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Hier soir en sortant du métro, je prends l’escalator et j’entends parler Anglais. Je me retourne brièvement et je vois une chinoise d’une trentaine d’année au téléphone.

Elle dit, avec un Anglais très haché « How – issss – youuur – daaad ? ». Pas besoin de réfléchir trop longtemps pour comprendre qu’elle a son fils (ou sa fille) à l’autre bout du fil. Elle répète une ou deux fois, puis elle le redit en chinois « Comment va ton père ? ». Elle souffle finalement la réponse, répétée aussi deux fois, « Heee isss fiiiiineee ! ».

C’est pas en France qu’on verrait ça ! :)

En Chine et surtout à Shanghai, maitriser l’Anglais (même un tout petit peu) c’est un signe ostentatoire de réussite. Alors les enfants sont forcés, poussés, encouragés dès leur plus jeune âge à parler Anglais, à grands renforts de cours extra-scolaires, de livres hors de prix et de profs particuliers anglophones à au moins 20 euros de l’heure.

Il y a 3 ans, je me rappelle à quel point j’étais étonné de voir les étudiants de l’université de Xi’An réciter des pages de vocabulaire d’Anglais, le matin tôt dans les parcs, alors qu’il fasait même pas 5 degrés !

Finalement, avant de sortir de la station je l’entends poursuivre en chinois « Demande comment va maman ! »…

– Woods

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