mieux avec les signes que si ils avaient pu parler, ce qui donne au film un vrai plus.
Le scénario en lui-même n’est pas très évolué et on notera au passage que l’histoire du père parti en Afrique pour une mission humanitaire en laissant derrière lui ses deux filles sourdes est peu crédible. Mais ce n’est pas là où se situe l’intérêt du film.

Les deux acteurs principaux
Hear me est vraiment touchant, il m’a de suite rappelé l’excellente série japonaise Orange days qui raconte l’histoire d’un étudiant japonais tombant amoureux d’une jeune violoniste malentendante. L’utilisation de langue des signes pendant la majeure partie du film nous oblige à suivre les expressions des personnages pour comprendre ce qu’ils ressentent.
J’ai toujours été fasciné par la langue des signes, car même si elle est régie par des règles comme toutes les autre langues, son utilisation et son interprétation restent plutôt libres. A plusieurs reprises pendant le film, on voit Tian Kuo travailler l’enchainement d’une série de signes afin de la rendre artistique (un peu comme de la poésie) afin de faire rire ou sourire Yang Yang. Cette langue peut être en même temps très artistique et très frustrante, imaginez devoir se disputer en langue des signes : vous pouvez faire de grands gestes, effectuer les signes de façon plus agressive et froncer les sourcils, mais jamais vous ne pouvez crier…
Si vous en avez l’occasion, je vous conseille de voir Hear me. Restez indulgent quant à son scénario simpliste, vous passerez un bon moment.
– Woods
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Depuis mars 2008 je me suis installé en Chine pour une durée indéterminée. Sur ce blog vous retrouverez un peu de tout ce qui fait ma vie dans l'Empire du Milieu : des photos, des anecdotes, mes réflexions sur la vie dans ce beau pays qu'est la Chine !
-- Woods
WangXie
16 mars 2010 à 6:30
Merci de nous faire partager les bons films que tu as vus. Je suis chinois vivant aux Pays-Bas, hier j’ai regarde un bon film coreen: « Castaway on the moon ». La culture coreenne n’est pas si eloignee de celle de la Chine. Ce film vaut la peine de voir.