Les mois derniers, une importante sècheresse a frappé le nord et le centre de la Chine, il n’a quasiment pas plu en 2 mois. C’est d’ailleurs un problème récurent, on en parlait déjà l’année dernière.
L’approvisionnement en eau potable (en Chine on ne peut pas boire l’eau du robinet) dans un pays de 1 500 000 000 d’habitants c’est effectivement un sacré casse-tête. Le nord ouest du pays est désertique et les régions du centre et du nord sont régulièrement asséchées. De plus la population est concentrée à l’est du pays.
Il est clair que lorsque l’eau vient à manquer, les villages sont sacrifiés au profit des villes. Ainsi, l’année dernière, de nombreux villages près de Beijing s’étaient retrouvés sous alimentés en eau pour pallier au problème d’approvisionnement de la capitale.
Pour lutter contre ce problème, le gouvernement a choisi la solution la plus simple et la moins réfléchie : augmenter le prix de l’eau ! C’est bien sur un moyen de dissuader les particuliers, mais faire de l’eau un produit de luxe ce n’est pas une solution.
La ville est un haut lieu de gaspillage des ressources, l’eau et l’électricité en première place. Exemple tout simple : mon appartement est équipé d’un petit chauffe-eau et il doit bien falloir une minute pour que l’eau soit chaude, donc je n’ai pas d’autre choix que de laisser couler l’eau le temps qu’elle chauffe, et aussi pendant que je me savonne pour qu’elle reste chaude… Difficile de maitriser sa consommation dans ces conditions.
Il y a un problème flagrant de norme de construction (sans parler des infrastructures d’approvisionnement), les promoteurs mettent le moins d’argent possible dans la construction des immeubles et aucune loi ne leur impose de normes environnementales.
On voit cependant naitre un mouvement écolo, notamment à Shanghai, mais cela reste encore anecdotique. Avec l’arrivée de l’Exposition Universelle, on peut lire de plus en plus de slogans et de recommandations liées à l’environnement mais pas de vraie campagne de sensibilisation…
– Woods
Articles similaires :
