Archive for mars, 2010

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Le retour de flamme pour Google ?

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Ce soir vers 19 heures (Heure de Chine), les recherches depuis Google.com ou Google.com.hk (Version hongkongaise du moteur de recherche vers lequel les internautes chinois sont désormais redirigés) semblaient ne plus aboutir. A 21 heures, j’arrive à passer quelques recherches, mais la majorité aboutissent à une page blanche et le moteur de recherche devient injoignable pendant 1 ou 2 minutes.

Sur Google.com les recherches semblent passer la plupart du temps, mais c’est surtout sur Google.com.hk que le problème survient. Par exemple, j’ai pu chercher tiananmen mais un peu après impossible de chercher taobao (la version chinoise d’Ebay)…

Google subirait-il le retour de flamme du gouvernement chinois ?

En redirigeant tous les internautes chinois vers Google Hong Kong, version en chinois et non censurée du moteur, l’entreprise de Mountain View avait fait un beau pied de nez au gouvernement chinois. La seule mesure que ce dernier a entreprit jusqu’à présent aura été de renforcer le contrôle de l’information en faisant effacer tous les articles, discussions ou commentaires pro-Google du net chinois.

Il fallait donc s’attendre à une réaction de plus grande ampleur.

Même si un blocage total des recherches ou des services Google semble peu réaliste, rien n’est impossible. Rappelez-vous qu’à la suite des heurts survenus au Xinjiang en juillet 2009, toutes les communications vers l’extérieur avaient été coupées. Pour vous donner une idée, je vous invite à lire cet article (bloqué en Chine) de Farwest China où Josh raconte une conversation avec sa banque aux Etats-Unis dans laquelle il essaye d’expliquer qu’il n’a pas pu régler sa situation à temps car il n’a pas eu accès ni au net, ni au téléphone vers l’étranger pendant 6 mois.

On ne peut donc pas écarter un blocage complet mais à mon avis, perturber les connexions vers Google et ses services est la meilleure solution pour le gouvernement chinois :

  1. Cela évite de s’attirer les critiques de l’étranger car de l’extérieur tout semble normal.
  2. Les utilisateurs las de subir des ralentissements réguliers se tourneront vers d’autres moteurs de recherche.

Dans tous les cas, il existe des outils gratuits pour contourner simplement la censure (Lire cet article où j’explique comment utiliser l’un d’entre eux).

Je profite de cet article pour vous faire découvrir (ou redécouvrir) BaiGoogleDu qui permet de lancer votre recherche dans Google et Baidu en simultané et d’afficher les résultats dans une page scindée en deux. Vous remarquerez qu’en cherchant tiananmen (pas en chinois) le second résultat est un article du Huffington Post qui parle bien des événements de juin 89 et n’est pas censuré. Comme quoi…

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L’art contemporain chinois à Moganshan Lu

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A Shanghai, l’art contemporain s’est accaparé la petite rue de Mogashan Lu (莫干山路) au Nord du centre ville. Elle est située au bord de la rivière Wusong (吴淞江) que l’on appelle aussi Suzhou Creek. On y trouve quelques bâtiments et entrepôts à l’abandon qui ont été investis par les artistes.

Bien sûr, les entrepôts ont été rénovés et le quartier a désormais plus un côté hype qu’underground. On y croise aussi  bien des chinois riches que des initiés, des étrangers ou des étudiants en art.

Mis à part quelques galeries le long de la rue, la majorité se trouve dans un énorme complexe appelé M50.

Malheureusement on ne peut pas vraiment y prendre de photos, il est interdit de photographier dans presque toutes les salles d’exposition. Je vous propose juste quelques clichés pris en extérieur et vous encourage grandement à prendre une après-midi pour y faire un tour, d’autant plus que l’on peut visiter toutes les expos gratuitement.

M50 - Shanghai

M50

Galerie du M50 - Shanghai

L’entrée d’une galerie

Galerie du M50 - Shanghai

Galerie du M50 - Shanghai

Une galerie à l’étage d’un entrepôt

Il y a au moins 4 bâtiments, certains de plusieurs étages. Il y a encore des travaux dans le fond du M50 et il y aura sûrement d’autres galeries d’ici quelques mois.

M50 - Shanghai

A l’extérieur

Petite note quand à l’art contemporain chinois. J’apprécie les créations modernes, que ce soit la peinture, le design ou la photo. Par contre, je me lasse rapidement des artistes qui jouent sur des thèmes pop art et n’en sortent jamais. Le M50 est assez grand pour savoir passer son chemin et trouver une exposition plus intéressante.

En général il y a de très belles choses à voir même si vous n’êtes  pas un passionné d’art. Mes deux préférés :

  • Une série de peintures très drôles sur le jeu représentant un chinois jouant aux cartes ou au Mahjong ou bien ramassant un tas de billets.
  • Une expo très intéressante d’un artiste allemand qui a interviewé différentes personnes racontant ce qu’elles éprouvent par rapport à leur drapeau. Si vous avez l’occasion faites y un tour, l’expo se termine dans 2 semaines.
Expo Farbwerte - Shanghai

Je continuerai dans un prochain article avec des photos des graffitis que l’on trouve sur les murs de la rue…

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Adieu Wujiang Lu

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A Shanghai, Wujiang Lu (吴江路), aussi appelée Rue des Snacks (xiǎochījiē – 小吃街) n’est plus. La rue était connue des gourmets pour les nombreuses échoppes qu’elle accueillait : brochettes, spécialités d’ici et d’ailleurs, fruits de mer, etc. Pour les chinois venus faire du shopping à Nanjing Xi Lu, c’était une étape incontournable !

Mais avec la venue de la tant attendue Exposition Universelle, Shanghai doit faire peau neuve. Peu importe qu’un quartier ait une quelconque histoire, si il n’est pas assez propre, il doit être reconstruit. Cela avait déjà été le cas d’un quartier près duquel j’habitais il y a deux ans.

Il faut avouer que Wujiang Lu n’était pas un modèle d’hygiène. On y mangeait bien et pas cher mais la propreté était minimum. C’est pourtant ce qui en faisait le charme…

Voilà ce que l’on trouve en ce moment à Wujiang Lu.

Route barrée - Shanghai

Une route barrée d’un côté

Route barrée - Shanghai

Et complètement fermée de l’autre

Ruines - Shanghai

Des bâtiments détruits

Ruines - Shanghai

Des deux côtés

Il y a même un garde qui veille à ce que personne ne pénètre sur le site en travaux.

Route barrée - Shanghai

Vous ne passerez pas

Les habitués ont reconnus la devanture déchirée du meilleur vendeur de shēngjiān (生煎) ou shēngjiānbāo (生煎包) de la ville. Les shēngjiān ce sont des pains frits juteux fourrés au porc que l’on mange chauds et trempés dans du vinaigre. Bref, même cette célèbre échoppe n’a eu d’autre choix que de fermer.

Route barrée - Shanghai

Xiao Yang Shengjian Guan (小杨生煎馆)

Je veux bien qu’il faille s’occuper des bâtiments insalubres de la ville, mais au lieu de tout casser, il aurait peut-être été possible de rénover. Vous allez voir pourquoi il ne faut pas prendre ses rêves pour des réalités.

Nous voici de l’autre côté, sur la partie rénovée de Wujiang Lu. Ce bout de la rue a été refait à neuf il y a un ou deux ans. Elle est calme et agréable, mais on ne retrouve pas l’ambiance de l’autre bout de la rue…

La nouvelle Wujiang Lu - Shanghai

La nouvelle Wujiang Lu

La nouvelle Wujiang Lu - Shanghai

Une rue propre

La nouvelle Wujiang Lu - Shanghai

Et aseptisée

Pas besoin d’être devin pour imaginer que le bout de rue actuellement en construction va ressembler à toutes les autres rues commerçantes de la ville quand il aura été refait.

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Dernier jour à Chengdu

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Avec un peu de retard, voici quelques mots de ma dernière journée à Chengdu où j’ai passé les vacances du Nouvel an chinois fin février.

J’avais déjà visité le centre de reproduction des pandas il y a 4 ans donc je n’étais pas très motivé pour y retourner. Je suis donc allé au musée de Jinsha (金沙博物馆 – jīnshābówùguǎn) que l’on m’a recommandé.

Le musée se trouve au milieu d’un parc. Je paye l’entrée 20 yuans. Ici aussi, il y a des lanternes et des décorations un peu partout. Un peu après l’entrée se trouve une scène sur laquelle se succèdent des spectacles plutôt médiocres. Pendant les vacances le parc du musée accueille en effet le Festival du Soleil de Jinsha (成都金沙太阳节 – chéngdū jīnshā tàiyáng jiē).

Festival du soleil - Chengdu

Festival du Soleil de Jinsha

En voyant ça j’ai bien rigolé. Chengdu ne connait qu’en moyenne 25 jours de soleil par an et trouve encore le moyen d’en faire un festival ! Les décorations ne valent pas celles de que l’on peut trouver au temple wǔhóucí, on s’arrêtera tout de même devant cette reproduction en papier des personnages d’Avatar.

Lanterne en forme d'Avatar au Festival du soleil - Chengdu

Lanternes chinoises Avatar style

Pas vraiment emballé ni par les décos ni par le spectacle, je me dirige vers le musée.

Ce que je n’avais pas calculé c’est que les 20 yuans que j’ai payé  à l’entrée c’est le prix du billet pour le Festival du Soleil. L’entrée du musée coûte elle 60 yuans (6€) !

Le musée de Jinsha a été construit sur un terrain destiné à accueillir un grand complexe immobilier. Le projet n’a cependant jamais eu lieu car en 2004 alors que les travaux avaient à peine commencé, les ouvriers sont tombés sur des vestiges datant du Royaume des Shu (221-263). Ce fut une des plus importantes découvertes archéologiques de ces 20 dernières années en Chine.

Le musée est constitué de deux bâtiments. Le premier abrite une partie des fouilles réalisées par les archéologues, on peut y lire des explications sur les objets trouvés et sur les fouilles en elles-même.

Fouilles au musée de Jinsha - Chengdu

Site des fouilles

Dans l’autre bâtiment, bien plus grand que le premier, sont exposées toutes les reliques qui ont été déterrées sur le site. Il y a de très belles pièces dont l’emblème de la ville de Chengdu (image ici) comme cette statue de tigre en pierre.

Statue de tigre au musée de Jinsha - Chengdu

Statue de tigre en pierre

On y trouve également de très beaux objets en jade ou en bronze, mais je préfère cette carapace de tortue gravée qui devaient servir pour des rituels religieux.

Carapace de tortue gravée au musée de Jinsha - Chengdu

Carapace de tortue gravée au musée de Jinsha - Chengdu

Carapace de tortue gravée

Il ne faut pas plus d’une heure ou deux pour faire le tour des différentes salles. C’est juste ce qu’il faut pour apprécier la visite sans se lasser et ça vaut presque les 60 yuans.

A midi, je m’offre mon dernier repas dans la capitale du piment. Je commande un de mes plats préférés, le huíguōròu (回锅肉), littéralement la viande qui retourne à la poêle ou Twice cooked pork en anglais que l’on appelle ainsi car la viande de porc est cuite dans l’eau avant d’être tranchée et sautée. Je ne pouvais pas quitter le Sichuan sans goûter au fameux tofu épicé local (麻婆豆腐 – mápó dòufu).

Hui Guo Rou et Mapou Doufu - Chengdu

Dernier repas à Chengdu

Je ne vous cache pas que je me suis régalé, et pour à peine plus de 30 yuans avec le riz et le thé offerts ! Je n’avais pas vraiment hâte de rentrer à Shanghai et sa cuisine fade et sucrée. Le retour n’a d’ailleurs pas été de tout repos.

Foule - Aéroport de Chengdu

Queue à l’aéroport de Chengdu

Comme vous pouvez le voir, l’aéroport de Chengdu était plein à craquer et j’ai passé les 2 heures de vol à côté d’un couple qui faisait plus de bruit que leur bébé… A l’arrivée à Shanghai il est 23h50. J’attends tranquillement ma valise quand une shanghaienne d’une vingtaine d’année se prenant pour une équilibriste tombe du Caddy sur lequel elle était perchée et atterri sur mes bagages à main. Point d’excuses ni même de sourire gêné, mais une bonne barre de rire avec son petit copain : je suis bien de retour à Shanghai !

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Google ferme Google.cn (vraiment !)

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Ce matin, Google a fermé Google.cn, comme cela avait été annoncé un peu partout depuis quelques semaines. Désormais, toutes les recherches sur Google.cn sont redirigées vers Google.com.hk, la version hong-kongaise de Google qui est non censurée. Google a publié une annonce expliquant que la décision de fermer Google.cn était liée aux attaques informatiques dont on avait eu connaissance en janvier.

A vrai dire, je ne m’attendais déjà pas à trop à une fermeture le 10 avril et je ne sais même pas d’où sortait cette date. Je m’attendais plutôt à un autre rebondissement…

Bref, en allant voir sur Google.cn on est bien redirigé vers Google.com.hk. Une petite recherche sur Tiananmen…

Le premier résultat en dessous de la carte parle bien des événements de 89. Quant aux images, la censure semble toujours là…

C’est peut-être du à la langue de recherche car si on cherche en anglais, on tombe bien sur le contenu sensible:

On verra sûrement d’autres petits tests du genre fleurir aujourd’hui, j’attends donc d’en voir un peu plus.

Maintenant la question est de savoir combien de temps encore les services Google resteront accessibles. Le gouvernement chinois ne se laissera probablement pas faire ! On attend donc la réponse en croisant les doigts…

Google a profité de cette annonce pour mettre en place Google PRC, une page web qui récapitule la disponibilité de ses services en Chine continentale.

Comment voyez-vous la réponse des autorités chinoises ? Même si Google choisit de ne pas respecter les lois chinoises, est-ce que le gouvernement peut bloquer tous ces services ?

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Bu neng mei you ni (2009)

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Bu neng mei you ni (不能没有你), ou No puedo vivir sin ti, est un film taiwanais de Leon Dai qui m’a attiré car il a gagné 5 prix dont celui du meilleur film au Golden Horse Festival 2009 ainsi que le Cyclo d’or au Festival du film de Vesoul 2010. Le nom du film a été traduit en espagnol je ne sais pas trop pourquoi, mais en anglais ça donnerait Jamais sans toi.

Affiche

Bu neng mei you ni

L’histoire

Tiré d’une histoire vraie, le film possède une intrigue assez simple. Wu-hsiung et sa petite fille de 7 ans vivent seuls dans un petit entrepôt du port de Kaohsiung à Taiwan. Il travaille dans le port, allant de petit boulot en petit boulot, tandis que sa fille le suit partout où il va. Leur vie semble modeste, mais tous deux ont l’air heureux.

Afin de pouvoir inscrire sa fille à l’école, Wu-hsiung doit signer un papier pour l’enregistrer. Et ce qui ne devait être qu’une simple formalité va se transformer en un calvaire administratif, alors les services sociaux vont remettre en cause la garde de la petite fille.

Demi-teinte

Tout d’abord, on peut questionner le choix du réalisateur de filmer en noir et blanc. Certes les images sont impeccables mais ça serait tout aussi bien passé en couleurs.

Les personnages sont très attachants, autant le père qui enchaîne les boulots sans broncher que sa petite fille qui le suit sans se lasser. On éprouve de l’affection pour ces deux personnages dans une situation difficile, mais le scénario trop simpliste pose les limites du film pourtant bien réalisé et bien joué.

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Temple Baoguang à Xindu

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Xīndū  (新都) que l’on pourrait traduire comme « Nouvelle ville » (dū ayant le sens de ville majeure ou capitale) est un district de la ville de Chengdu. Il se situe à 16 kilomètres au Nord-Est du centre ville et il faut environ 1 heure de bus sur une route en travaux pour s’y rendre.

Xindu

Ce nouveau district (fondé en 2001) n’est pas bien différent du reste de Chengdu, si ce n’est que, comme tout district éloigné de l’agitation du centre, la vie y semble plus tranquille.

Xindu abrite par contre un très beau temple bouddhiste, le temple Baoguang (bǎoguāngsì – 宝光寺) datant du 9ème siècle mais dont les principaux bâtiments datent du 17ème siècle. Le temple aurait été épargné pendant la Révolution Culturelle et on y trouve donc de très belles pièces encore intactes comme une impressionnante statue de Bouddha en Jade blanc.

Sur un des murs entourant la place située à l’entrée du temple, se trouve un grand caractère 福 (Fú), comme vous pouvez le voir sur la photo suivante. Mais d’ailleurs que font les chinois collés au mur ?

Caractère sur un mur du temple

Réponse : 摸福 (mōfú), c’est-à-dire caresser le bonheur !

Explications : il y a une marque jaune au milieu de la place à partir de laquelle il faut marcher les yeux fermés et la main en avant en direction du bonheur (environ 20 mètres). La légende veut que celui qui arrive à toucher le caractère du bonheur sur le mur sera sûr de trouver le bonheur. C’est pas mignon ? Par contre, les chinois sur la photo ont clairement triché en partant de bien moins loin. J’ai joué le jeu et malgré une concentration extrême je suis arrivé à au moins 10 mètres sur la droite. C’est donc une année de malheur qui m’attend ! :(

A l’intérieur du temple on trouve également une salle accueillant pas moins de 1000 Buddhas (que l’on ne peut malheureusement pas photographier). Il existe une procédure pour trouver quel Bouddha est votre protecteur dont je n’ai pas bien saisi tous les détails si ce n’est que j’ai du passer autant de Bouddhas que mon âge afin d’arriver devant mon protecteur.

En cette période de Nouvel an chinois, il y avait du monde dans le temple. Les chinois y viennent notamment brûler de l’encens et prier pour que cette année soit bonne. Je vous laisse donc avec une petite série de photos de ces brûleurs(ses) d’encens.

Brûler de l'encens au temple Baoguang - Xindu

Brûler de l'encens au temple Baoguang - Xindu

Brûler de l'encens au temple Baoguang - Xindu

Brûler de l'encens au temple Baoguang - Xindu

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Combien coûte un billet pour l’Expo 2010 ?

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En discutant avec mes collègues aujourd’hui je me demandais combien coûtait une entrée à l’Exposition Universelle. Au cas où vous ne seriez pas au courant (faudrait vraiment faire exprès): Shanghai accueille à partir du premier mai 2010 et pour 6 mois l’Exposition Universelle la plus grande, la plus chère et la plus plus mieux de tous les temps afin d’en mettre une fois de plus plein la vue à l’Occident.

En fait, on trouve l’info sur le site web de l’Expo, et quelle claque ! Je savais que l’entrée unique  valait quelque chose comme 120+ yuans (plus de 12€) mais c’est surtout pour les autres tarifs que ça fait mal !

Prix d’entrée de l’Expo 2010 (Source expo2o1o.cn)

L’entrée unique est donc à 160 yuans (16€) et monte à 200 yuans (20€) les jours de pic d’affluence, avec un prix (à peine) réduit pour les étudiants, les anciens, les handicapés et les militaires. Ca fait déjà une somme quand on sait que le salaire moyen des employés à Shanghai était en moyenne de 3300 yuans en 2008.

Par contre, je m’attendais à trouver un pass avec un nombre d’entrées illimité. Je me voyais déjà y aller plusieurs fois à l’Expo : les weekends pour me balader et prendre mon temps pour tout voir, assister à des soirées spéciales comme pour la Fête de la Musique ou le 14 juillet, etc. Mais à 400 yuans (40€) les 3 entrées ou 900 yuans (90€) pour 7 entrées je risque bien de revoir mes plans, surtout qu’il n’est même pas possible d’utiliser le pass 3 ou 7 jours les jours de pic…

Pour vous donner une idée, Disney Land Paris propose un pass illimité d’un an pour seulement 80€, l’équivalent de 2 entrées.

Qu’est ce que vous en pensez ? Allez-vous visiter l’Expo ? En 1, 3 ou 7 fois ?

PS : Je reparlerai probablement de l’accès à la culture en Chine qui n’est malheureusement pas à la portée de tous le monde.

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Miao Hui, le festival des lanternes de Chengdu

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Comme au Yu Garden à Shanghai, la ville de Chengdu organise sa Fête du Temple (庙会 – miàohuì) pendant la période du Nouvel an chinois. Le festival se déroule dans le parc du temple wǔhóucí (武侯祠) datant de la période des Trois Royaumes, juste à côté d’une des ruelles les plus connues et les plus touristiques de la ville : jǐnlǐ (锦里).

L’entrée coûte 20 yuans, mieux vaut y aller en soirée pour profiter des lanternes et autres installations lumineuses. On y trouve aussi les traditionnels vendeurs de souvenirs et de spécialités culinaires en tout genre.

J’ai trouvé les décorations plus jolies qu’à Shanghai, sûrement car elles sont réparties tout le long du chemin qui serpente à travers le parc du temple. Je vous propose une petite sélection de photos pour vous donner une idée.

Festival des lanternes - Chengdu

Festival des lanternes - Chengdu

Festival des lanternes - Chengdu

Festival des lanternes - Chengdu

Au milieu du parc, une grande scène a été installée. Je reste quelques minutes pour écouter un groupe de rock local, ça me rappelle ma première Fête de la Musique mais avec un peu plus de spectateurs. :)

Festival des lanternes - Chengdu

Festival des lanternes - Chengdu

Festival des lanternes - Chengdu

Festival des lanternes - Chengdu

Festival des lanternes - Chengdu

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Hear Me (2009)

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Hear me (听说) est un film taiwanais de Cheng Fenfen (son premier film si l’on en croit imdb), avec la jeune et jolie Ivy Chen et Eddie Peng que j’ai déjà vu dans My DNA says I love you (comédie romantique regardable) et Exit No. 6 (que j’avais plutôt bien aimé).

Hear me

Synopsis

Tian Kuo est livreur dans le restaurant de ses parents. Alors qu’il effectue une livraison de Meal boxes pour une équipe de nageurs malentendants, il fait la connaissance de Yang Yang, venue assister à l’entrainement de sa soeur. Yang Yang aussi est malentendante mais cela n’empêche pas Tian Kuo de tomber amoureux d’elle. Les deux jeunes communiquent donc en langage des signes, essayant de se comprendre l’un l’autre…

Une bonne retranscription des sentiments

Les deux acteurs principaux ont du énormément travailler pour préparer le film, ils sont très crédibles et semblent bien maitriser la langue des signes. J’ai vraiment apprécié la façon dont les sentiments sont retranscrits, à défaut de pouvoir les entendre, on se concentre sur les gestes et les expressions des deux personnages. Au final, les sentiments passent presque mieux avec les signes que si ils avaient pu parler, ce qui donne au film un vrai plus.

Le scénario en lui-même n’est pas très évolué et on notera au passage que l’histoire du père parti en Afrique pour une mission humanitaire en laissant derrière lui ses deux filles sourdes est peu crédible. Mais ce n’est pas là où se situe l’intérêt du film.

Les deux acteurs principaux

Hear me est vraiment touchant, il m’a de suite rappelé l’excellente série japonaise Orange days qui raconte l’histoire d’un étudiant japonais tombant amoureux d’une jeune violoniste malentendante. L’utilisation de langue des signes pendant la majeure partie du film nous oblige à suivre les expressions des personnages pour comprendre ce qu’ils ressentent.

J’ai toujours été fasciné par la langue des signes, car même si elle est régie par des règles comme toutes les autre langues, son utilisation et son interprétation restent plutôt libres. A plusieurs reprises pendant le film, on voit Tian Kuo travailler l’enchainement d’une série de signes afin de la rendre artistique (un peu comme de la poésie) afin de faire rire ou sourire Yang Yang. Cette langue peut être en même temps très artistique et très frustrante, imaginez devoir se disputer en langue des signes : vous pouvez faire de grands gestes, effectuer les signes de façon plus agressive et froncer les sourcils, mais jamais vous ne pouvez crier…

Si vous en avez l’occasion, je vous conseille de voir Hear me. Restez indulgent quant à son scénario simpliste, vous passerez un bon moment.

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