Ce soir vers 21 heures, j’attendais le bus avec une amie. En tout il y avait une dizaine de personnes à l’arrêt de bus. Il ne faisait pas extrêment chaud, mais le temps était tout de même lourd.
Tout à coup, une jeune femme s’est littéralement écroulée. Elle est tombée en arrière, de tout son long. Son crâne a frappé le sol violemment, produisant un bruit sourd qui m’a fait frissonner.
Tous les gens autour de moi se sont retournés, mais personne n’a bougé le petit doigt ! Je suis tout de suite allé vers la jeune femme avec mon amie pour lui demander si tout allait bien et je suis allé acheter une bouteille d’eau à la supérette à côté de l’arrêt de bus. A mon retour, elle s’était relevée, elle a bu un peu d’eau et a dit qu’elle allait bien. C’est la chaleur qui l’a faite tomber dans les pommes.
Pendant ce temps, tout le monde semblait regarder ailleurs, ne suivant la scène que du coin de l’oeil. Après coup, j’ai été stupéfait d’une telle indifférence… Au moment où la jeune femme est tombée, tout le monde l’a bien vue mais personne bouger. Chacun pour soi ! Vous pourriez mourir en pleine rue que personne ne s’arrêterait. Je ne sais pas si c’est la mentalité shanghaienne qui est comme ça ou si c’est quelque chose de plus général.
Ca me rappelle l’histoire d’un vieux (toujours en Chine) qui était tombé en voulant monter dans un bus, un jeune homme l’a amené jusqu’à l’hôpital et le vieux l’a accusé de l’avoir pousser. Au final, le jeune homme avait du payer les frais médicaux…
Bref, la demoiselle a repris ses esprits, elle s’est reposée quelques minutes contre un poteau avant de prendre un taxi. Elle nous a assuré qu’elle n’avait rien, mais ce qui est sur c’est qu’elle aura au moins une grosse bosse demain matin !
– Woods

C’est pas faux, il y a un peu de ça aussi.
– Woods
Lors de mon voyage à Shanghai au mois de juin, dans une grande rue de piéton (square people, mais j’en suis pas sure), on a vu un chinois qui a fait un glissade avec son vélo puis tombé lourdement en plein rue. Ses affaires et ses courses éparpillés partout, j’ai tourné vers mon ami (expatrié) pour lui demander d’aider le pauvre tout en précipitant vers le chinois. Toute de suite, mon ami m’a empêché d’avancer en m’expliquant qu’il ne faut surtout pas l’aider. Parce qu’en acceptant l’aide, le chinois perd « la face »… Et effectivement, je n’ai vu personne faire quoi que ce soit pour l’aider ! Différence de culture !